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  • Qualité du Milieu Marin Littoral Bulletin de la surveillance 2019

    L’Ifremer coordonne, sur l’ensemble du littoral métropolitain, la mise en oeuvre des réseaux d’observation et de surveillance de la mer côtière. Ces outils de collecte de données sur l’état du milieu marin répondent à deux objectifs :

    • servir des besoins institutionnels en fournissant aux pouvoirs publics des informations répondant aux exigences de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE), de la directive Cadre sur la stratégie Milieu Marin (DCSMM), des conventions des mers régionales (OSPAR et Barcelone) et de la réglementation sanitaire relative à la salubrité des coquillages de production conchylicoles ou de pêche ;
    • acquérir des séries de données nourrissant les programmes de recherche visant à mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes côtiers et à identifier les facteurs à l’origine des changements observés dans ces écosystèmes.

    Le dispositif comprend : le réseau d’observation et de surveillance du phytoplancton et de l’hydrologie dans les eaux littorales (REPHY), le réseau de surveillance des phycotoxines dans les organismes marins (REPHYTOX), le réseau d’observation de la contamination chimique (ROCCH), le réseau de contrôle microbiologique (REMI) et les réseaux de surveillance benthique pour la DCE (DCE Benthos).

    Le SIBA accompagne l'IFREMER pour renforcer l'acquisition de données sur le Bassin d'Arcachon, financièrement dans le cadre d'ARCHYD, et techniquement, via le réseau REMPAR.

    IFREMER

    Océanographie et Dynamique des Écosystèmes

    Unité Littoral Laboratoire Environnement Ressources d’Arcachon

    SIBA

    2020
    164
  • Etude de la faune benthique de 5 sites du Bassin d’Arcachon

    Le Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon (SIBA) a demandé au laboratoire EPOC d’établir un état des lieux de 5 zones de la partie externe du Bassin d’Arcachon, en termes de peuplements benthiques et de granulométrie de surface.
    Chaque zone a été échantillonnée en 4 stations, chaque station en 4 replicats pour les échantillons à la benne (macrofaune) et 2 replicats pour les échantillons à la drague (mégafaune).
    L’analyse des peuplements fait ressortir 4 grands assemblages faunistiques :

    • Assemblage I (1 station) : Forte abondance (4000 ind/m²), forte biomasse (87 gPSSC/m²), richesse spécifique élevée (40 espèces/station) et dominance des moules. Mégafaune classique des fonds de moules. Sables moyens envasés.
    • Assemblage II (3 stations) : Moyenne abondance (850 ind/m²), forte biomasse (35 gPSSC/m²), richesse spécifique moyenne (33 espèces/station) et dominance des moules. Mégafaune classique des fonds de moules. Sables moyens hétérogènes.
    • Assemblage III (5 stations) : Faible abondance (370 ind/m²), faible biomasse (3 gPSSC/m²), richesse spécifique assez faible (15 espèces/station). Mégafaune avec population de grandes mactres. Sables moyens.
    • Assemblage IV (11 stations) : Faible abondance (140 ind/m²), faible biomasse (1 gPSSC/m²), richesse spécifique faible (9 espèces/station). Mégafaune avec population de grandes mactres. Sables moyens.

    Cette étude a permis, sur la base de la structure des peuplements benthiques, d’identifier les zones plus ou moins déconseillées pour d’éventuels travaux de dragages.

    X. de MONTAUDOUIN, N. OCCELLI, B. GOUILLIEUX, N. LAVESQUE

    Unité Mixte de Recherche 5805 CNRS Université Bordeaux 1, Station Marine d’Arcachon, EPOC

    INSU

    SIBA

    2012
    20
  • Rapport d’étude sur les tensioactifs

    Appelés également « agents de surface » ou « surfactants » en anglais (pour surface active agents), les tensioactifs sont des substances d’origine naturelle ou synthétique, solubles dans l'eau.
    Tous les tensioactifs naturels ou de synthèse ont la propriété commune de posséder un squelette asymétrique présentant deux groupes d’atomes liés de façon covalente : l’un hydrophile, à tête polaire affine avec l’eau, l'autre hydrocarboné, compatible avec les corps gras, et donc lipophile. Cette structure induit une interaction différentielle des deux extrémités avec le solvant et donc une tendance à former des micelles (Knepper et Berna, 2003). Les tensioactifs modifient ainsi la tension superficielle du liquide dans lequel ils sont introduits, permettant à certains produits naturellement non miscibles tels que l’eau et l’huile de se mélanger. Cette propriété leur confère des usages extrêmement variés en tant qu’émulsifiant ou agent moussant par exemple.

    Compte-tenu de la présence des tensioactifs rapportés dans la littérature scientifique, le SIBA a initié, à partir de 2016, un suivi des tensioactifs sur son réseau d’assainissement des eaux usées afin, d’une part, d’en caractériser l’empreinte et de la mettre en regard avec celle que l’on pouvait retrouver au niveau national, et, d’autre part, d’apporter des éléments de compréhension en cas d’évènement de moussage.
    Ces suivis ont été réalisés dans le cadre du Pôle de recherche Eloa.

     

    Hugues Bijoux, Jean-Philippe Besse, Sabine Jeandenand (SIBA)

    Perrine GAMAIN (ELOA)

    Pôle de recherche SIBA/ELOA

    2020
    48
  • Nettoyage des parcs ostréicoles du Banc de la Matelle : étude d’impact après travaux (t0)

    Moins d’un mois après les travaux de nettoyage du banc de la Matelle, le constat est le suivant :

    • L’herbier à Zostera marina de 0,8 ha, à la pointe occidentale du banc a été détruit, malgré nos recommandations de le préserver. La disparition de cet habitat a entraîné logiquement la disparition des espèces inféodées (hippocampes, seiches, …). Aucune restauration n’est observée. Des crépidules éparses sont observées à la place. La faune des sédiments (=faune endogée) est en phase de recolonisation.
    • La zone nettoyée et ensablée est déjà colonisée par une faune opportuniste d’invertébrés. Aucun herbier à Zostera noltii n’a repoussé. L’herbier non impacté de la partie orientale du banc est toujours aussi clairsemé et abrite des peuplements non caractéristiques. Cette dernière remarque laisse penser que la zone de biocompensation (suite à la destruction d’herbiers sur le site de la Dispute) ne doit pas forcément être recherchée sur la Matelle.

    X. de MONTAUDOUIN, M. COTTET, P. LEBLEU, Laboratoire d’Océanographie Biologique, Station Marine d’Arcachon, Université Bordeaux 1

    Observatoire Aquitain des Sciences de l'Univers

    SIBA

    2005
    34
  • Aménagement d’une jetée à Andernos- Les-Bains : état initial des communautés benthiques, impact

    Dans le cadre d’un projet d’aménagement (prolongement) d’une jetée à Andernos-Les-Bains, Bassin d’Arcachon, l’état des peuplements benthiques environnants a été étudié. L’expertise consiste en l’étude de la faune benthique des trois habitats les plus proches, un herbier à Zostera noltii, une série de placages sableux, et entre les deux un petit chenal intertidal très envasé. L’herbier est particulièrement vigoureux avec un taux de recouvrement moyen de 85%. Il abrite un peuplement assez pauvre et largement dominé par les hydrobies. Il comprend également deux espèces exotiques, la palourde japonaise qui présente une belle population, et une espèce récemment décrite dans le bassin, la moule asiatique. Il est impératif de préserver cette zone de toute perturbation. Les placages sableux, très haut en termes de niveau hypsométrique ne présentent aucun intérêt écologique et constituent plutôt une menace quant au développement de la spartine anglaise, plante à fort potentiel invasif. Entre les deux habitats, un petit chenal intertidal se faufile entre le chenal de navigation et le jetée. Il ne présente pas d’intérêt écologique particulier mais, étant constitué d’éléments très fins devra être traité avec précaution pour éviter une remise en suspension et un re-dépôt sur l’herbier avoisinant.

    X. de Montaudouin (EPOC), C. Binias (EPOC), N. Lavesque (EPOC), F. Prince (INSU)

    Station Marine d’Arcachon, Université Bordeaux 1 - C.N.R.S., UMR 5805 « EPOC », Environnements et Paléoenvironnements OCéaniques

    Observatoire aquitain des sciences de l'Univers

    SOGREAH

    SIBA

    2010
    23
  • PROJET REMPAR 2014-2019 : Partage de l’information, sensibilisation, retour vers les professionnels et le grand public

    Le réseau REMPAR (REseau Micropolluants du Bassin d’ARcachon) a vocation à créer du lien entre les différents acteurs du territoire autour de la thématique des micropolluants dans les eaux. Il s’agit d’en comprendre les différents usages et de sensibiliser l’ensemble du territoire à la préservation de cette ressource. En conséquence, plusieurs actions de sensibilisation et de partage de l’information ont été mises en place au sein du réseau, et ce à différents niveaux :

    Dans la communication institutionnelle de la collectivité (site internet, plaquettes et documents à visée technique), pour donner de la visibilité aux actions engagées dans les réseaux d’expertise sur les micropolluants.

    Avec le grand public : des journées de restitution annuelle des avancées des travaux des réseaux d’expertise du SIBA ont été proposées à la demande des élus. Le format de ces journées a évolué en fonction des retours du public.

    Par ailleurs, un outil de réalité virtuelle a également été développé pour sensibiliser le public aux actions engagées pour préserver la qualité des eaux par le SIBA. La diffusion de cet outil va être repensée, notamment pour être mis à disposition des scolaires.

    Avec les professionnels de santé : dans le cadre de REMPAR, un volet important des travaux a été consacré aux résidus médicamenteux, des actions ont donc été mises en place avec les professionnels de santé :

    • Des flash-infos, petits documents d’information ou de vulgarisation sur des sujets en lien avec le projet. Ces flash-infos ont été bien accueillis mais ont dû être arrêtés par manque de temps pour les réaliser. Ils sont à remettre en place avec une diffusion plus large.
    • Des soirées d’information et de sensibilisation qui ont permis de susciter leur intérêt et de lancer les discussions sur la question des résidus médicamenteux et des leviers d’action. Il est maintenant nécessaire de maintenir le lien qui a été créé en proposant de nouvelles soirées et probablement en élargissant les thématiques à d’autres familles de micropolluants.
    • Des supports de communication réalisés en partenariat avec Cyclamed (eco organisme dont la mission estde collecter et de valoriser les Médicaments Non Utilisés (M.N.U.) à usage humain, périmés ou non). Ce partenariat ainsi que l’implication de la marque territoriale B’A (www.marque-bassin-arcachon.fr) ont permis de construire des outils de sensibilisation autour des pratiques de recyclage des médicaments et les intégrer dans un contexte plus large de préservation de la ressource en eau.

    D’une manière générale dans le cadre des réseaux d’expertise du SIBA, un travail de fond a été initié ces dix dernières années pour définir l’empreinte en micropolluants sur le Bassin, faire le lien avec les usages, engager des démarches de réduction à la source en relation avec les professionnels du territoire, et partager l’information.

    Sur ce dernier point, l’effort sur les réseaux va être accentué vers une communication plus large et vulgarisée, qui insistera sur des messages et des exemples plus concrets : le retour d’expérience montrant que les réseaux et les actions qui y sont engagées ne restent connus que par un public dont la majeure partie est déjà sensibilisée aux questions environnementales.

    Jean-Philippe BESSE, Isabelle LABAN HECQUET, Sabine JEANDENAND (SIBA)

    Agence de l’eau Adour Garonne, Agence française pour la biodiversité (AFB/OFB), Ministère de la transition écologique et solidaire

    Rapport  (11.57 Mo)
    2019
    65
  • PROJET REMPAR 2014-2019 : Micropolluants : des pratiques des professionnels de santé aux leviers d’action possibles : une étude appliquée au Bassin d’Arcachon

    Ce rapport présente les résultats d'une étude sur les pratiques de consommation de produits de soin (médicaments et crèmes de protection solaire) et leurs relations avec les résidus micropolluants. Deux enquêtes de terrain, l’une quantitative et l’autre quantitative, et un focus group ont été menés à l'échelle des 10 communes littorales du Bassin d'Arcachon entre 2016 et 2017.

    La première partie du rapport présente la typologie des consommateurs construite à partir de l’enquête qualitative.

    Dans la deuxième partie, sont présentés les résultats de l’enquête qualitative réalisée auprès des professionnels de santé. Elle visait à appréhender la place qu’ils accordent aux enjeux environnementaux dans leur activité de prescription. De manière générale, les questions environnementales ne sont pas la priorité de ces acteurs mais différents facteurs explicatifs permettent d’affiner ce résultat.

    La troisième partie du rapport présente une analyse des leviers d’action possibles qui résulte du croisement des résultats des différents dispositifs d’enquête.

    Clarisse CAZALS, Sandrine LYSER, Romain VALADAUD (Irstea)

    SIBA, Agence de l’eau Adour Garonne, Agence française pour la biodiversité (AFB/OFB), Ministère de la transition écologique et solidaire

    2019
    82
  • PROJET REMPAR 2014-2019 : Médicaments et crèmes solaires, que deviennent-ils ? Typologie des consommateurs présents sur le Bassin d’Arcachon durant l’été 2016

    Ce rapport propose deux typologies, la première pour les consommateurs de médicaments et la seconde pour les consommateurs de protections solaires, à partir des résultats d’une enquête menée à l’échelle des 10 communes littorales du Bassin d’Arcachon au cours de l’été 2016, auprès de 351 individus.

    L’application de la méthode de classification de variables ClustOfVar conduit à résumer la complexité du processus de consommation de médicaments en neuf variables synthétiques, qui peuvent être considérées comme neuf déterminants importants des comportements en matière de santé. La méthode appliquée à la consommation de protections solaires mène à la construction de 5 variables synthétiques. Avec l’étape de classification des individus qui suit la classification de variables, on identifie des facteurs socioéconomiques qui influencent les pratiques de consommation et de recyclage et les perceptions des individus. Les 351 répondants à l’enquête se répartissent en cinq groupes de consommateurs de médicaments et les 259 utilisateurs de crèmes solaires forment eux aussi cinq groupes.

    Sandrine LYSER (Irstea)

    SIBA, Agence de l’eau Adour Garonne, Agence française pour la biodiversité (AFB/OFB), Ministère de la transition écologique et solidaire

    2017
    58
  • PROJET REMPAR 2014-2019 : Médicaments et crèmes solaires, que deviennent-ils ? Résultats d’enquête sur le Bassin d’Arcachon

    Durant l’été 2016, une enquête portant sur les pratiques d’utilisation et de recyclage des médicaments et des crèmes solaires a été réalisée auprès de 234 résidents des dix communes littorales du Bassin d’Arcachon et de 117 non-résidents.

    D’un point de vue statistique, les analyses ont montré que les différences de pratiques entre les deux échantillons sont peu nombreuses, signifiant que l’importance du territoire dans la relation santé-environnement est finalement peu importante.

    Ensuite, concernant la thématique, les individus interrogés au cours de l’été 2016 sont assez conscients des enjeux environnementaux induits par la consommation de médicaments, au travers de la présence de résidus médicamenteux dans l’eau, mais ont une connaissance plus limitée pour les résidus de crèmes solaires. Les pratiques de consommation de médicaments et de protections solaires sont diverses et les professionnels de santé jouent un rôle important, en particulier pour les conseils qu’ils peuvent fournir aux patients/consommateurs.

    L’usage de ces produits a pour conséquence de générer un stock de produits non utilisés, dont il faut se débarrasser, à plus ou moins court terme et le retour en pharmacie est alors le principal moyen utilisé.

    Concernant les intentions d’évolution des pratiques individuelles, elles sont différentes selon le produit concerné : les individus sont moins enclins à changer de pratiques en ce qui concerne les médicaments. Globalement, et malgré l’émergence de nouveaux comportements, les intentions d’évolution des pratiques individuelles dans le domaine des produits de soin sont assez limitées. Si l’aspect environnemental est une préoccupation qui s’impose de plus en plus, l’arbitrage reste encore en faveur de  la santé.

    Les réponses n’ont pas permis de faire émerger un levier d’action en particulier, toutefois, on peut noter que :

    • parmi les nombreuses mesures générales qui favoriseraient la réduction des résidus pharmaceutiques dans l’eau, le perfectionnement de la filière de recyclage des produits pharmaceutiques est la solution qui remporte le plus de suffrages (85 %) ;
    • à l’échelle du Bassin d’Arcachon, les trois premières initiatives envisageables sont : les campagnes de sensibilisation (89 %) ; l’accompagnement et l’éducation thérapeutique des citoyens (88 %) ; l’amélioration des traitements dans les stations d’épuration (78 %) ;
    • au niveau individuel, l’éventualité des changements de pratiques est minoritairement envisagée : seuls 30 % des répondants envisagent une évolution de leur consommation de crèmes solaires. Cette proportion tombe à 19 % pour les médicaments. Les comportements semblent en revanche plus faciles à faire évoluer en ce qui concerne les pratiques de recyclage, notamment pour les crèmes solaires (48 %).

    Sandrine LYSER (Irstea)

    SIBA, Agence de l’eau Adour Garonne, Agence française pour la biodiversité (AFB/OFB), Ministère de la transition écologique et solidaire

    2016
    76
  • PROJET REMPAR 2014-2019 : Les effluents du Pôle de Santé d’Arcachon : profil en médicaments, tensioactifs et biocides – Comparaison avec les effluents urbains

    L’étude présentée ici, conduite entre 2014 et 2017, avait pour objectif d’apporter une meilleure connaissance des rejets du Pôle de Santé d’Arcachon (PSA), en termes qualitatifs et quantitatifs, pour 3 catégories de micropolluants : médicaments, tensioactifs et biocides. Deux approches ont été utilisées : une enquête sur les produits de santé et les produits d’entretien et de bio-nettoyage utilisés au PSA d’une part, et des analyses chimiques comparatives entre les eaux usées brutes du PSA et les eaux usées brutes urbaines d’autre part.

    Pour les médicaments, environ 500 molécules ont été identifiées et leurs concentrations estimées dans les rejets du PSA ainsi que leurs flux déterminés pour les années 2013, 2016 et 2017. Les résultats de l’enquête indiquent qu’une grande majorité des molécules utilisées au Pôle de Santé le sont également dans les officines de ville et que les effluents du PSA ne présentent pas de grande spécificité par rapport aux effluents urbains. Compte-tenu des faibles volumes d’eau rejetés par le PSA, les flux de médicaments restent mineurs par rapport aux flux urbains. Les résultats des analyses chimiques (42 molécules appartenant à 8 familles différentes) sont cohérents avec les résultats de l’enquête et montrent que, si pour la majorité des molécules analysées, les concentrations sont supérieures dans les eaux brutes du Pôle de Santé, les flux de médicaments rejetés par le PSA sont eux très inférieurs aux flux apportés par les eaux brutes urbaines.

    L’analyse des produits biocides utilisés au PSA ne fait pas ressortir de profil caractéristique : les substances identifiées (une vingtaine de substances réparties en 7 familles) n’étant pas spécifiques d’un usage hospitalier mais également largement employées aux niveaux industriel et domestique (alcools, ammoniums quaternaires…). Il n’a pas été réalisé d’analyses dans les effluents pour cette classe de composés mais les flux de biocides apportés par le PSA devraient être négligeables par rapport aux flux urbains, compte-tenu des faibles volumes d’eaux usées rejetés par le PSA.

    Enfin, pour les tensioactifs, les résultats de l’enquête indiquent, là encore, que les effluents du PSA ne présentent pas de profil spécifique. Les analyses confirment ces résultats et  montrent que, comme pour les médicaments et les biocides, les flux de tensioactifs apportés par les rejets du PSA sont très inférieurs aux flux apportés par les eaux brutes urbaines.

    L’ensemble des résultats montre qu’à l’heure actuelle, il n’est pas nécessaire de traiter de manière spécifique les effluents du PSA, et qu’il vaut mieux vaut concentrer les efforts sur les eaux usées urbaines.

    De manière plus générale et concernant la question des micropolluants, les résultats de cette étude et ceux d’autres projets montrent qu’il n’est pas nécessaire de traiter de manière séparée les effluents hospitaliers. La question d’un éventuel traitement devrait, au cas par cas, tenir compte de l’ensemble des activités de l’hôpital et de ses rejets potentiels, de sa taille relativement à celle de l’agglomération, et du type de réseau (séparatif ou unitaire) auquel il est raccordé.

    Jean-Philippe BESSE, Sabine JEANDENAND (SIBA), Laura MOURET, Nathalie TAPIE, Thomas CORRALES, Karyn LE MENACH, Patrick PARDON, Hélène BUDZINSKI (UMR 5805 EPOC-LPTC)

    Agence de l’eau Adour Garonne, Agence française pour la biodiversité (AFB/OFB), Ministère de la transition écologique et solidaire

    2019
    102
  • PROJET REMPAR 2014-2019 : Efficacité et intérêt d’un pilote de bioréacteur à membrane couplé au charbon actif pour le traitement des effluents d’un hôpital généraliste

    Dans cette partie du projet REMPAR, un bioréacteur pilote, à l’échelle semi industrielle, a été mis en service sur le réseau des effluents du Pôle de Santé de La Teste de Buch. Il traite environ 500l d’eau par jour sur les 74,4m3 produits par le Pole. Une première campagne expérimentale a consisté à analyser le comportement de ce procédé dans des conditions opératoires spécifiques auparavant éprouvées sur le site hospitalier de Purpan à Toulouse. Un traitement d’affinage par adsorption sur Charbon actif a été dimensionné et expérimenté lors d’une seconde campagne. Les résultats se déclinent d’une part en termes de performances hydrauliques, d’autre part en termes de performance d’élimination de molécules traceurs et de persistance ou diminution d’effets écotoxicologues (pour cette seconde partie, se référer au livrable 3 de REMPAR).

    Il est ainsi démontré que dans les conditions opératoires fixées (temps de séjour hydraulique (35h) et âge de boues élevé (40j), flux de filtration nominal faible (3LMH)), il est possible de conduire un BaM dans des conditions économiquement acceptables, sans rétrolavage ni lavage chimique, seul un rinçage à l‘eau chaude est effectué 2 fois par mois. L’eau produite respecte les normes de rejets en terme de macropollution, avec des teneurs de faible amplitude de variation. Ainsi, elle a pu alimenter sans autre forme de traitement une colonne de charbon actif pour l’affinage des micropolluants. Du point de vue de l’élimination des micropolluants, seuls quelques micropolluants persistants ont été suivis, il s’agit de ceux qui conservent leur caractère persistant après traitement par le bioréacteur à membrane seul. Néanmoins, la qualité de l’eau traitée permet d’envisager, avec des facilités, le post-traitement par charbon actif qui présente une efficacité remarquable d’élimination de ces molécules persistantes. Les bioessais viennent confirmer la pertinence de ce couplage BaM/Charbon Actif pour l’élimination d’effets biologiques. L’évaluation technico économique pointe des pistes d’amélioration en lien avec l’échelle de l’installation.

    Claire ALBASI (Directrice de Recherche, LGC, UMR 5503 INPT-CNRS-UPS), Delphine LACHASSAGNE (LGC, UMR 5503 INPT-CNRS-UPS)

    Agence de l’eau Adour Garonne, Agence française pour la biodiversité (AFB/OFB), Ministère de la transition écologique et solidaire

    2019
    58
  • PROJET REMPAR 2014-2019 : Caractérisation des eaux pluviales sur le Bassin d’Arcachon - typologie, flux de micropolluants, évaluation de l’efficacité d’une solution de traitement

    Les eaux pluviales sont connues pour être vectrices de micropolluants. Cette matrice n’ayant jamais fait l’objet de travaux approfondis sur le Bassin d’Arcachon, plusieurs objectifs ont été poursuivis dans REMPAR : 1) la caractérisation de l’empreinte en micropolluants dans un ruisseau urbanisé, par temps sec et par temps de pluie ; 2) la caractérisation de la contamination et l’estimation des flux de micropolluants (pesticides, hydrocarbures aromatiques polycycliques et métaux) dans des eaux pluviales à l’échelle de 3 bassins versants) ; 3) l’évaluation de l’efficacité d’une solution de traitement de type bassin d’infiltration.

    1) Le ruisseau du Bourg, sur la commune de Gujan-Mestras, a fait l’objet, pendant 3 ans (2016-2018), de campagnes de prélèvement par temps sec et par temps de pluie. Par temps sec, l’empreinte en éléments traces métalliques (ETM) montre un profil particulier du point amont du ruisseau avec des teneurs en Cd, Co, Cu, Ni et Zn plus élevées. Pour les HAP, on observe un gradient de concentration qui augmente de l’amont vers l’aval. Enfin, pour les pesticides utilisés en agriculture (sans usage biocide selon la réglementation UE 528/2012), les résultats montrent un gradient de concentration qui diminue de l’amont vers l’aval du ruisseau du Bourg et dont l’origine semble liée à la présence en amont d’un bassin versant à occupation agricole. A l’inverse, les pesticides autorisés comme biocides (selon la réglementation UE 528/2012) sont peu ou pas retrouvés en amont du ruisseau du Bourg mais le marquent en aval, au niveau de ses zones urbanisées.

    Par temps de pluie, les concentrations en ETM et en HAP augmentent fortement en aval immédiat d’un exutoire d’eaux pluviales. A l’inverse, à distance des exutoires, on n’observe peu de différences sauf pour qui Cu apparaît être un marqueur pertinent pour suivre les apports d’eaux de ruissellement. Pour les pesticides sans usages biocides, seuls le glyphosate et son métabolite l’AMPA voient leurs concentrations augmenter à proximité et à distance des exutoires d’eaux pluviales. Pour les pesticides à usages biocides, toutes les substances analysées voient leurs concentrations augmenter en aval immédiat d’un exutoire d’eaux pluviales, mais seul le tébuconazole augmente systématiquement à proximité et à distance des exutoires d’eaux pluviales. Ce fongicide apparaît être un marqueur pertinent pour suivre les apports d’eaux pluviales et de ruissellement.

    2) Les rejets d’eaux pluviales à l’échelle de 3 bassins versants ont été investigués, ainsi que les sédiments de décantation au niveau d’un 4ème bassin versant. Les campagnes se sont étalées entre janvier 2016 et juin 2018. Globalement, et quelle que soit la famille de micropolluants étudiée, les profils de contamination sont similaires sur les 3 sites. On observe une très forte variabilité des concentrations entre les différents évènements pluvieux. Dans les eaux pluviales, le profil en ETM est dominé par Al, Fe, Mn et Ti, dont l’origine est très probablement terrigène car il s’agit d’éléments majeurs très présents dans la croûte terrestre. Les concentrations mesurées sur les 3 sites du Bassin d’Arcachon sont globalement inférieures à celles que l’on peut retrouver sur des sites plus urbanisés au niveau national sauf pour Ti.

    Les HAP sont systématiquement détectés dans les eaux pluviales à des concentrations variant de moins de 100 ng.L-1 à plus de 10 µg.L-1.  En termes de profil, l’empreinte est comparable à celle rapportée sur d’autres sites à l’échelle nationale ; cependant les concentrations restent élevées compte-tenu de la faible urbanisation des bassins versants. L’utilisation d’indices pour diagnostiquer les sources oriente vers une origine pyrolytique de type combustion de carburant de ces HAP.

    Pour les pesticides, les résultats ont montré que l’herbicide glyphosate et son métabolite AMPA dominaient largement l’empreinte de contamination avec des concentrations médianes de l’ordre de la 100aine de ng.L-1, et pouvant aller jusqu’au µg.L-1 pour le glyphosate. On retrouve également plusieurs substances à usage biocide, et notamment des biocides autorisés dans les matériaux de construction (tébuconazole, diuron, carbendazime) ; avec des concentrations moyennes qui varient du dixième de ng.L-1 à la 10aine de ng.L-1. Les concentrations mesurées dans REMPAR sont globalement inférieures à celles mesurées sur d’autres sites plus urbanisés au niveau national.

    Enfin, des flux pour ces 3 classes de micropolluants ont été déterminés.

    3) Si les systèmes favorisant l’interception et l'infiltration des eaux de ruissellement connaissent un fort développement en zones urbaines et périurbaines, des interrogations demeurent quant à l'accumulation et au transfert éventuel de micropolluants dans le sol et les nappes. Dans le cadre de REMPAR, un volet des travaux a été dédié à l’étude du transfert des contaminants depuis les eaux pluviales interceptées dans le bassin d’infiltration vers la nappe. Des prélèvements ont été effectués dans deux piézomètres (un en amont et un en aval) d’un bassin d’infiltration. Des suivis de conductivité en continu ont permis de cibler, dans le piézomètre aval, les périodes correspondant à l’infiltration des eaux pluviales.

    Les résultats ont montré que la nappe, en amont du bassin d’infiltration, n’était pas exempte de micropolluants et notamment de pesticides, tels les métabolites de l’atrazine. En termes d’efficacité, l’ouvrage intercepte une partie importante de la contamination, essentiellement celle sous forme particulaire ; une autre partie, variable en fonction des composés est transférée vers la nappe. Enfin, les résultats suggèrent que le bassin d’infiltration relargue dans la nappe une partie des composés préalablement interceptés dans le massif sableux ; ce relargage semblant se faire de manière continue et lissée dans le temps.

    Jean-Philippe BESSE, Mohammed BENYAHIA, Hugues BIJOUX, Tugdual DREAN, Adeline THEVAND, Vincent TECHOUEYRES, Sabine JEANDENAND (SIBA), Laura MOURET, Nathalie TAPIE, Thomas CORRALES, Karyn LE MENACH, Patrick PARDON, Hélène BUDZINSKI (EPOC-LPTC), Jean DUMONT (UT2A)

    Agence de l’eau Adour Garonne, Agence française pour la biodiversité (AFB/OFB), Ministère de la transition écologique et solidaire

    2019
    200
  • PROJET REMPAR 2014-2019 : Présence et devenir de micropolluants d’intérêt dans le réseau d’assainissement du Bassin d’Arcachon

    Entre 2015 et 2018, plusieurs campagnes d’analyses ont été réalisées dans le système d’assainissement collectif du Bassin d’Arcachon afin de cartographier l’empreinte en micropolluants organiques (pesticides, médicaments humains, hormones, conservateurs, filtres-UV), métalliques et organométalliques.

    Globalement, pour les micropolluants organiques, l’empreinte en entrée et sortie des stations d’épuration ainsi que leur rendement d‘élimination est cohérent avec ce que l’on retrouve au niveau national. Pour les pesticides, si l’empreinte dans les eaux usées brutes et traitées est dominée par le glyphosate et l’AMPA, ceci ne se retrouve pas au niveau de l’intra-Bassin, dont l’empreinte est dominée par les métabolites du S-métolachlore. Globalement, l’élimination des diverses classes de pesticides est faible à nulle dans les STEP. Enfin, depuis 2008, on note une évolution pour certains pesticides (augmentation des teneurs en diuron et terbutryne notamment), en lien avec des changements d’usage correspondants aux évolutions de la réglementation (passage d’un usage agricole à un usage biocide dans les produits de construction). Les filtres-UV sont présents en entrée et sortie de STEP ; leur élimination est variable. Le profil dans les eaux usées diffère de celui des plages du Bassin avec moins d’octocrylène mais la présence d’’oxybenzone (utilisé majoritairement dans les cosmétiques). L’empreinte en pharmaceutiques et leurs rendements d’élimination sont cohérents avec ce qui est retrouvé au niveau national. Les concentrations en pharmaceutiques sont globalement stables depuis 2008 à l’exception de quelques molécules. Enfin, l’élimination des conservateurs et des hormones recherchés est presque totale dans les STEP.

    Pour les éléments traces métalliques (ETM), les suivis rapportent des teneurs plus élevées en plusieurs éléments, notamment Al, dans les eaux brutes du Sud Bassin (STEP de La Teste de Buch) par rapport à celles du Nord-Bassin (STEP de Biganos). Pour l’Al, ceci devrait être lié à la présence en amont du réseau d’une usine de potabilisation utilisant Al comme coagulant et rejetant les boues de lavage de ses filtres dans le réseau public d’assainissement. Cependant, les rendements d’élimination des STEP sont cohérents avec ce qui est retrouvé dans le projet Amperes et les teneurs en ETM en sortie des STEP sont cohérentes avec les résultats de ce projet. Le rejet de l’industrie papetière Smurfit kappa (SKCP) présente un profil spécifique vis-à-vis des rejets urbains, notamment en Al, Mn, Ti, V, Cr, Mo, Pb et Cd. Pour Al, il s’agit possiblement d’un transfert de cet élément depuis la rivière Lacanau, prise d’eau principale de SKCP, les teneurs en Al étant naturellement élevées dans le territoire. Le rejet final au Wharf (exutoire unique des eaux usées traitées du Bassin d’Arcachon à l’océan) reste influencé par les rejets de SKCP pour plusieurs ETM  (Al, Ti, V et Cr). Avant rejet à l’océan, les teneurs en ETM sont à des niveaux proches des normes de qualité environnementales (NQE) et des concentrations prédites sans effet (PNEC) pour le milieu marin. Après rejet au Wharf, la modélisation de la dispersion des rejets suggère que pour les ETM, les teneurs après dilution sont très inférieures aux NQE et aux PNEC pour le milieu marin.

    Enfin, les oganoétains qui étaient détectés en 2011 en différents points du réseau ne le sont plus en 2017 et 2018 dans la phase dissoute. Des différences de LQ entre les différentes périodes d’analyses ne permettent pas de conclure avec certitude pour la phase particulaire.

    L’observation de certaines différences entre les eaux brutes arrivant aux STEP de La Teste et de Biganos va faire l’objet d’études complémentaires afin d’en connaître les raisons.

    Jean-Philippe BESSE, Stéphane VRIGNON, Sabine JEANDENAND (SIBA), Laura MOURET, Nathalie TAPIE, Thomas CORRALES, Karyn LE MENACH, Patrick PARDON, Hélène BUDZINSKI (UMR 5805 EPOC-LPTC), Jean Dumont (UT2A)

    Agence de l'eau Adour Garonne, Agence Française pour la biodiversité (AFB/OFB), Ministère de la transition écologique et solidaire

    2019
    92
  • PROJET REMPAR 2014-2019 : Etat des lieux de micropolluants d’intérêt (filtres UV et éléments traces métalliques) dans le Bassin d’Arcachon et ses tributaires

    Dans le cadre du réseau REMPAR (REseau de suivi et d’expertise des MicroPolluants du Bassin d’ARcachon), plusieurs familles de micropolluants ont été suivies : les filtres UV (FUV) dans l’intra-Bassin, et les éléments traces métalliques (ETM) dans l’intra-Bassin et ses tributaires. Des campagnes d’analyses ponctuelles réalisées aux étés 2015 et 2016 sur les plages ont rapporté la présence de FUV à hauteur de plusieurs centaines de ng/L dans la phase dissoute, et plusieurs centaines de ng/g dans la phase particulaire ; avec une dominance de l’octocrylène, de l’avobenzone et du DHHB dans tous les compartiments, et la détection d’EHMC dans les phases particulaire et sédimentaire. Les résultats montrent une forte variabilité à la fois temporelle et géographique des concentrations retrouvées. Une campagne menée à l’hiver 2017 montre la présence de faibles teneurs en FUV, de l’ordre de la dizaine de ng/L. A la suite du projet, pour compléter et confirmer ces résultats, une série de 10 campagnes complémentaires sur 20 plages du Bassin a été conduite à l’été 2018 et les résultats sont en cours de traitement.
    Pour les ETM, des campagnes d’analyses ponctuelles sur 17 éléments, et par DGT (Diffusive Gradient in Thin-films) sur 11 éléments, montrent d’une part un gradient de concentration vers la partie orientale du Bassin pour Co, Ni et Mn - les teneurs mesurées restant par ailleurs inférieures aux normes de qualité environnementales (NQE) - et d’autre part une augmentation estivale des teneurs en Cu. Les teneurs en Cu dissous extrapolées à partir des teneurs en Cu labile mesurées par les DGT pourraient dépasser la concentration prédite sans effets (PNEC) du Cu sur un des sites étudié en été. Cette augmentation des teneurs en Cu estivale est à mettre en lien avec l’usage de cet élément dans les peintures à usage antifouling, et à une augmentation de la fréquentation nautique l’été. Des mesures de gestion sont à prendre pour limiter la présence des antifoulings dans le Bassin.
    Pour les tributaires, des campagnes d’analyses ponctuelles rapportent un fond géochimique marqué pour Al et Co et dans une moindre mesure pour As. A l’exception d’As, les concentrations moyennes des ETM ciblés dans l’état chimique et l’état écologique de la DCE n’excèdent pas les NQE. D’une manière générale, les résultats sur les ETM ne permettent pas de conclure à l’existence d’un impact anthropique. Toutefois, les ETM ne sont pas nécessairement les meilleurs marqueurs d’une contamination d’origine  anthropique pour les tributaires du Bassin.
    En parallèle de ces analyses ponctuelles, des campagnes de suivi par DGT montrent une augmentation des concentrations labiles de plusieurs éléments traces métalliques durant la période hivernale, pour Al, Co, Fe et Ni, probablement liée au fonctionnement hydrodynamique du territoire et aux résurgences de la nappe phréatique.

    Jean-Philippe BESSE, Adeline THEVAND, Hugues Bijoux, Sabine JEANDENAND (SIBA), Laura MOURET, Nathalie TAPIE, Thomas CORRALES, Karyn LE MENACH, Patrick PARDON, Hélène BUDZINSKI (UMR 5805 EPOC-LPTC) , Jean-Louis GONZALEZ (Ifremer, BE/LBCM), Jean Dumont (UT2A)

     

    Agence de l'eau Adour Garonne

    Agence française pour la biodiversité (AFB / OFB)

    Ministère de la transition écologique et solidaire

    2019
    100
  • Contribution à l’étude de l’origine de la chlorophylle dans le bassin d’Arcachon

    L’objectif de cette étude était de déterminer l’origine des fortes valeurs de chlorophylle observées à basse mer en particulier à la station Comprian.
    La plupart des résultats obtenus convergent pour indiquer une origine nettement nanoplanctonique de cette chlorophylle, même si certaines questions restent en suspens concernant la composition de cette fraction de la flore et les moyens de l’observer directement. Ces fortes valeurs de chlorophylle de basse mer s’observent encore plus ou moins régulièrement ces dernières années (cf. figure 1). Les raisons de leur apparition et de leur maintien sur le long terme restent à déterminer.
    Cette étude a aussi permis de mieux appréhender les caractéristiques phytoplanctoniques des différentes zones du bassin d’Arcachon. Ainsi les zones internes se différencient particulièrement à basse mer en présentant, à certaines
    périodes de l’année (printanière et parfois estivale), une population spécifique à cet état de la marée (nanoplancton abondant, associé à quelques espèces microphytoplanctoniques de grande taille, très riches en chloroplastes), qui influe sur celle de pleine mer. Aux mêmes périodes, elle influe aussi sur la station aval à basse mer.
    Les deux stations internes évoluent parallèlement mais avec des caractéristiques de basse mer beaucoup plus marquées à Comprian (chlorophylle et MES plus élevées, population nanoplanctonique plus abondante) qu’à la station Jacquets. Cette dernière présente de plus des spécificités automnales à pleine mer (rapport C/N >10 et
    δ13C <-24‰) pouvant traduire une influence continentale, et parfois des valeurs ponctuelles fortes qui tranchent sur celles des autres stations (rapports COP/chlorophylle élevés en mai et septembre 2012, et en février 2013).
    Enfin, cette étude confirme que les méthodes utilisées actuellement en routine (prélèvements réalisés exclusivement à pleine mer, observations au seul microscope optique) pour la surveillance du phytoplancton du milieu marin sont insuffisantes pour rendre compte de la composition et la biomasse des populations phytoplanctoniques des baies et lagunes soumises à des marées importantes. En particulier, la Directive Cadre sur l’Eau fait appel à un indicateur de composition qui ne peut pas valablement être calculé à partir des seuls résultats obtenus en microscopie optique et qui
    nécessite de faire appel à d’autres méthodes (analyse de pigments, cytométrie en flux). Et la Directive Cadre Stratégie Milieu Marin, qui prône une démarche écosystémique, ne pourra sans doute pas se satisfaire des seules informations fournies par la stratégie actuelle.

    Ifremer - Centre de Nantes, Département ODE - Unité littorale, Laboratoire Environnement Ressources d’Arcachon : Danièle Maurer, Florence d’Amico,Claire Méteigner, Myriam Perrière Rumèbe, Loïc Rigouin, Marie Pierre Tournaire, Gilles Trut, Florian Ganthy, Laure Gouriou, Isabelle Auby, Hélène Oger Jeanneret

    Université de Bordeaux - EPOC : Nicolas Savoye, Camilla Liénart, Florence Jude, Yolanda del Amo

    Université de la Rochelle – LIENSs : Laureen Beaugard

    SIBA

    2017
    41
  • Rechargement et restauration des plages du Pyla sur Mer : impact sur les peuplements benthiques (année 0)

    Suite au rechargement de sable pour la restauration des plages du Pyla sur plus de 3,2 km au nord de la Corniche à partir de sables prélevés sur 82 ha du flanc Est du Banc de
    Bernet (hiver 2003), une étude d’impact sur les communautés benthiques dans les différentes zones de travaux a été réalisée.
    Les campagnes de prélèvements ont donc été réalisées au printemps sur les sites du Pyla et de Bernet afin de caractériser les communautés benthiques (abondance, biomasse, richesse spécifique, inventaire) et de les comparer aux communautés présentes avant les travaux (de Montaudouin & Raigné, 2001).

    X. de MONTAUDOUIN, O. CHANCOLLON, H. BLANCHET, P. LEBLEU
    Laboratoire d’Océanographie Biologique, Station Marine d’Arcachon, Université Bordeaux 1

    2003
    47
  • Rechargement et restauration des plages du Pyla sur Mer : impact sur les peuplements benthiques

    Suite au projet de rechargement et de restauration des plages du Pyla sur Mer sur 2 km au nord de la Corniche à partir de sables prélevés sur les flancs orientaux du Banc de Bernet, une étude d’impact environnemental sur les différentes zones de travaux s’est avérée indispensable.
    Il a donc été décidé de mener des campagnes de prélèvements sur les sites du Pyla et de Bernet afin de :
    o Caractériser les communautés benthiques identifiées (abondance, biomasse, richesse spécifique, inventaire) afin d’estimer leur diversité ;
    o Vérifier l'absence d'herbiers à Zostera marina à proximité des zones de clapage. Ces herbiers, dont la superficie totale dans le Bassin est de 426 ha (Auby, 1991), sont en
    effet fragiles et ont un rôle écologique important (source de diversité biologique, zones de nurserie, zones de reproduction, sources d'oxygénation, action dans les
    cycles de la matière et notamment dans le cycle de l'azote, etc…) ;
    o Evaluer les pertes liées aux travaux en terme de diversité spécifique ;
    o Evaluer les pertes liées aux travaux en terme de production annuelle pour les consommateurs supérieurs et notamment pour les poissons et les seiches.

    En conclusion de ces campagnes, étant donné l’impact relativement faible sur la diversité biologique et la productivité écologique, il n’apparaît pas d’objection d’ordre environnemental au déroulement des travaux sous réserve de la prise en compte du calendrier proposé et de la garantie d’une certaine stabilité des sables marins déposés par rapport aux sables dunaires traditionnellement déversés par la route. Des suivis d’évolution de la faune sont souhaitables.

    X. de MONTAUDOUIN, H. RAIGNÉ
    Laboratoire d’Océanographie Biologique, Station Marine d’Arcachon, Université Bordeaux 1

    2001
    40
  • Rechargement et restauration des plages du Pyla sur Mer : impact sur les peuplements benthiques

    SYNTHESE

    A la suite des travaux de dragage et de ré-ensablement menés pendant l’hiver 2003 sur le littoral du Pyla (1,1 Mm3), un suivi des peuplements benthiques a été réalisé aux printemps 2003 et 2004. Des travaux d’entretien (150 000 m3) ont été programmés pendant l’hiver 2005, puis l’hiver 2007, l’hiver 2009 (106 800 m3) et enfin lors des hivers 2010, 2012, 2014, 2016 et 2018 (152 469, 156 751, 153 000, 158 400 et 144 000 m3 respectivement). La campagne de prélèvements de 2018 (= cette étude) ne peut donc être considérée que comme un bilan d’une succession de travaux 17 ans après l’étude sur l’état initial des peuplements benthiques.

    1. Sur le Banc de Bernet et le Chenal du Pyla, il apparaît d’une part que la différence entre état initial et états post-travaux, en termes de peuplements macrobenthiques, est visible mais d’autre part qu’il existe un large noyau d’espèces caractéristiques des sables moyens qui restent présentes et permettent d’estimer que l’impact des travaux est de faible durée et de faible intensité. Par ailleurs, sur l’ensemble des années, aucune différence n’a été relevée en termes d’abondance, de biomasse et de richesse spécifique, entre l’état des peuplements 4-6 mois après les travaux et celui 16-18 mois après, la variabilité interannuelle l’emportant. Il n’en demeure pas moins que les espèces de la mégafaune, mactres en tête, ont été impactées par les tout premiers travaux, sans retour à l’état initial.

    2. Sur l’estran du Pyla, très peu de différences apparaissent entre l’état initial et les différentes années, de travaux ou non. Parfois, des années particulières « ressortent », comme en 2005, 2010 et 2011, en relation avec un recrutement de coques et/ou de moules, sans succès d’installation.

    3. L’année 2018 apparaît globalement dans la moyenne basse des valeurs du suivi.

    4. Un suivi saisonnier des récifs d’hermelles a été initié en 2010. La recolonisation après ensevelissement (travaux d’engraissement) est rapide et suit l’érosion (les rochers sont rapidement recolonisés lorsque le sable s’en va et qu’ils découvrent). Après le dépôt de sable, les valeurs de surfaces recouvertes par les hermelles est faible (<25 m² pour les 12 épis) et ne cessent d’augmenter pour dépasser parfois les 100 m². La plus faible valeur observée correspond néanmoins à l’automne 2011, caractérisé par des destructions de récifs par les pêcheurs (recherche d’appâts). D’une manière générale, les différences de recouvrement par les hermelles entre les années avec et sans travaux hivernaux sont bien visibles le printemps suivant les travaux mais disparaissent dès l’automne.

    EPOC Université de Bordeaux

    X. de MONTAUDOUIN
    K. MARTIN
    N. LAVESQUE
    B. GOUILLIEUX
    L. COSTES

    EPOC université de Bordeaux

    PylaRapport2018.pdf  (2.14 Mo)
    2018
  • Synthèse : Les HAP dans le Bassin d'Arcachon

    Des structures publiques sont à l’origine de cette étude(1) et de son financement. Elle a été réalisée avec le soutien financier de l'Agence Nationale de la Recherche française (ANR) dans le cadre du programme investissements d'avenir, au sein du Laboratoire d'excellence COTE (ANR-10-labx-45).
    Ce travail s’inscrit dans une démarche de transfert des connaissances et des savoirs pilotée par le LabEx COTE (http://cote.labex.u-bordeaux.fr/) en partenariat avec le Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon (https://www.siba-bassin-arcachon.fr/) dans le cadre de la mise en place de son REseau MicroPolluants du bassin d’ARrcachon (REMPAR). De nombreux acteurs du territoire mentionnés ci-après ont ainsi été sollicités pour l’acquisition de données utiles ou pour échanger sur les thèmes abordés ici ; qu’ils en soient largement remerciés. La rédaction de ce rapport est donc le fruit d’un travail collaboratif à l’interface entre les secteurs privés et publics.

    (1) Le LabEx COTE, l’Université de Bordeaux, le Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon, et l’Agence de
    l’Eau Adour-Garonne, Agence Nationale de la recherche (ANR).

    Hugues Bijoux

    Synthèse  (5.66 Mo)
    2018
    80
  • Rapport technique : Les HAP dans le Bassin d'Arcachon

    Des structures publiques sont à l’origine de cette étude(1) et de son financement. Elle a été réalisée avec le soutien financier de l'Agence Nationale de la Recherche française (ANR) dans le cadre du programme investissements d'avenir, au sein du Laboratoire d'excellence COTE (ANR-10-labx-45).
    Ce travail s’inscrit dans une démarche de transfert des connaissances et des savoirs pilotée par le LabEx COTE (http://cote.labex.u-bordeaux.fr/) en partenariat avec le Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon (https://www.siba-bassin-arcachon.fr/) dans le cadre de la mise en place de son REseau MicroPolluants du bassin d’ARrcachon (REMPAR). De nombreux acteurs du territoire mentionnés ci-après ont ainsi été sollicités pour l’acquisition de données utiles ou pour échanger sur les thèmes abordés ici ; qu’ils en soient largement remerciés. La rédaction de ce rapport est donc le fruit d’un travail collaboratif à l’interface entre les secteurs privés et publics.

    (1) Le LabEx COTE, l’Université de Bordeaux, le Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon, et l’Agence de
    l’Eau Adour-Garonne, Agence Nationale de la recherche (ANR).

    Hugues Bijoux

    Rapport technique  (12.29 Mo)
    2018
    208
  • Ré-ensablement des plages du Pyla : Enquête publique concernant la demande d’autorisation des travaux de réensablement des plages du PYLA pour la période 2016 - 2026

    La période d’autorisation de réensablement des plages du Pyla arrivant à échéance (janvier 2005 à janvier 2015), l’objet de la présente enquête publique est la demande d’autorisation d’une nouvelle campagne de réensablement des plages du Pyla sur la période 2016 – 2026 pour un volume voisin de 150 000 m3 tous les 2 ans.

    Michèle Careiron Armand - Commissaire enquêteur, Pierre Massey - Suppléant

    Tribunal administratif de Bordeaux

    2015
    12
  • Etude de la prolifération des algues vertes dans le Bassin d’Arcachon

    Suite aux proliférations d’algues vertes dans le Bassin d’Arcachon au début des années 1990, une étude a été lancée en 1992 sur 2 ans. L’étude porte uniquement sur l’algue Monostroma obscurum.

    La  première  partie  est  consacrée  aux  facteurs  du  milieu  influant  sur  la  croissance  alguale :  météorologie, flux de nutriments entrant dans le Bassin, circulation des eaux dans le Bassin.

    Concernant les nutriments, la grande majorité de l’azote (N) (80%) est apportée par les cours d’eau, puis par les apports atmosphériques via les pluies (12%) et le ruissellement urbain (5%). Les quantités d’azote minéral apportées par les cours d’eau se sont notablement élevées en l’espace de 20 ans, en lien avec l’expansion de l’agriculture intensive dans les bassins versants. Les flux de phosphore (P) restent dans l’ensemble peu importants.  Ainsi, on obtient des rapports N/P des eaux des rivières élevés. Par ailleurs, les conditions physico-chimiques et biologiques à l’intérieur du Bassin favorisent le recyclage  de l’azote et du phosphore contenus dans les tissus des végétaux aquatiques lors de leur décomposition. On observe également un relargage non négligeable de nutriments par les sédiments.

    La seconde partie fait la synthèse des données sur la physiologie de l’espèce ciblée. Elle contient également la description de la prolifération de Monostroma dans le Bassin (distribution et évolution temporelle de la biomasse). Il semble que l’espèce concernée par les proliférations soit apparue récemment dans le Bassin d’Arcachon. Elle est de type opportuniste. Les secteurs de plus fortes concentrations d’algues apparaissent globalement inchangés d’une année à l’autre et localisés dans la partie Est à Sud-Est du Bassin. La production annuelle est évaluée à 7 600t en poids sec avec une valeur maximale en été.

    Le ramassage des algues permettrait à la fois de réduire les nuisances que les algues occasionnent et de limiter les processus d'auto-entretien du phénomène mais le rendement de ces opérations reste mauvais  (coût  et  temps  importants).  La  réduction  des  apports  azotés  pourrait  limiter  le développement des algues. Toutefois, en raison de la forte compétitivité de cette espèce, on peut se demander  si  une  telle  réduction  n’affecterait  pas  en  priorité  les  espèces  végétales  moins performantes, par exemple le phytoplancton qui alimente les huîtres.

    Isabelle Auby, François Manaud, Danièle Maurer et Gilles Trut (Ifremer - Arcachon)

    SIBA; Région Aquitaine; Conseil Général de Gironde; Ifremer; Cemagref, SSA, SABARC

    1994
    163
  • Etude hydraulique du Canal des Landes

    Le Canal des Landes est l’exutoire nord, vers le Bassin d’Arcachon, de l’étang de Cazaux-Sanguinet lequel  appartient  à  la  chaîne  des  étangs  landais  avec  l’étang  de  Parentis-Biscarrosse  et  l’étang d’Aurilhan.  Ces étangs, qui communiquent entre eux en cascade, débouchent au sud, dans l’océan, à Mimizan via le courant de Mimizan.

    Le Canal des Landes est un canal artificiel long de 13,5 km pour une pente moyenne de 1,5 m/km.

    Suite aux débordements du Canal des Landes intervenus dans le secteur de la zone industrielle de La
    Teste, en janvier 1994 et avril 1998, le SIBA a décidé d’engager une réflexion hydraulique afin de :

    • préciser la nature des dysfonctionnements ;
    • cerner les aménagements aptes à améliorer les conditions d’écoulement.

    Le recueil des données comprend les caractéristiques morphologiques du Canal et de ses ouvrages, leur  gestion,  la  localisation  des  apports  affluents  et  les  données  hydrologiques  reconstituant l’événement de 1994.  Il montre que l’écluse de La Teste est l’ouvrage principal de régulation des transferts dans le canal, avec la conjugaison du niveau du lac amont et de l’état d’ouverture des vannes.

    Le  modèle  hydraulique  existant  de  la  chaîne  des  étangs  landais  a  été  complété  pour  prendre  en compte  le  Canal  des  Landes  et  ses  ouvrages.  L’influence  de  différents  facteurs  physiques  a  été recherchée comme événement dimensionnant pour les aménagements projetés : ouverture brutale de l’écluse de La Teste, apports intermédiaires exceptionnels, marée aval exceptionnelle.

    Il  apparait  que  seule  l’ouverture  brutale  des  vannes  de  l’écluse  de  La  Teste  est  susceptible  de modifier notablement le débit dans le Canal (+50% ponctuellement).

    La  nature  des  aménagements  envisagés  consiste  à  abaisser  la  crête  de  déversement  du  seuil  en palplanches  situé  en  amont  de  l’A660  ainsi  que  d’un  seuil  situé  en  aval  qui  provoque  quelques débordements  ponctuels.  Ces  aménagements  sont  sans  influence  sur  les  volumes  d’eau  douce transférés au Bassin, les débits transités par le Canal des Landes ou les niveaux d’eau en aval. Seuls les niveaux d’eau en amont immédiat des deux ouvrages seront abaissés de quelques décimètres en crue et en étiage, sans mise au sec des biefs tenus pas ces ouvrages.

    SOGELERG SOGREAH

    SIBA, SOGELERG SOGREAH

    1998
    41
  • Eradication des massifs d’huîtres sauvages – Bassin d’Arcachon

    Le  nettoyage  du  Domaine  Public  Maritime  non  concédé  du  Bassin  d’Arcachon  présente  plusieurs intérêts :

    • la lutte contre la prolifération des huîtres sauvages diminuera la compétition trophique avec les huîtres cultivées et supprimera des collecteurs naturels (récifs) de naissain ;
    • l’enlèvement des rochers d’huîtres améliorera la courantologie du Bassin ;
    • la suppression des récifs améliorera la sécurité pour la navigation dans les chenaux internes ;
    • le nettoyage valorisera l’image du Bassin d’Arcachon.

    Il  a  été  décidé  une  évaluation  préalable  de  la  quantité  des  déchets  à  traiter  selon  la  méthode suivante :

    • utilisation de photographies aériennes et du cadastre conchylicole ;
    • introduction  des  données  dans  le  SIG  des  Affaires  Maritimes  pour évaluer  la  surface  à nettoyer ;
    • campagnes de terrain pour renseigner la qualité des parcelles identifiées ;
    • estimation  des  volumes  à  enlever  à  partir  de  la  cartographie,  en s’appuyant  sur  trois expériences de nettoyage déjà menées.

    L’étude présente les résultats de cette évaluation avec un atlas cartographique des parcelles (Qualité des parcs et nature des déchets). Une estimation de plus de 400 000 m3  de parcs sales non concédés est faite.

    F. Coeffard (IMA Arcachon, Observatoire AGLIA), H. Debort et J-M Germain (Affaires maritimes Arcachon)

    SIBA; Direction des affaires maritimes de la Gironde; IMA; SRC, CG 33; Ifremer Arcachon; Service maritime et de navigation de la Gironde

    1999
    75
  • Amélioration de l’hydraulique du Bassin d’Arcachon

    Dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région 2000-2006, la SOGREAH, pour le compte du SIBA, a été mandatée afin de réaliser  une étude visant à définir des actions de dragage des chenaux du «  Bassin interne » afin de répondre aux objectifs suivants :

    • favoriser les écoulements et le renouvellement des eaux ;
    • lutter contre la sédimentation ;
    • Améliorer les conditions de navigation.

     Un périmètre d’action a été défini pour ces premières opérations :

    • Zone 1 - Chenal de L’Ile,
    • Zone 2 – Chenal d’Arès,
    • Zone 3 – Banc de Jane Blanc,
    • Zone 4 – Chenal du Piquey,
    • Zone 5 – Extrémités Ouest et  Est du chenal du Courbey

    Chaque zone est décrite d’un point de vue de la bathymétrie, nature et qualité des sédiments, faune et flore benthiques. L’ensemble des travaux de dragage complétés des différents dépôts a été testé sur un modèle mathématique de courantologie pour évaluer les effets sur les écoulements et le renouvellement des eaux.

    Les travaux de dragage modifient la répartition des flux de marée entre le chenal du Piquey et le chenal d’Eyrac vers une meilleure alimentation du chenal de Piquey (+3 à 4%).  L’augmentation des flux de flot dans le chenal du Piquey permet une augmentation des flux de l’amont du chenal d’Arès et par conséquent, une meilleure alimentation du fond du bassin.

    La réalimentation du chenal de Piquey permet par ailleurs de favoriser les flux des chenaux de l’Ile et de la Girouasse.

    SOGREAH

    SIBA ; SOGREAH

    2002
    82
  • Hétérogénéité spatiale des peuplements de la macrofaune benthique associés aux herbiers à Zostera noltii dans le Bassin d’Arcachon

    Ce rapport a pour objectif de quantifier et de comparer les peuplements de macrofaune benthique associés aux herbiers de Zostera noltii du Bassin d’Arcachon.

    L’étude montre une hétérogénéité spatiale des populations de macrofaune benthique associées à Zostera noltii. Les peuplements sont fortement influencés par les caractéristiques des masses d’eau.

    La  densité  de  feuilles  des  herbiers  les  abritant  et  la  bathymétrie  de  la  zone    semblent  moins importantes dans la structure des communautés.

    Ainsi,  les  peuplements  proches  de  l’extérieur  du  Bassin  sont  caractérisés  par  de  fortes  richesses spécifiques  et  la  domination  des  annélides.  Les  stations  les  plus  internes  sont,  quant  à  elles, dominées par des mollusques et les richesses spécifiques sont plus faibles.

    Globalement,  la  forte  biodiversité  des  macro-organismes  liés  aux  zostères,  la  complexité  des relations trophiques liées à cet écosystème et l’efficace oxygénation du sédiment par les zostères sont autant de facteurs démontrant l’importance écologique de ces organismes.

    A. Lucas (stage de DESS – Maitres de stage : X. de Montaudouin, H. Blanchet) – Université de Bordeaux 1

    Université de Bordeaux 1, SIBA

    2003
    29
  • Surveillance des passes du Bassin d’Arcachon en 2004 par image satellite SPOT 5 – Evolution depuis 1947

    Cette étude a pour objet de mesurer, à partir d’images satellites SPOT 5, le déplacement des bancs de sable et d’établir l’hypsométrie SPOT des zones intertidales et subtidales des Passes en utilisant les sondages bathymétrique et les données satellites enregistrées au cours de l’été 2004.

    Les  points  de  sondage  bathymétrique  sont  superposés  sur  les  images  satellites.  Les  valeurs d’intensité lumineuse de chaque pixel de l’image sont alors corrélées avec les profondeurs mesurées.
    Des équations de calibration sont obtenues. Appliquées à l’ensemble de l’image, elles permettent d’obtenir une cartographie des zones intertidales, là où la vedette de sondage ne peut accéder. 

    L’analyse des images satellite entre 1999 et 2004 montre le déplacement progressif vers le sud des bancs et chenaux, à une vitesse d’autant plus grande que ces formes sableuses sont situées face aux houles océaniques. Ce déplacement vers le sud s’explique par le courant de dérive nord-sud induit par le déferlement des houles dominantes, légèrement obliques à la côte. La zone située entre la Pointe du Cap Ferret et le Pyla est occupée en majeur partie par le Banc de Bernet. La sortie de la Passe Sud s’élargit, d’où la possibilité d’une réactivation temporaire de celle-ci.

    La comparaison avec les photographies aériennes de 1947 à 1984 permet d’avoir une vue à moyen terme de l’évolution des Passes et de proposer une prévision à court terme. La passe Nord devrait poursuivre sa migration vers le sud, au détriment du Banc d’Arguin qui va aller en s’amenuisant.

    L’érosion  de  la  côte  sud  devrait  s’atténuer,  et  la  tendance  s’inverser  avec  une  pro-gradation  du littoral. La Passe Nord se confondra alors avec la Passe Sud qui devient active. La petite Passe située au nord du Banc du Toulinguet deviendra la future Passe Nord alors que le Banc du Toulinguet sera à l’origine de la formation d’un nouveau Banc d’Arguin.

    J-M Froidefond et P. Castaing (Université Bordeaux 1)

    SIBA, ADERA, CNRS, Université de Bordeaux 1

    2004
    79
  • Evolution du banc de Bernet de 1999 à 2003

    Cette analyse a été faite à partir de cinq images SPOT 5 (de juillet 1999 à août 2003).

    Il apparait que le banc en forme de chevron s’est déplacé vers le Sud-Est de 300 m environ, entre 1999 et 2003. Il a fermé le chenal traversier qui séparait cette partie Sud du Banc de Bernet de la Pointe Nord du Banc du Chien. On montre également le déplacement des autres bancs sableux avec notamment l’élargissement d’un lobe de jusant et sa migration vers le sud; et l’élargissement du petit chenal longeant la plage des Abatilles.

    J-M Froidefond et P. Castaing (Université Bordeaux 1)

    SIBA, ADERA, CNRS, Université de Bordeaux 1

    2004
    5
  • Structure et fonctionnement des peuplements benthiques du bassin d’Arcachon

    La  structure  et  le  fonctionnement  des  communautés  benthiques  du  Bassin  d’Arcachon  ont  été étudiés.  Ces  peuplement  se  répartissent  en  fonction  du  niveau  tidal,  des  caractéristiques  du sédiment,  des  caractéristiques  des  masses  d’eau  sur  jacentes  (température,  salinité,  …)  et  de  la présence d’espèces structurant l’habitat comme les zostères ou les huîtres formant des récifs.

    La  zone  intertidale  apparaît  à  première  vue  relativement  homogène  en  raison  de  l’extension  de l’herbier  à  Zostera  noltii.  Le  peuplement  des  herbiers  est  cependant  modifié  en  fonction  des caractéristiques des masses d’eau sur jacentes, de la bathymétrie et de l’abondance de la végétation.

    De plus, six peuplements ont été distingués sur les estrans dépourvus de végétation en fonction des masses d’eau, de la bathymétrie et des caractéristiques des sédiments.

    Le domaine subtidal abrite également une mosaïque de peuplements benthiques. Une comparaison avec  des  études  précédentes  réalisées  en  1988  indique  une  évolution  de  certaines  zones :  l’abondance de la macrofaune a augmentée dans certains chenaux internes en réponse à une teneur plus  importante  des  sédiments  en  particules  fines ;  dans  les  chenaux  isolés  par  rapport  aux principaux axes hydrauliques la composition faunistique a été bouleversée ; enfin, une extension du peuplement des sables instables océaniques suite à des actions de dragage est observée.

    Les flux de matière/énergie mis en jeu dans le domaine intertidal sont 4 fois plus importants qu’en domaine  subtidal  en  raison  d’une  biomasse  et  d’une  production  globalement  plus  élevées  en intertidal. Au sein du benthos, les principaux flux d’énergie/matière sont engendrés par les bactéries et la méiofaune. L’activité de la macrofaune représente environ 20% du débit total d’énergie dont la très grande majorité est liée aux détritivores. 

    Le taux de recyclage de la matière organique au sein du benthos est donc assez élevé et reflète une particularité  de  cet  écosystème  dominé  par  la  production  du  microphytobenthos  intertidal  et  la production primaire du vaste herbier à zostères naines. 

    L’activité  des  huîtres  dont  le  stock  cultivé  est  équivalent  au  stock  « sauvage »,  combinée  à  celle d’autres suspensivores, consommerait la majorité de la production phytoplanctonique, peu élevée dans les eaux de la lagunes.

    Hugues Blanchet (Université de Bordeaux 1)

    SIBA, Université de Bordeaux 1

    2004
    225
  • Etude de la reproduction des huîtres creuses dans le Bassin d’Arcachon

    Le Bassin d’Arcachon est un milieu particulièrement propice à la reproduction de l’huître creuse japonaise Crassostrea gigas, introduite en France en 1970. On estime que 60 à 70 % des huîtres creuses  commercialisées  en  France  sont  natives  du  Bassin  d’Arcachon,  la  vente  de  naissain constituant 25 % du chiffre d’affaires annuel de l’ostréiculture arcachonnaise.

    C’est la raison pour laquelle, à la suite du très fort déficit de captage de l’année 1998, une étude a été  entreprise  afin  de  déterminer  si  cet  événement  s’inscrivait,  ou  non,  dans  les  fluctuations "naturelles" du captage. Pour ce faire, il fallait recenser les facteurs responsables de la variabilité du recrutement larvaire et étudier leur impact sur les différentes étapes de la reproduction.

    Les résultats de cette étude sont basés sur l’analyse de séries historiques de données (1985 à 2003) et sur l’acquisition de données nouvelles durant 5 saisons de reproduction qui se sont avérées très contrastées quant à l’intensité du recrutement (1999 à 2003).

    Ce travail a permis d’aboutir aux conclusions suivantes :

    • l’intensité du captage est fonction, tout d’abord, de la survie des larves au cours de leur développement et, en second lieu, de l’abondance des larves "petites" formées à l’issue des pontes principales ;  
    • le nombre de larves "petites" d’un été dépend de l’effort de reproduction des géniteurs, qui est lui-même conditionné par la richesse phytoplanctonique du milieu entre la fin de l’hiver et le printemps précédant les pontes ;
    • la survie des cohortes dépend de la température de l’eau dans laquelle elles se développent à la fois directement (en accélérant leur croissance) et indirectement (en influant sur la quantité de nourriture disponible pour ces larves) : l’abondance des cellules phytoplanctoniques de 4 à 20 µm (nanoplancton), qui semblent constituer la source majeure de nourriture des larves, est en effet liée positivement à la température.

    Il n’a pas été possible de mettre en évidence une influence des autres facteurs étudiés (conditions de dispersion des larves, salinité, zooplancton prédateur ou compétiteur des larves d’huîtres et maladie) sur la survie des cohortes.

    Les concentrations des principales molécules organiques et inorganiques susceptibles d’avoir un effet sur le captage (provenant du bassin versant et des peintures antisalissure) ont été établies, les teneurs estivales étant assez variables selon les années étudiées. Dans les conditions observées entre 1999 et 2003, cette contamination n’est pas apparue suffisante pour agir directement sur la survie des larves d’huîtres. Par contre au cours de l’été 2000, les teneurs en herbicides, un peu plus élevées que les autres années, ont pu influer négativement sur l’abondance de la nourriture disponible (nanoplancton).

    Les résultats du captage des mauvaises saisons 1998 et 2002, aussi bien que ceux de la très bonne saison 2003, sont bien expliqués par les valeurs des paramètres explicatifs "chlorophylle printanière" et surtout "température pendant le développement des cohortes" au cours de ces années. En revanche, la relativement faible survie de l’unique cohorte de l’été 2000 (captage moyen), qui s’explique mal par la température estivale, semble due à un déficit de nourriture pour les larves peut-être lié à des concentrations en herbicides dans les eaux du Bassin un peu plus élevées que les autres étés.

    I. Auby et D. Maurer (Ifremer Arcachon)

    Station Ifremer Arcachon; Observatoire Océanologique de Banyuls
    Université Bordeaux I; CEMAGREF Lyon; SIBA; Région aquitaine; CG 33

    2004
    203
  • Biogéochimie et enregistrement des composés organostanniques dans les sédiments du Bassin d’Arcachon

    Le TBT,  composé  ubiquiste  de  l'environnement marin,  est  interdit  en tant  que  biocide  dans  les peintures anti-salissures depuis 1982. Bien que les apports aient cessé, le TBT persiste dans le milieu, principalement au niveau des sédiments portuaires. Ces travaux de thèse ont été mis en place pour évaluer la contamination des sédiments du Bassin d'Arcachon par les composés organostanniques.

    Dans la première partie, les cycles biogéochimiques des métaux et des composés organométalliques sont  présentés  ainsi  que les  interactions  existantes  entre  les  contaminants et  les  sédiments.  La réglementation nationale et internationale relative aux organoétains est détaillée. La problématique des dragages est présentée sous l’aspect technique et réglementaire.

    La seconde partie présente la technique d’analyse et les protocoles utilisés. L'analyse de carottes sédimentaires a permis d'obtenir un enregistrement biogéochimique de la contamination ainsi que les profils de concentrations des organoétains dans la colonne sédimentaire. De plus, la mesure du Plomb 210 a permis d'évaluer le taux de sédimentation dans certaines zones portuaires.

    La troisième partie de ce manuscrit présente les résultats obtenus au cours de ces travaux. Elle montre que les zones intertidales et subtidales de l’intra Bassin comprenant les parcs à huîtres, les chenaux secondaires et les herbiers à zostères sont exempts de toute pollution par les composés organostanniques. Les zones portuaires sont donc les seules zones du Bassin à être polluées par ces composés avec des niveaux de pollution plus ou moins élevés selon les zones portuaires considérées.

    En effet, en fonction de la spécificité des ports, du nombre de navires, de leur situation géographique et de leur passé historique en terme de dragage notamment, le taux de pollution varie. Les ports de plaisance ont, d’une manière générale, un niveau de pollution plus élevé que les ports ostréicoles.

    Enfin,  si  l’on  compare  les  valeurs  de  concentrations  enregistrées  dans  les  sédiments  du  Bassin d’Arcachon avec des concentrations enregistrées dans d’autres milieux, il apparaît que les sédiments du Bassin d’Arcachon sont dans l’ensemble d’une bonne qualité à l’exception des ports d’Arcachon et de Fontainevieille dont la contamination en organoétain est avérée.

    C. Benoit (Thèse - Université de Bordeaux 1)

    SIBA - Université Bordeaux 1 – Université de Pau

    2005
    197
  • Dragage des bancs de La Vigne : Impact sur les peuplements benthiques (année 2)

    Dans le cadre du Contrat de Plan Etat/Région 2000/2006, des travaux d’amélioration de l’hydraulique du Bassin d’Arcachon ont été programmés.  

    Pendant l’hiver 2002-03, la première tranche des travaux a été réalisée sur deux secteurs : 

    1. des bancs de sables obstruant l’ouverture occidentale du chenal du Courbey avec un refoulement du sable dans le chenal d’Eyrac ; 
    2. le banc de Graouères (dans l’axe Piquey-Arès), avec un dépôt du  sable rejetés dans la fosse de la Pointe aux Chevaux.

     
    Pendant l’hiver 2003-2004, la seconde tranche des travaux a concerné le dragage des Bancs de la Vigne, soit 1 000 000 m3 de sable répartis sur 100 ha, et clapés dans le chenal du Cap Ferret.
     
    Deux ans après les travaux de dragage des Bancs de La Vigne, un état des lieux des peuplements benthiques a été réalisé et la faune benthique  a été comparée à 2001 (état initial) et 2004 (un an après les travaux).
     
    Le site correspond à des sables moyens caractérisés par les peuplements benthiques de type
    instables océaniques. Cette faune est naturellement pauvre en termes d’abondance, de biomasse et de richesse spécifique. Les espèces qui la composent ont un fort potentiel de recolonisation de par leur cycle de vie et leur présence aux alentours.  
     
    Conformément aux prévisions, la recolonisation par la faune benthique des sites impactés par les travaux  est  achevée,  aussi  bien  quantitativement  que  qualitativement.  La  recolonisation  est considérée comme terminée lorsque la zone a retrouvé 80 % de sa diversité et de sa biomasse originelle. Or, dans le cas présent, en 2005, les biomasses sont plus élevées en moyenne que la biomasse de 2001. Concernant la richesse spécifique, le recouvrement est de 92%.  
    Par ailleurs, une moulière a gagné la partie nord-occidentale de la zone d’étude.
     
    Le suivi des peuplements benthiques de ce site n’est donc pas reconduit, ces derniers ayant retrouvé leurs caractéristiques initiales.

    X. de Montaudouin, M. Cottet, C. Desclaux, N. Lavesques, H. Blanchet et P. Lebleu (Université Bordeaux 1)

    SIBA; OSU; Station Marine d’Arcachon

    2006
    29
  • Schéma Directeur du Traitement des Vases Portuaires

    Pour chacun des ports du bassin d’Arcachon, des schémas de gestion ont été proposés basés à la fois sur l’application stricte de la réglementation d’une part et sur la configuration portuaire spécifique d’autre part.

    Les niveaux d’applications des stratégies proposées et plus particulièrement le degré l’appréciation et d’acceptation de solutions de gestion conduisant à une immersion au large des sédiments se doivent d’être appréhendées de façon bien spécifique dans le contexte particulier du bassin d’Arcachon.

    En d’autres termes, si les stratégies de gestion actuelle des produits de dragage des ports littoraux français et européens conduit encore à plus de 90 % de solutions d’élimination basées sur le clapage des produits de dragage, la prise en compte des nouvelles orientations proposées dans le cadre des politiques européennes de préservation des eaux du littoral ou des grandes conventions internationales tend à réduire, autant que de possible, les perturbations du milieu par des rejets de quelque nature soient-ils.

    Ces constats sont d’autant plus vrais dans les périmètres d’une grande sensibilité écologique au sein desquels les moindres évolutions du milieu peuvent être à l’origine de perturbations importantes à la fois sur les écosystèmes présents et sur les usages en dépendant.

    De plus les difficultés rencontrées dans le franchissement des Passes lors de la période d’intervention proposée (janvier à avril) doivent être prises en compte, et ce quels que soient les navires utilisés ou les modalités de chargement et de transport, en raison du caractère aléatoire liés aux conditions météorologiques. En conséquence, en vue de minimiser les risques d’incidents ou de rejets impondérables susceptibles de survenir à l’entrée du bassin et d’influer sur la dynamique écologique et économique du bassin d’Arcachon, les mesures de précautions orientent vers une gestion alternative à l’immersion , et elles sont étudiées préférentiellement dans le cadre du SDTVP. Ces réflexions s’inscrivent dans la continuité des arrêts des clapages des vases portuaires depuis 2000.

    Dans l’optique du SDTVP, les dispositifs extensifs de traitements des vases (bassins de décantation et /ou égouttage) sont à privilégier dès que possibles sur l’ensemble des ports.

    Les résultats des différentes recherches et investigations menées sur les différents ports ont permis de faire l’inventaire de l’ensemble des disponibilités locales, mutualisées ou non, destinées au stockage temporaire de sédiments portuaires.

    Globalement, à l’échelle du bassin d’Arcachon et de l’ensemble des volumes de sédiments dragués, égouttés et destinés à être éliminés à terre, aucune solution de stockage global n’existe à l’heure actuelle. En l’absence de solution, les dispositifs de traitement intermédiaires tels que les bassins de décantation ou les centres d’égouttage sont voués à être rapidement saturés.

    Il apparaît donc indispensable de déterminer soit des solutions de valorisation permettant d’intégrer l’ensemble de la filière des sédiments égouttés soit également des dispositifs de stockage en l’absence de voies de réemploi.

    IDRA Ingénierie Environnement

    Conseil Général de la Gironde, SIBA, EPIC du Port d'Arcachon

    rapport_sdtvp.pdf  (3.08 Mo)
    2006
    174
  • Amélioration de l’hydraulique du Bassin d’Arcachon : Evolution de l’entrée du chenal de Piquey

    Le chenal de Piquey est le second plus grand chenal du Bassin d’Arcachon, après le chenal d’Eyrac. En  analysant  les  données  recueillies  depuis  les  années  30,  on  constate  que  le  chenal  de  Piquey s’obstrue.  Lorsque la marée envahit le domaine lagunaire, le chenal d’Eyrac reçoit 2/3 du volume introduit contre 1/3 qui pénètre dans le chenal de Piquey : l’onde de marée est donc fortement canalisée dans le chenal d’Eyrac. L’obstruction du chenal de Piquey diminue la pénétration de l’onde dans une partie du Bassin et provoque l’envasement du fond de la lagune.
     
    Deux grandes campagnes de dragage et une campagne de suivi bathymétrique ont été réalisées afin d’améliorer l’hydraulique du Bassin d’Arcachon.

    L’obstruction de la partie sud du chenal de Piquey se réalise entre 5 et 10 ans après un dragage. Trois zones dans le chenal de Piquey ont pu être distinguées : une zone d’érosion au centre (ou d’absence de comblement) et deux zones de sédimentation, une au Sud et l’autre au Nord.

    Il semblerait que le chenal de Piquey forme une ondulation longitudinale qui expliquerait la présence des trois zones.
     
    Le dragage a bien eu pour effet de modifier la répartition des flux de flot en faveur du chenal de Piquey et une meilleure alimentation du chenal d’Arès et des chenaux de fond Ouest de bassin.
     
    Un suivi de l’évolution du chenal de Piquey ainsi que des chenaux amont serait souhaitable afin de pouvoir prévoir au mieux les prochains travaux de dragage et afin de pouvoir mieux comprendre l’évolution de l’entrée de ce chenal.
     
    Toutefois, la configuration et l’hydrodynamisme de la zone sont tels que la sédimentation ne cessera jamais. Une solution envisagée dans cette étude est la création d’un banc de sable à l’entrée du chenal d’Eyrac.

    Christelle Lamarque (rapport de stage Master 2 – Université de Perpignan)

    SIBA, Université de Perpignan

    2006
    39
  • Estimation des effets des dragages sur l’hydraulique du Bassin d’Arcachon

    De  larges  opérations  de  dragage  intéressant  plusieurs  millions  de  m3  se  sont  déroulées  dans  les chenaux  internes  du  Bassin  d’Arcachon  depuis  2002  dans  le  but  de  participer  à  l’amélioration  de l’hydraulique du Bassin (Courbey, chenal d’Arès, Banc de la Vigne, Banc de Jane Blanc). Les objectifs étaient de :

    • favoriser les écoulements et le renouvellement des eaux à l’intérieur du bassin,
    • lutter contre la sédimentation,
    • améliorer les conditions de navigation,
    • lutter contre les problèmes d’érosion.

     
    Au cours  des études préalables aux travaux, l’estimation des effets des dragages sur l’hydraulique du Bassin a été appréhendée à l’aide d’une modélisation numérique courantologique.

    Le SIBA a souhaité utiliser cet outil afin de déterminer l’évolution du comportement hydraulique du Bassin  à  l’issue  de  ces  travaux.  Un  modèle  intégrant  les  levés  bathymétriques  réalisés  sur  les  sites d’intervention  à  la  fin  des  travaux  a  été  construit.  Il  représente  l’état  des  fonds  actuels  (2006)  du Bassin d’Arcachon.

    La comparaison des résultats hydrauliques de ce modèle avec les prévisions avant travaux permet de déterminer l’impact des travaux réalisés sur l’hydraulique du Bassin. Les résultats ont trait à l’analyse des  niveaux  d’eau  et  des  courants  (vitesses,  direction)  puis  des  volumes  oscillants  au  travers  de sections de référence.  
     
    Les travaux de dragage dans le bassin interne du Bassin d’Arcachon ont permis, de manière globale, de réalimenter l’axe du Piquey au détriment de l’axe du Teychan, ceci se traduit par :

    • des  augmentations  des  vitesses  des  courants  et  des  volumes  oscillants  dans  l’axe  Piquey  – Arès ;
    • des  diminutions  des  vitesses  des  courants  et  des  volumes  oscillants  dans  l’axe  Eyrac  – Teychan.

    Les  modifications  hydrauliques  calculées  à  partir  des  mesures  post-travaux  sont  conformes  à  celles prévues lors de l’étude de 2002. 

    Les dragages ont par ailleurs donné pleinement satisfaction en termes d’amélioration des conditions de navigation.
    En ce qui concerne les dépôts, le re-talutage du flanc est du littoral du Piquey à l’aide des matériaux dragués  sur  le  banc  de  Graouères  est  toujours  en  place.  Les  dépôts  au  droit  du  Mimbeau  et  de  la Pointe  du  Cap  Ferret  sont  encore  observables  sur  les  derniers  levés  disponibles,  mais  ils  se  sont réorganisés sous l’effet des courants locaux.

    SOGREAH

    SIBA, SOGREAH

    2006
    37
  • Dragage des bancs de Jane Blanc : Impact sur les peuplements benthiques (année 2)

    Dans le cadre du Contrat de Plan Etat/Région 2000/2006, des travaux d’amélioration de l’hydraulique du Bassin d’Arcachon ont été programmés. 

    Pendant l’hiver 2002-03, la première tranche des travaux a été réalisée sur deux secteurs :

    1. les bancs de sables obstruant l’ouverture occidentale du chenal du Courbey avec un refoulement du sable dans le chenal d’Eyrac ;  
    2. le banc de Graouères (dans l’axe Piquey-Arès), avec un dépôt du  sable rejetés dans la fosse de la Pointe aux Chevaux.
    3. Pendant l’hiver 2003-04, la seconde tranche des travaux a concerné le dragage des Bancs de la Vigne (sables clapés dans le chenal du Cap Ferret).

    Pendant l’hiver 2004-05, la troisième tranche s’est concentrée sur le dragage des bancs de Jane Blanc (1 000 000 m3 répartis sur 44 ha, et clapés dans le chenal du Cap Ferret).

    Deux ans après les travaux de dragage des bancs de Jane Blanc, un état des lieux des peuplements benthiques a été réalisé et la faune a été comparée à 2001 (état initial).

    Le site correspond à des sables moyens caractérisés par les peuplements instables océaniques définis par Blanchet (2004). Cette faune est naturellement pauvre en termes d’abondance, de biomasse et de richesse spécifique. Les espèces qui la composent ont un fort potentiel de  recolonisation de par leur cycle de vie et leur présence aux alentours.  

    En  conséquence,  le  retour  à  un  état  proche  de  celui  de  départ  est  aujourd’hui  atteint quantitativement  (biomasse,  abondance,  richesse  spécifique).  Qualitativement  (structure  de  la macrofaune et de la mégafaune benthique), les peuplements ont aujourd’hui atteint un nouvel état d’équilibre, motivant la cessation du suivi.

    X. de Montaudouin, P. Lebleu (Université Bordeaux 1)

    SIBA; OSU; Station Marine d’Arcachon

    2007
    28
  • Etude de l’évolution géomorphologique récente de la côte sableuse aquitaine (rapport intermédiaire)

    Comme la plupart des littoraux meubles, la côte sableuse aquitaine est soumise à l’érosion. Chaque année,  le  système  plage-dune  subit  des  modifications  géomorphologiques  importantes  qui dépendant de la fréquence et de l’intensité des agents morphodynamiques (houle, vent…). La compréhension de ces processus est indispensable à la gestion de la frange littorale.

    L’objectif de ce rapport intermédiaire est d’analyser l’évolution géomorphologique récente de la côte sableuse aquitaine. Pour cela, l’étude concerne principalement les variations topographiques des profils de plages, et des corps sédimentaires qui les constituent (front dunaire, pied de dune, berme, système barre-baïne) entre 2002 et 2008 ainsi que le recul du trait de côte du littoral sableux entre 2006 et 2007. Le rapport final de cette étude permettra de dresser la liste complète des indicateurs suivis par l’Observatoire de la Côte Aquitaine, les méthodes de mesures et de traitements assortis, ainsi que l’analyse des évolutions récentes de ces paramètres.

    Ce travail s’appuie sur des mesures de terrain réalisées lors de la campagne 2008 (DGPS), des études antérieures (campagnes de 2002 à 2007), des images satellitales (FORMOSAT-2, 2007) ainsi que sur le suivi du réseau de bornes de l’ONF.

    L’analyse des profils effectués entre 2002 et 2007 a permis de distinguer deux périodes : de 2003 à 2006, la tendance globale est à la stabilisation voire à l’accrétion des plages, alors qu’elle s’inverse à partir de 2006, avec une intensification de l’activité érosive.

    De grands secteurs d’évolutions particulières ont été mis en évidence. Dans le Médoc, les mesures confirment l’érosion continue depuis 100 ans, avec un important recul du trait de côte. Le sud gironde est relativement stable avec, par endroit, une accrétion.

    Sur la côte landaise, il est plus délicat de dégager des tendances par secteurs, mais la présence d’ouvrages génère localement des évolutions particulières. De forts reculs du trait de côte et une accrétion sont observés respectivement en aval et en amont de digues portuaires ou d’épis. Un suivi particulier lors des campagnes futures est nécessaire afin de proposer des actions s’inscrivant dans une démarche de gestion intégrée du littoral aquitain.

    J. Mugica et C. Mallet (Observatoire de la Côte Aquitaine)

    BRGM, ONF, CG 33, CG 40, CG 64, Région Aquitaine, SIBA

    2008
    165
  • Impact du creusement de la nouvelle souille de Dispute sur les peuplements benthiques (+15 mois)

    Dans le cadre du Contrat de Plan Etat/Région 2000-2006, il était envisagé des travaux dans le Bassin d’Arcachon visant à limiter la prolifération des huîtres dites « sauvages » principalement installées sur des structures dures d’anciens parcs ostréicoles.
    Le site de la Matelle a été envisagé pour mener un projet pilote. L’un des aspects délicats de ces opérations de nettoyage est le devenir des matériaux. Les ferrailles, bois, plastic, etc… bénéficient d’une évacuation à terre. Deux solutions ont été étudiées pour le devenir des coquilles : clapage dans la Passe Nord ou enfouissement dans le Bassin. c’est la seconde qui a été retenue.
    La zone d’enfouissement se situe au milieu du Bassin, au lieu-dit « Dispute », au bout de l’estey du Réservoir. Cette souille de 4 ha et de 4 m de profondeur, complète une ancienne souille, aujourd’hui pleine, de 0,5 ha. Elle se situe au milieu d’un herbier à Zostera noltii. L’objectif est d’y stocker environ 100 000 m3 de substrat coquillier.

    Quinze mois après les travaux sur la zone de la Dispute, le constat est le suivant :

    • l’herbier à Zostera noltii a été recouvert sur une 30aine d’ha par les sédiments provenant du calibrage de l’Estey du Réservoir et du creusement de la souille de la Dispute, soit le double de la surface prévue. Ces sédiments semblent devenir plus grossiers dans le temps, sans doute par une action de lessivage des sédiments les plus fins.
    • les peuplements benthiques ont été profondément modifiés. Quantitativement, il y a une perte en biomasse qui peut se répercuter par une perte de 14 t de production annuelle pour les prédateurs. Qualitativement, la baisse de diversité est nette (richesse spécifique divisée par 2) et la structure du peuplement bouleversée.
    • l’herbier environnant paraît fonctionner « normalement » et présente des caractéristiques quantitatives (abondance, biomasse, richesse spécifique) similaires à celles de juin 2002 (avant travaux).
    • la zone impactée ne ressemble à aucune autre et n’a pas évolué ces quinze derniers mois.
    • une espèce exotique est signalée dans la zone (la moule Musculista senhousia)
    • une campagne d’échantillonnage réalisée en août 2008 a permis de constater que les abords de la souille étaient sales (férailles, poches, etc…) comme déjà constaté en 2002.

    Il apparaît donc que la situation reste perturbée 15 mois après les travaux dans la zone impactée de la Dispute, cependant sans modification notable des zones adjacentes aux surfaces de dépôt.

    X. de Montaudouin, N. Lavesque et H. Blanchet (Université Bordeaux 1)

    SIBA; OSU; Station Marine d’Arcachon

    2006dispute15mois.pdf  (615.09 Ko)
    2008
    28
  • Rôle des épis sur le littoral intra-bassin de la commune de Lège-Cap Ferret

    Les plages du littoral intra-bassin de la commune de Lège-Cap Ferret sont protégées par endroit par des épis qui sont de gestion communale ou réalisées au coup par coup par les riverains.

    Pour faire suite à l'étude hydrosédimentaire et au programme de ré-ensablement (Etude hydrosédimentaire du littoral intra-bassin de Courlis à Jane de Boy – rapport Sogreah), le SIBA a mandaté Sogreah Consultants SAS pour avoir un avis sur l'état et le rôle des épis situés sur la face orientale du Cap-Ferret, entre Jane de Boy et le quai de Courlis.

    L'objectif est de fournir des recommandations sur la nécessité ou non de préserver les épis tout en considérant le fonctionnement hydrosédimentaire général du littoral.

    L'étude à proprement parlé a été divisée en deux phases successives :

    ⇒ Phase 1 : Avis sur l’état et le fonctionnement des épis existants. Il s’agit avant tout d’une phase d’observations visuelles basées sur une mission de terrain,

    ⇒ Phase 2 : Etablissement d’un programme d'intervention/gestion sur les épis pour l'ensemble de la zone d'étude.

    SOGREAH

    SIBA

    2009
    63
  • Comparaison des peuplements benthiques autour de l’émissaire du Wharf, plage de la Salie, entre 1979 et 2009

    L’objectif de cette étude était de voir si la présence du Wharf, émissaire d’eaux traitées de la plage de la Salie (33), était susceptible d’affecter la structure des peuplements benthiques du site. La faune benthique est effectivement considérée comme un bon indicateur de perturbation des milieux marins côtiers.  
     
    En 2009, une trentaine de stations a été échantillonnée autour du Wharf et comparée avec des données de 1979 (19 stations) sur une zone géographique commune. Les peuplements ont été caractérisés par  l’abondance  et  la  biomasse  des  organismes  benthiques  ainsi  que  par  différents  indices  de biodiversité. La qualité écologique du milieu a été évaluée à partir d’indices élaborés en accord avec la Directive Cadre sur l’Eau.
     
    Entre  ces  deux  dates,  le  fait  marquant  est  le  changement  net  de  granulométrie  allant  vers  des sédiments plus grossiers en 2009 qu’en 1979. Le facteur structurant dominant est l’hydrodynamisme très puissant qui déplace constamment les bancs et hauts-fonds de cette zone.
     
    En 1979, deux bandes sédimentaires se dessinaient longitudinalement à la côte. Sur le premier km, les sables étaient moyens avec une richesse spécifique stationnelle inférieure à 10 espèces. Plus au large,  en  dehors  du  déferlement,  succédaient  des  sables  fins  avec  une  richesse  spécifique stationnelle  >20.  La  zone entière  présentait  des  abondances  et  biomasses  de  834  ind./m²  et  1,4 gPSSC/m², respectivement. La richesse totale était de 87 espèces.  
     
    En 2009, l’ensemble de la zone consistait en des sables moyens. Il s’en est suivi une chute logique de l’abondance  (144  ind./m²),  de  la  biomasse  (0,8  gPSSC/m²)  et  de  la  richesse  spécifique  totale  (34 espèces).  Les  caractéristiques  hydrosédimentaires  de  la  zone  exercent  une  forte  influence  sur  la structure du peuplement et expliquent sa qualification en très bon état de santé d’après l’indice AMBI.  
     
    Dans ce contexte, la structure des peuplements benthiques ne paraît pas perturbée par l’émissaire, même au niveau le plus proche (quelques dizaines de mètres).

    X. de Montaudouin, G. Bernard, H. Blanchet, N. Lavesque et M. Cornet (Université de Bordeaux 1)

    Université de Bordeaux 1, Agence de l’Eau Adour-Garonne, SIBA

    2009
    30
  • Surveillance des passes du Bassin d’Arcachon en 2009 par imagerie satellite SPOT-5

    Par  rapport  au  16  septembre  2008,  l’image  satellite du  24  juin  2009  montre  des  modifications
    morphologiques  importantes  qui  concernent  essentiellement  le  secteur  du  Banc  du  Toulinguet,  le secteur du Banc d’Arguin et la Passe Sud. 

    Entre  la  Pointe  du  Cap  Ferret  et  le  Banc  du  Toulinguet,  une  petite  passe  a  diminué  de  largeur  de façon relativement nette, alors qu’une autre plus au Nord semble s’individualiser. 

    Le  Banc  d’Arguin  est  stable,  excepté  sur  sa  partie  ouest  où  deux  bancs  se  sont  rapprochés  et  ont émergé. La pointe sud du Banc d’Arguin en face de la Plage du Petit Nice, s’est rapprochée de la côte créant un goulet d’étranglement et un renforcement des courants d’où une forte érosion de la plage du Petit Nice. Un ancien paléosol avec des souches de pins maritimes est maintenant visible en bas de plage.

    La largeur de la Passe Sud, au droit de la plage du Petit Nice, était de 520m en mai 2007, de 435m en septembre 2008  et  de  400m en  octobre 2009.  Sa  profondeur  a  augmenté  passant  de  20m  à 24m, mais sa section mouillée (section immergée transverse) a diminué passant de 8200m2 en juin 2007 à 6600m2 en juin 2009 (diminution de 20%). 

    La section mouillée de la Passe Nord entre le Banc du Toulinguet et le Banc d’Arguin est encore inférieure bien qu’elle aie augmentée passant de 4690m2 à 5750m2, (augmentation de 23%). A cet endroit, la largeur de la Passe Nord est passée de 460m à 570m. 

    Plus au Sud, la plage de La Salie Nord a progressé. La largeur de la plage de La Salie Sud a peu varié.

    Deux scénarios sont envisageables dans les années futures: 

    1. cette  évolution  pourrait  conduire  à  la  fermeture  de  la  Passe  Sud  avec  un  accolement  du  Banc d’Arguin à la plage du Pilat et du Petit Nice ;
    2. La  Passe  Sud  subsiste  malgré  un  rétrécissement  et  le  Banc  d’Arguin  s’allonge  en  diminuant  de largeur, puis disparait et les 2 Passes se réunissent pour en former une seule, comme en 1950.  

    Ce  sont  surtout  les  fortes  houles  qui  jouent  un  rôle  important  sur  cette  évolution  et  comme  leur intensité  et  leur  fréquence  sont  imprévisibles,  il  n’est  pas  possible  de  préciser  davantage  les changements à venir.

    J-M Froidefond, V. Lafon (Université de Bordeaux 1)

    SIBA – Conseil Régional Aquitaine – Conseil général de la Gironde - ADERA – CNRS – Université Bordeaux 1

    2009
    78
  • La gestion « dynamique » des sédiments sableux pour l’entretien des plages et des chenaux du Bassin d’Arcachon

    Cette étude établie un historique et une analyse de la gestion des sédiments sableux pour l'entretien des plages et des chenaux du Bassin d'Arcachon.  

    La  première  partie  du  rapport  présente  la  morphologie,  les  caractéristiques  physiques  et  les évolutions du Bassin d'Arcachon ainsi que les acteurs prenant part dans la gestion du Domaine Public Maritime. La deuxième partie est consacrée aux objectifs poursuivis par la gestion « dynamique » des sédiments sableux.
     
    Les  évolutions  naturelles  de  la  morphologie  du  Bassin,  entre  érosion  et  sédimentation,  ont  des conséquences  auxquelles  l'homme  a  tenté  de  s'opposer  par  des  ouvrages  de  défense  puis  des travaux de dragage. Cette gestion dynamique des sédiments tente  de répondre aux attentes des communes et des usagers du Bassin d'Arcachon.
    La politique de dragage, outre l'entretien courant des chenaux d'accès aux ports afin d'améliorer les conditions de navigation pour les plaisanciers et les professionnels, a été marquée par les grands travaux  du  Contrat  de  Plan  Etat  Région  2000-2006.  L'objectif  de  l'amélioration  de  l'hydraulique générale  du  Bassin  est  désormais  poursuivi  par  le  dragage  des  chenaux  de  la  zone  amont  pour assurer un meilleur écoulement des eaux en cohérence avec les travaux précédents.
     
    Il n'apparaît pas de réelle incohérence dans la gestion historique et actuelle des sédiments sableux.
    Les méthodes empiriques de valorisation du sable pour le rechargement des plages font désormais place à des études scientifiques, et les suivis de l'évolution des zones rechargées sont renforcés, depuis 2006, pour une meilleure compréhension des mécanismes propres à chaque secteur.  
    La conservation du potentiel balnéaire du Bassin passe par le rechargement quasi annuel des plages depuis 1976 pour compenser les effets de l'érosion et de la fixation rigide du trait de côte imposée par l'urbanisation.
     
    Les études préalables sur la faune benthique et sur les herbiers, l'absence de clapage dans les passes depuis 10 ans par principe de précaution, indiquent une gestion de plus en plus soucieuse du milieu "naturel" ; mais cela n'est pas sans conséquences. Le réel enjeu réside désormais dans la mise en place  d'une  gestion  "durable"  des  sédiments  vaseux,  sablo-vaseux  ainsi  que  des  débris  issus  du nettoyage  du  Domaine  Public  Maritime.  Cette  problématique,  parmi  d'autres,  nécessite  une  concertation entre acteurs publics, locaux et socioprofessionnels.

    Bruno Manciet (rapport de stage Master 1 – Université de Bordeaux3)

    SIBA, Service Maritime et Eau de la Direction Départementale de l'Equipement de la Gironde

    2009
    122
  • Station Marine d’Arcachon. Nettoyage des parcs ostréicoles du banc de la Matelle : étude d’impact après travaux (t+3 ans)

    Dans  le  cadre  du  Contrat  de  Plan  Etat/Région  2000/2006,  à  titre  expérimental,  il  a  été  décidé d’opérer un nettoyage sur la partie occidentale du banc intertidal de la Matelle, connaissant une prolifération d’huîtres « sauvages ».  

    Les huîtres devant être enfouies dans la souille de La Dispute, creusée au détriment d’un herbier, une zone de biocompensation d’au moins 14 ha devait être laissée libre de concession ostréicole sur la Matelle pour une éventuelle recolonisation par la zostère naine (Zostera noltii).
    Malgré  les  recommendations  émises,  l’herbier  à  grande  zostère  (Zostera  marina)  de  la  pointe occidentale du banc, de taille modeste, a été détruit. Une éventuelle recolonisation est suivie.
     
    Trois ans après les travaux de nettoyage du banc de la Matelle, le constat est le suivant :

    • l’habitat « récif » a aujourd’hui disparu, ce qui était l’objectif des travaux.
    • l’herbier  à  Zostera  marina  de  0,8  ha,  à  la  pointe  occidentale  du  banc  ne  s’est  pas  re-développé. Les fonds ont changé avec un développement de moules et de crépidules. Ce type de substrat a entraîné une augmentation des effectifs et la diversité de la mégafaune. La présence de crépidules est cependant préoccupante et doit être suivie, leur biomasse ayant été multipliée par 30 en 3 ans.
    • la zone nettoyée et ensablée est colonisée par une faune opportuniste d’invertébrés. Aucun herbier  à  Zostera  noltii  n’a  repoussé.  L’herbier  épars  non  directement  impacté  par  les travaux de la partie orientale du banc a, pour la première année, complètement disparu. la zone  de  biocompensation  ne  doit  donc  pas  être  recherchée  sur  la  Matelle  car  les  zones environnantes  ne  comportent  pas  d’herbier  suffisamment  dense  pour  assurer  une recolonisation.

    X. de Montaudouin, A. Nadau, H. Blanchet, N. Lavesque et B. Gouillieux (Université Bordeaux 1)

    SIBA; OSU; Station Marine d’Arcachon

    2009
    40
  • Rechargement et restauration des plages du Pyla sur Mer : impact sur les peuplements benthiques (année 6)

    A la suite des travaux de dragage et de ré-ensablement menés pendant l’hiver 2003 sur le littoral du Pyla (1,1 Mm3), un suivi des peuplements benthiques a été réalisé aux printemps 2003 et 2004. Des travaux d’entretien (150000 m3) ont été programmés pendant l’hiver 2004-05, puis l’hiver 2006-07, et enfin l’hiver 2009 (106800 m3).

    La campagne de prélèvements de 2009 ne peut donc être considérée que comme un bilan d’une succession de travaux, 8 ans après l’étude sur l’état initial des peuplements benthiques.

    Dans la zone de dragage (Banc de Bernet), les peuplements benthiques sont naturellement pauvres et l’impact des travaux sur les paramètres quantitatifs (biomasse et abondance) est peu ressenti. Les analyses multivariées soulignent un état de nouvel équilibre, légèrement différent de celui de 2001 (période avant travaux).

    L’impact le plus significatif concerne la mégafaune prélevée à la drague, même si l’année 2009 est caractérisée par l’un des meilleurs résultats obtenus depuis 2001 (surtout pour les grandes mactres dont l’effectif de la population atteint ¼ de celui de la population initiale). Aucune moulière n’est signalée cette année. La moulière réapparue sur le chenal du Pyla en 2006 a été de nouveau détruite en 2007.

    Les peuplements caractérisent donc des sables moyens nus avec une biomasse, une abondance et une richesse spécifique plutôt basses pour ce type d’habitat, mais normales si on considère que les travaux ont été réalisés  4 mois avant.

    La totalité des épis rocheux étant aujourd’hui largement encadrée par la nouvelle plage, les peuplements infralittoraux de substrats durs ont logiquement disparu. La faune médiolittorale est particulièrement intéressante par la présence de récifs d’hermelles (vers tubicoles). La surface de recouvrement des épis par ces structures biogènes est de 14% mais il est à craindre que l’ignorance des estivants, comme chaque année, altère cette population (2% de recouvrement en septembre 2006). Une information pédagogique au niveau des allées d’accès à la mer et concernant notamment la protection des massifs d’hermelles serait souhaitable.

    Les peuplements benthiques de l’estran sableux du Pyla sont en re-structuration constante, certainement perturbés par la succession des travaux. Abondance et biomasse ont rapidement retrouvé des valeurs proches des années précédentes, mais la richesse spécifique est l’une des plus basses mesurée depuis le début des suivis sur cette zone.

    X. de Montaudouin, P. Cajeri et N. Lavesque (Université Bordeaux 1)

    SIBA; OSU; Station Marine d’Arcachon

    pylarapport2009.pdf  (976.13 Ko)
    2009
    45
  • Etudes de modélisation courantologique et de rejet des effluents du Wharf de la Salie - Note de synthèse

    Le Syndicat Mixte du Bassin d’Arcachon a mis en place un vaste réseau d’assainissement des eaux usées issues des dix communes du Bassin d’Arcachon. Les effluents ainsi traités sont finalement rejeté en mer au niveau du wharf de la Salie.

    Or, les évolutions morphodynamiques fortes observées au niveau des passes d’entrée du bassin et des différents bancs et hauts-fonds possèdent une influence forte sur le comportement  hydrodynamique du Bassin d’Arcachon et aux abords du wharf. Le devenir des effluents rejetés par le wharf de La Salie est donc fortement contraint par les conditions hydrodynamiques extérieures, modifiées en permanence par les évolutions constantes des fonds sur ces secteurs.

    Afin de disposer d’éléments mis à jour concernant l’influence possible des rejets du wharf de La Salie sur la qualité des eaux marines, le SIBA a confié à SOGREAH différentes études de modélisation courantologique et de suivi des effluents rejetées de manière à connaître et suivre au cours du temps l’évolution de ces rejets.

    La liste des études recueillies et analysées dans le cadre de cette note de synthèse est la suivante :

    • Wharf de La Salie – Evolution des fonds (juin 1991),
    • Etude courantologique du rejet en mer par l’intermédiaire du wharf de La Salie des effluents traités industriels et urbains – Rapport (octobre 1991),
    • Etude courantologique du rejet en mer par l’intermédiaire du wharf de La Salie des effluents traités industriels et urbains – Note complémentaire sur l’allongement du wharf (octobre 1991),
    • Etude courantologique du rejet en mer par l’intermédiaire du wharf de La Salie des effluents traités industriels et urbains – Actualisation de l’étude de 1991 (novembre 1994),
    •  Modélisation numérique de la dispersion des rejets en mer du wharf de La Salie – Rapport (mai 2002),
    • Modélisation numérique de la dispersion des rejets en mer du wharf de La Salie sur la base des levés bathymétriques de 2004/2006 – Rapport (avril 2008),
    • Modélisation numérique de la dispersion des rejets en mer du wharf de La Salie sur la base des levés bathymétriques de 2004/2006 –Extension du wharf au large – Note technique (septembre 2008).

    Cette synthèse des différentes études, réalisées avec une vision actuelle de la problématique, permet de mettre en évidence le rôle joué par les différents paramètres et leurs évolutions au cours du temps sur le transport des effluents du wharf de La Salie. Cette historique des modélisations numériques révèle également les propriétés et les limites des simulations numériques. L'influence des traitements bactéricides mise en oeuvre au niveau des différentes stations d'épuration est par ailleurs visualisé.

    SOGREAH

    SIBA

    2010
    66
  • Infiltration des effluents traités du bassin d’Arcachon dans le massif dunaire – Étude de préfaisabilité

    Depuis 1968, le SIBA œuvre sur la réalisation d’un réseau d’assainissement des eaux usées basé sur le non rejet des effluents traités des stations d’épuration dans le Bassin d’Arcachon.

    Actuellement, le système d’assainissement des eaux usées repose sur le ceinturage complet du Bassin d’Arcachon par l’existence de deux collecteurs principaux prolongés par un émissaire (Wharf de la Salie) permettant de rejeter en mer les eaux usées traitées provenant des stations d’épuration urbaines et industrielle à raison d’environ 60 000 m3 par jour.

    Afin de trouver une alternative aux rejets en mer, le SIBA a lancé une étude de préfaisabilité sur la mise en œuvre d’un système d’infiltration de ces effluents traités dans le massif dunaire. Compte tenu des volumes et des enjeux techniques et environnementaux, l’étude préliminaire de cette solution nécessite une approche détaillée quant aux aspects foncier, règlementaire et technique.

    L’étude de préfaisabilité a pour objectifs d’acquérir les éléments de réponse aux différents aspects du projet et de permettre au SIBA de disposer des éléments de réflexion pour envisager une suite éventuelle à cette solution.

    Le secteur d’étude se situe à proximité de la conduite de refoulement entre le poste de  refoulement de la Teste de Buch et le Wharf de la Salie.

    Différentes techniques peuvent être envisagées en fonction des caractéristiques du rejet (débit, qualité) et des contraintes du site d’infiltration. Au vu des premiers éléments, une technique d’infiltration par bassins ou par bassins à drains rayonnants, serait à privilégier,  du fait des contraintes et des incertitudes existantes sur les techniques d’infiltration par drain ou par aspersion.

    Du fait des conditions hydrogéologiques du secteur et de la hauteur dessaturée disponible, il paraît impossible d’infiltrer la totalité de l’effluent dans le massif dunaire. Un débit maximal de 20 000 m3/jour, pourrait être envisagé. La surface nécessaire pour les installations d’infiltration serait alors estimée à un peu plus de 2,5 ha.

    Plusieurs sites sont envisageables compte tenus des différentes contraintes hydrogéologiques, environnementales et réglementaires. Des études plus approfondies seront nécessaires pour déterminer si les sites proposés sont effectivement éligibles pour le projet.

    Une estimation financière est présentée.

    SAFEGE - Ingénieurs Conseils

    SIBA

    2010
    96
  • Commission Locale d’Information et de Surveillance (CLIS) sur la Qualité des Eaux du Bassin d’Arcachon

    Vous trouverez, ci-joint au format PDF, le document présenté par le SIBA lors de la CLIS sur la qualité des eaux du Bassin s’est tenue le 15 octobre 2010 au Lycée de la Mer à Gujan-Mestras.

    SIBA

    clis_2010.pdf  (14.82 Mo)
    2010
    155
  • Etude de la variabilité des effluents du Wharf de la Salie et suivi dans le milieu. Caractérisation de la concentration en contaminants organiques et métalliques

    Le  Wharf  de  La  Salie  rejette  en  moyenne  60  000  m3  d’eaux  épurées  par  jour  qui  se  diffusent immédiatement  dans  l’océan  à  800  mètres  au  large  de  la  côte.  Ces  eaux  bien  que  traitées  et conformes  aux  normes  en  vigueur,  contiennent  un  grand  nombre  de  substances.  Une  question récurrente est ainsi posée : quel est l’impact du Wharf de la Salie sur les zones de conchyliculture d’Arguin et du Bassin d’Arcachon ?
     
    Une  première  étude  a  eu  lieu  en  2008  permettant    de  caractériser  les  niveaux  de  contaminants organiques et métalliques de l’effluent du Wharf de la Salie, et de définir des traceurs moléculaires spécifiques  représentatifs  de  cet  effluent  (substances  pharmaceutiques,  alkylphénols,  métaux…).  
    Cette  première  phase  a  posé  les  bases  de  la  connaissance  chimique  de  l’effluent  et  permet  donc d’envisager  l’étude  de  son  devenir  dans  le  milieu  récepteur  à  travers  le  suivi  des  traceurs moléculaires.  
     
    Une deuxième phase d’étude a donc été mise en place pour  tester  l’utilisation d’échantillonneurs passifs  pour  le  suivi  de  l’impact  du  rejet  du  Wharf  de  la  Salie  sur  les  zones  de  production conchylicoles et en particulier sur le Banc d’Arguin.  
     
    Il  apparait  que  les  traceurs  définis  en  particulier  les  substances  pharmaceutiques  sont  de  bons traceurs moléculaires de l’effluent du Wharf dans le milieu récepteur. Ces traceurs sont présents en quantités significatives dans l’effluent et ils sont correctement accumulés dans les échantillonneurs passifs sélectionnés.

    Concernant la question de l’impact du Wharf de la Salie sur les zones de production conchylicoles, le suivi des traceurs moléculaires dans le milieu récepteur par les échantillonneurs passifs n’a pas pu mettre en évidence l’influence du rejet du Wharf de la Salie sur les zones de production conchylicoles au  niveau  d’Arguin.  En  effet  l’effluent  du  Wharf  de  la  Salie  semble  très  fortement  dilué  dès  son arrivée dans le milieu récepteur, les échantillonneurs passifs placés au pied du Wharf n’ont capté que de faibles quantités de traceurs. Les traceurs moléculaires n’ont donc pas été accumulés de façon significative par les échantillonneurs passifs posés au niveau du Banc d’Arguin.
     
    On ne peut donc pas conclure que le rejet du Wharf impacte les sites de production ostréicole situés sur  le Banc Arguin en terme chimique sur la durée de l’étude.

    H. Budzinski, N. Tapie, J.L. Gonzalez, K. Le Ménach et T. Geny (Université de Bordeaux 1)

    Université de Bordeaux 1, Agence de l’Eau Adour-Garonne, SIBA, Smurfit Kappa

    2010
    25
  • L’évolution morpho-bathymétrique des passes du Bassin d’Arcachon de 2000 à 2010 - Conséquences et enjeux

    Le milieu sableux que constitue le Bassin d’Arcachon, mis à disposition de forces éoliennes et hydrauliques aussi vigoureuses en font un milieu très sensible et en constante évolution surtout au niveau du secteur des passes.

    L’étude réalisée en Master 1 sur la gestion « dynamique » des sédiments sableux pour l’entretien des plages et des chenaux du Bassin d’Arcachon mettait en évidence la volonté et la capacité des différents acteurs prenant part à la gestion et à l’entretien du Domaine Public Maritime (DPM), d’accompagner l’action des processus naturels en substituant le couple dragage-remblaiement au couple érosion-sédimentation.

    Pour la présente étude réalisée dans le cadre du stage de Master 2 au Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon (SIBA), l’Etat, les collectivités locales et les riverains du DPM sont spectateurs des dynamiques agissant au niveau de l’embouchure du Bassin d’Arcachon et tentent de suivre et de comprendre ces évolutions et d’en gérer localement les conséquences.

    L’objectif principal du stage est de mettre à profit les relevés bathymétriques réalisés par la Subdivision Territoriale et Maritime du Bassin d’Arcachon (STMBA) et le SIBA pour étudier de manière précise les tendances évolutives des passes mais également des fosses de la bordure littorale orientale du Cap Ferret ainsi que les abords du wharf de la Salie, exutoire du réseau d’assainissement du Bassin d ‘Arcachon.

    A la vue des évolutions récentes des passes, les conséquences et les enjeux actuels et futurs, sont dégagés selon les différents secteurs en matière de politique de gestion et de validité des outils et des méthodes utilisés pour appréhender et gérer l'instabilité caractéristique de la zone.

    MANCIET Bruno

    SIBA - Université Bordeaux 3 - DDTM 33

    2010
    117
  • Compte-rendu des observations relatives aux impacts de la tempête Xynthia sur le littoral aquitain

    La France a été frappée les 27 et 28 février 2010 par une violente tempête, baptisée Xynthia, qui a balayée une large bande du territoire allant des Pyrénées aux Ardennes. Après cet événement, le réseau d’observateurs de l’Observatoire de la Côte Aquitaine (ONF, BRGM, SIBA) s’est mobilisé pour initier  un  état  des  lieux  du  littoral  aquitain.  Le  présent  document  synthétise  les  observations recueillies immédiatement après la tempête et n’a pas vocation à faire une analyse détaillée des processus ayant conduit à ces événements ni à une évaluation quantifiée des dégâts.  
     
    Des observations et des relevés ont été effectués sur l’ensemble du littoral aquitain, hors estuaire de la Gironde : sur la côte sableuse, de la Pointe de Grave jusqu’à l’Adour, sur la côte rocheuse entre l’Adour et la Bidassoa et sur le Bassin d’Arcachon.
    Les observations concernent différents types d’aléas en fonction du contexte : l’érosion côtière, les submersions marines et les mouvements de terrain.
    Un 2ème événement conjuguant des vents, des marées et des houles importants est survenu le 30 mars 2010 et fait également l’objet d’une évaluation.
     
    D’une  manière  générale,  les  secteurs  les  plus  concernés  par  la  tempête  Xynthia  sont  le  Bassin d’Arcachon pour la submersion marine et la côte océanique de Gironde pour l’érosion côtière. Le reste du littoral océanique des Landes et des Pyrénées Atlantiques a connu peu d’impact vis-à-vis de cette tempête.
    Le niveau d’érosion des plages décroît du nord au sud de l’Aquitaine. Les secteurs les plus touchés par cette érosion marine sont la pointe nord de la Gironde et les bordures des passes du Bassin.

    D’une façon générale la dune a bien joué son rôle de  protection et d’amortisseur. Cependant, elle a souffert et des crédits exceptionnels de remise en état seront nécessaires.
    Sur les falaises rocheuses de la côte basque, peu d’impacts ont été observés.
    La submersion marine concerne l’ensemble des zones basses du Bassin d’Arcachon. A la différence de la tempête Klaus qui avait essentiellement endommagé le quartier du Mauret à Andernos-les-Bains, l’ensemble du pourtour du Bassin a été atteint durant Xynthia. Des hauteurs d’eau maximales mesurées sont inférieures à 90 cm sur des distances pouvant atteindre plusieurs centaines de mètres à l’intérieur des terres, depuis le trait de côte.

    S. Aubié, B. Daubet, J. Favennec (ONF), C. Mallet et J. Mugica (BRGM)

    OCA, ONF, BRGM, Région Aquitaine, CG 33, CG 40, CG 64, SIBA

    2010
    40
  • Les outils de gouvernance, de gestion et de planification sur le Bassin d‟Arcachon. Quelles implications pour les professionnels de la pêche et de la conchyliculture ?

    Le Bassin d’Arcachon se situe en Aquitaine, sur la façade atlantique française. C’est une lagune ouverte sur l’océan, d’environ 150 km² à marée haute, et 40 km² à marée basse.

    Sur ce territoire travaillent des pêcheurs et des conchyliculteurs. Ce territoire dispose également de plusieurs outils de gestion, gouvernance et planification, parmi lesquels on trouve :

    • Natura 2000 en mer
    • Parc naturel marin
    • Sites du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres
    • Réserves naturelles nationales
    • Schéma d’aménagement et de gestion des eaux
    • Schéma de mise en valeur de la mer
    • Schéma de cohérence territoriale

    Face aux réflexions actuelles sur un projet de parc naturel marin sur le Bassin, les professionnels de la pêche et de la conchyliculture (Comité Local des Pêches Maritimes et des Elevages Marins d’Arcachon, Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins d’Aquitaine, Comité Régional de la Conchyliculture Arcachon-Aquitaine) ont souhaité mieux comprendre le rôle de chacun de ces outils, comment ils pouvaient interagir entre eux, et avec les activités des professionnels de la mer. Ils ont demandé à ce que ce travail soit réalisé dans le cadre du projet MAIA, et fasse l’objet d’un rapport synthétique et pratique.

    Ce rapport présente donc les principales caractéristiques de chacun de ces outils (objectifs, situation sur le bassin d’Arcachon, fonctionnement, pouvoirs juridiques…), ainsi que leurs potentielles incidences (atouts et contraintes) sur la pêche et la conchyliculture. Enfin, lorsque cela est possible, est présentée une analyse de l’articulation de ces outils.

    Alice Khayati (AGLIA-MAIA)

    Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins d'Aquitaine (CRPMEM), Association du Grand Littoral Atlantique (AGLIA)

    2011
    67
  • REPAR : REseau Pesticides Bassin d'Arcachon Action 2 : Quantification de la présence. Résultats des analyses chimiques sur prélèvements ponctuels 2010

    La connaissance des niveaux de pesticides dans le bassin d’Arcachon (et plus particulièrement dans l’intrabassin) reste parcellaire. Des études spécifiques ont permis de mettre en évidence la présence d’un certain nombre de molécules phytosanitaires, principalement des herbicides et des molécules «anti-salissures». Ces études limitées dans le temps ont montré l’importance d’une fréquence d’échantillonnage élevée afin de pouvoir suivre l’évolution de la contamination des phytosanitaires dans le temps et la nécessité de réactualiser en permanence la liste des molécules suivies.

    Le Réseau Pesticides du Bassin d’Arcachon (REPAR), au travers de l’action 2 se propose donc de suivre de façon spécifique et régulière au cours de l’année une liste de molécules phytosanitaires remises régulièrement à jour en fonction de l’évolution des usages.

    Les résultats présentés dans ce rapport sont les données obtenues sur la première année de suivi du réseau REPAR. Dans ce cadre, une centaine de molécules correspondant aux usages identifiés sur le Bassin d’Arcachon et son bassin versant ont été suivies.

    Les concentrations observées dans l’intrabassin sont globalement plus faibles que celles retrouvées dans les tributaires. La Leyre a été identifiée comme étant le vecteur majoritaire d’apport de pesticides vers le Bassin d’Arcachon, elle apporte en moyenne 835 g.j-1 de pesticides, soit plus de 90% des pesticides introduits dans le Bassin.

    Cette première année de suivi a également permis de mettre en évidence les variations des profils de contamination des pesticides au cours des saisons. Un premier pic de concentration est observé durant la période printanière, essentiellement due à l’usage agricole du métolachlore. Un deuxième pic de concentration en période hivernale est également observé. Ce pic pourrait être du au relargage de métolachlore de la nappe phréatique vers les tributaires et le Bassin d’Arcachon.

    Les pesticides les plus présents dans les tributaires et l’intrabassin étant le métolachlore et ses métabolites, l’agriculture peut être identifiée comme la source principale de pesticides dans le Bassin d’Arcachon. La deuxième source clairement identifiée de pesticides dans le bassin d’Arcachon est une source interne au Bassin, le nautisme. Il contribue via les peintures antisalissures à l’apport de molécules telles que l’irgarol, le diuron, le DSMT... La présence de molécules telles que l’imidaclopride laisse également suspecter une source domestique de pesticides.

    L’approche chimique doit donc être couplée à une approche écotoxicologique afin de pouvoir conclure sur l’impact toxique potentiel des pesticides. En effet la concentration d’une molécule dans l’environnement ne peut pas directement corréler à un effet toxique.

    H. Budzinski; N. Tapie et A. Belles (Université de Bordeaux 1 - UMR EPOC - LPTC)

    Université de Bordeaux 1, SIBA, Agence de l'Eau Adour-Garonne

    2011
    15
  • Régression des herbiers de zostères dans le Bassin d’Arcachon : état des lieux et recherche des causes

    Alors qu’ils avaient jusque là présenté une grande stabilité, à l’inverse de nombreux sites côtiers mondiaux, les herbiers de zostères (Zostera noltii et Zostera marina) du Bassin d’Arcachon ont connu une forte régression depuis les années 2000.

    Différentes causes ont été invoquées pour expliquer ce phénomène : anomalies climatologiques, maladie, sur-pâturage par les oiseaux herbivores, contamination par les herbicides, destruction mécanique par la pêche à pied. Une étude pluridisciplinaire a été mise en place pour étudier l’effet possible de ces différents facteurs, en mettant en perspective l’historique des herbiers et l’évolution temporelle de ces paramètres.

    Après un chapitre traitant de l’évolution récente (2007-2010) de ces herbiers dans le Bassin d’Arcachon, les résultats relatifs aux différentes hypothèses sont présentés. Ces résultats permettent d’écarter certains facteurs présumés explicatifs et d’en retenir d’autres en les hiérarchisant. Enfin, ces travaux débouchent sur la nécessité d’entreprendre des travaux complémentaires, notamment dans le domaine de l’écotoxicologie, et de la lumière parvenant aux herbiers.

    Auby Isabelle, Bost Charles-André, Budzinski Helene, Dalloyau Sebastien, Desternes Amandine, Belles Angel, Trut Gilles, Plus Martin, Pere Caroline, Couzi Laurent, Feigne Claude, Steinmetz Julien

    Ifremer, CNRS, Univ Bordeaux 1, Fédération Départementale des Chasseurs de Gironde, Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne, Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), Conseil Général 33, Conseil Régional 33, SIBA

    2011
    195
  • Rechargement et restauration des plages du Pyla sur Mer : impact sur les peuplements benthiques (année 9)

    A la suite des travaux de dragage et de ré-ensablement menés pendant l’hiver 2003 sur le littoral du Pyla (1,1 Mm3), un suivi des peuplements benthiques a été réalisé aux printemps 2003 et 2004. Des travaux d’entretien (150 000 m3) ont été programmés pendant l’hiver 2005, puis l’hiver 2007, l’hiver 2009 (106 800 m3) et enfin lors des hivers 2010 et 2012 (152 469 et 156 751 m3, respectivement). La campagne de prélèvements de 2012 (= cette étude) ne peut donc être considérée que comme un bilan d’une succession de travaux 11 ans après l’étude sur l’état initial des peuplements benthiques.

    1. Sur le Banc de Bernet et le Chenal du Pyla, il apparaît d’une part que la différence entre état initial et états post-travaux, en termes de peuplements benthiques, est visible mais d’autre part qu’il existe un large noyau d’espèces caractéristiques des sables moyens qui restent présentes et permettent d’estimer que l’impact des travaux est de faible durée. Par ailleurs, aucune différence n’a été relevée, hormis quelques tendances concernant la richesse spécifique, entre l’état des peuplements 6 mois après les travaux et celui 18 mois après, la variabilité interannuelle l’emportant. Il n’en demeure pas moins que les espèces de la mégafaune, mactres en tête, sont impactées par ces travaux.
    2. Sur l’estran du Pyla, très peu de différences apparaissent entre l’état initial et les différentes années, de travaux ou non. Parfois, des années particulières « ressortent », comme en 2005, 2010 et 2011, en relation avec un recrutement de coques et/ou de moules, sans succès d’installation. 3. Un suivi saisonnier des récifs d’hermelles a été initié en 2010. La recolonisation après ensevelissement (travaux d’engraissement) est rapide et suit l’érosion (les rochers sont rapidement recolonisés lorsque le sable s’en va et qu’ils découvrent). Après le dépôt de sable, les valeurs de surfaces recouvertes par les hermelles est faible (<25 m² pour les 12 épis) et ne cessent d’augmenter pour dépasser les 100 m². La plus faible valeur observée correspond néanmoins à l’automne 2011, caractérisé par des destructions de récifs par les pêcheurs (recherche d’appâts).

    X. de Montaudouin, B. Labarrere, N. Lavesque, B. Gouiillieux

    SIBA; Station Marine d’Arcachon UMR« EPOC »

    pylarapport2012.pdf  (1.69 Mo)
    2012
    47
  • REPAMEP - Réponse des palourdes aux stress environnementaux combinant métaux, efflorescences toxiques et pathogènes

    L’originalité de ce projet réside dans le développement d’une approche interdisciplinaire intégrant l’impact des efflorescences d’algues toxiques et la pollution métallique sur la biologie (comportement, stress, immunité, génétique) et le développement des maladies d’un bivalve fouisseur d’intérêt économique, la palourde.

    La palourde japonaise Ruditapes philippinarum est la seconde espèce de bivalve exploitée dans le monde. Espèce introduite dans le bassin d’Arcachon dans les années 1980, elle soutient aujourd’hui une pêche professionnelle forte de 57 licences. Cependant, ces cinq dernières années ont vu le stock chuter. Outre la pêche, un certain nombre de maladies se présentent comme menace potentielle, notamment la perkinsose et la maladie du muscle marron (BMD).

    Le projet confirme l’installation de ces pathologies à des niveaux élevés de prévalence et d’intensité, impactant la croissance et l’indice de condition des palourdes. Perkinsose comme BMD sont favorisés sur les estrans les plus émergeants et sur les zones à plus faible renouvellement d’eau (secteur nord-ouest). L’hypothèse d’un agent pathogène de la BMD de nature virale reste forte, même si la démonstration n’a encore pu être faite. Si les palourdes du bassin d’Arcachon concentrent peu de toxines d’origine phytoplanctoniques (2010-11), la présence de spirolides suffit à justifier les expériences de contamination croisées menées dans ce projet.

    Au-delà des défis techniques (cultures d’algues toxiques, multiplicité des traitements et des mesures), ce projet a mis en évidence des atteintes histologiques, immunitaires, comportementales et moléculaires liées à la contamination « algues toxiques » et/ou « métaux ».
    L’expertise acquise a été en partie possible grâce à une aide technique du Comité des Pêches et, en retour, a permis d’orienter le Comité dans certaines de ses stratégies.

    M. Baudrimont, P. Gonzalez, H. Hégaret, A. Khayati, P. Lassus, A. Legeay, X. de Montaudouin, N. Raymond, P. Soudant, D. Tran

    CNRS; Université de Bordeaux; INRA; Ifremer; CRPMEM Aquitaine; MEEDD

    2013
    105
  • Etude Intégrée du Canal des Landes

    A la suite d’une réflexion initiée par le SAGE, et à la demande des communes de la Teste-de-Buch et de Gujan-Mestras, il a donc été confié au SIBA la maîtrise d’ouvrage d’une étude intégrée sur le Canal des Landes, préalablement à la réalisation de travaux de restauration et d’entretien des ouvrages de régulation et des berges.

    Plusieurs études ont déjà été réalisées sur l’hydraulique du Canal des Landes et le fonctionnement des ouvrages présents sur son cours. L’objectif de l’étude intégrée est d’élaborer une synthèse actualisée des connaissances pour apporter des informations nouvelles, dans la perspective d’une gestion intégrée, tant hydraulique et qu’environnementale.

    Plusieurs axes ont ainsi été traités dans cette étude :

    les enjeux liés à la protection des biens et des personnes, avec de forts enjeux de sécurité (présence d’urbanisation, construction d’un pôle hospitalier), en lien avec des épisodes d’inondation récurrents ;
    les enjeux liés à l’environnement, et plus particulièrement, les enjeux de continuité écologique ainsi que ceux de la préservation des zones humides ;
    les enjeux liés aux usages, en prenant en compte la nécessité de maintenir les usages amont sur le Lac de Cazaux-Sanguinet et de préserver les usages aval (baignade, ostréiculture), notamment en termes de qualité de l’eau.

    Le diagnostic montre la présence d’ouvrage participant à l’artificialisation du milieu, à la rétention des sédiments et limitant voire empêchant la circulation des espèces.

    La qualité des eaux est jugée moyenne à bonne; avec comme paramètre déclassant l’oxygène dissous dont la faible quantité peut être reliée au manque d’entretien du canal et à l’artificialisation du canal notamment à sa segmentation en une succession de plans d’eau.

    L’élément important est la présence sur le linéaire de nombreux ouvrages dont l’état paraît pour certains inquiétant et pouvant potentiellement par risque de rupture, entraîner des inondations importantes sur les secteurs aval habités et ainsi menacer sérieusement la sécurité des personnes et des biens. La dynamique d’écoulement du canal des Landes se rapproche du fonctionnement normal d’un cours d’eau, hors influence des ouvrages. Le substrat est majoritairement sableux associé à de la matière organique en décomposition participant pour partie à l’envasement du fond du lit, notamment en amont des ouvrages. On note cependant une bonne diversité d’habitats naturels.

    On constate un manque d’entretien généralisée du Canal des Landes et de son contre-canal marqué par la présence d’embâcles. La végétation rivulaire est composée majoritairement de pins, chêne, bourdaine et ajoncs. Un secteur d’érosion est présent sur le Canal des Usines au niveau du Parc de la Chêneraie pouvant à terme faire chuter les arbres en haut de berge.

    On observe une importante richesse patrimoniale faunistique et floristique sur le Canal des Landes ainsi que sur les milieux aquatiques et humides associés qu’il est primordial de préserver.

    Trois secteurs sont touchés par des espèces invasives : le Parc de la Chêneraie, les bords du canal au niveau du lac de Cazaux et un secteur de la base aérienne.

    Sarl Rivière-Environnement; Mr ROMANEIX Christian Cabinet Conseil Eau Environnement

    SIBA; Agence de l'Eau Adour-Garonne; Conseil Général de la Gironde

    2013
    212
  • Apports atmosphériques en Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) à l’écosystème aquatique du Bassin d’Arcachon

    Un rapport IFREMER de 2008 a montré que la contamination des mollusques du Bassin d’Arcachon par les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) (valeurs 2000-2004) était importante par rapport aux autres sites côtiers du littoral Manche-Atlantique et qu’elle augmentait depuis que ces composés étaient recherchés dans les huîtres (en 1996).

    Dans ce contexte, plusieurs travaux de recherche ont été lancés, comme le programme Ascobar, soutenu par le Conseil Régional d’Aquitaine, dans le but de mieux caractériser la contamination en HAP et d’identifier leurs sources. Les travaux entrepris jusqu’ici se sont intéressés uniquement au milieu aquatique aussi il a été choisi ici de se focaliser plus particulièrement sur les apports atmosphériques potentiels vers le compartiment aquatique. Ceux-ci peuvent être non négligeables, comme cela a été par exemple démontré dans le cas de l’estuaire de la Seine dans le cadre du programme Seine-Aval.

    Les hydrocarbures aromatiques polycycliques sont des composés organiques largement distribués dans l’atmosphère et sont parmi les premiers polluants atmosphériques à y avoir été identifiés comme cancérigènes. Dans l’air ambiant, les HAP ont des sources multiples, partagées essentiellement en cinq catégories différentes : sources domestiques, transports, industrie, agriculture et sources naturelles. Il est aujourd’hui établi que ces composés sont essentiellement d’origine pyrolytique, provenant de la combustion incomplète de la matière organique (carburants, charbon, bois,..) à haute température, et qu’ils se répartissent selon leur taille entre les phases gazeuse et particulaire de l’atmosphère.

    Une fois émis dans l’air, les HAP peuvent être transportés loin de leurs sources, réagir ou être photo-dissociés puis retomber par dépôt gravitationnel ou par lessivage de l’atmosphère. Ceux-ci pourront alors se retrouver répartis dans les différents compartiments de l’environnement (bassins, milieux marins et fluviaux, sédiments et sols).

    L’objectif principal de cette étude était d’évaluer les possibles apports atmosphériques à la contamination en HAP des eaux du Bassin d’Arcachon.

    Pour cela, dix semaines de campagne de mesure ont été effectuées sur 7 sites différents, caractéristiques des sources attendues de HAP, mesurant ainsi en continu leurs concentrations (gazeuses et particulaires), ainsi que celles en ozone et en oxydes d’azote, permettant de compléter l’évaluation des sources atmosphériques. Le programme proposé a permis d’obtenir pour la première fois une cartographie des concentrations atmosphériques en HAP autour du Bassin d’Arcachon.

    Les concentrations mesurées sont comprises en moyenne entre 1,5 à 25,5 ng/m3, ce qui reste similaire à celles mesurées globalement sur des sites de type périurbain.
    On note un apport non négligeable des sources de type "chauffage au bois".

    Sur la base des mesures des concentrations atmosphériques en HAP, une estimation du dépôt atmosphérique de ces composés sur le Bassin d’Arcachon est réalisée.

    E. Villenave (Université de Bordeaux 1)

    Université de Bordeaux 1; Agence de l'Eau Adour-Garonne, Région Aquitaine, SIBA

    2013
    114
  • Etude de la fécondité de l’huître creuse dans le bassin d’Arcachon en 2013 en lien avec la qualité de l’eau (FéLiBa)

    De 2009 à 2011, le captage à Arcachon fut particulièrement mauvais. Des pontes tardives associées à de faibles quantités de larves “petites” indiquaient un problème probablement au niveau de la maturation ou de la ponte. Le programme FéLiBA consiste en un zoom, pour l’année 2013, sur la Fécondité des huîtres creuses en Lien avec la qualité de l’eau du Bassin d’Arcachon. Ce programme s’est traduit par différentes actions de terrain. Tout d’abord, la maturation des huîtres issues du captage d’Arcachon ou de Marennes-Oléron a été suivie à Arcachon (site du Tès) et comparée avec celle de la Rade de Brest (pointe du Château) au cours de l’année 2013. Puis, un bilan de la maturation des huîtres sauvages d’Arcachon a été établi fin juin 2013. La ponte a également été surveillée dans le bassin d’Arcachon à l’aide d’un observatoire participatif impliquant les professionnels. Enfin, des simulations de dispersion larvaire ont été réalisées de manière à évaluer les contributions potentielles des différents bancs au captage, en fonction de leur localisation géographique. Les comparaisons de différents lots de captage montrent que le captage du bassin d’Arcachon réagit de la même manière que celui de Marennes-Oléron, c’est à dire qu’il présente une croissance et une maturation faible à Arcachon mais forte en Rade de Brest. Ce contraste important met en avant les différences de disponibilité, voire de qualité, de la nourriture entre les deux sites mais réfute l’hypothèse d’une incapacité des huîtres originaires d’Arcachon à présenter de bonnes performances de croissance. L’étude spatiale de la maturation des huîtres sauvages en 2013 permet d’établir que les huîtres sauvages ont maturé normalement et ne présentent pas d’infections visibles par des parasites. Les données de 2011, obtenues plus précocement dans l’année, présentent des taux élevés d’huîtres non fécondes mais ne permettent pas de conclure sur la maturation au terme de l’été. Un gradient zones internes - zones océaniques apparaît également sur les réserves, l’infestation par le Polydora et l’indice de condition. Ce gradient suit une ligne sud-est nord-ouest lorsque l’indice de condition est corrigé de l’altitude et du temps de renouvellement local. Un gradient similaire est retrouvé dans la taille maximale des huîtres. La ponte 2013 reste tardive, avec, comme en 2012, une première ponte partielle fin juillet et une ponte totale à la mi-août. Certaines huîtres n’avaient toutefois pas pondu début septembre dans le sud-est du bassin d’Arcachon lors de ces deux années. Les résultats des simulations de la dispersion larvaire pointent l’importance des zones internes du Bassin et particulièrement de la zone du sud-est pour leur contribution au captage. L’année 2013 s’est révélée une bonne année pour le captage à Arcachon. Les expérimentations entreprises cette année permettent donc difficilement de statuer sur l’origine des années de mauvais captage. Il apparaît cependant que les observations de retard de ponte, de mauvaise croissance et de faibles indices de condition convergent vers la zone du sud-est du Bassin. Ces éléments pourrait être expliqués facilement par un contaminant ou, plus difficilement, par une modification de la ressource trophique. Le phénomène semble cependant marquer le pas pour l’année 2013, qui retrouve de fortes concentrations de larves petites et un captage plus important à l’est. Une surveillance minimale de la zone du sud-est du bassin d’Arcachon est suggérée pour avoir des informations.

    Ismaël Bernard, CRC-AA Gwenaël Allain, Armeria Isabelle Auby, Ifremer Martin Plus, Ifremer Tugdual Drean, SIBA Sonia Gasmi, Université Bordeaux I Valérie David, Université Bordeaux I Stéphane Pouvreau, Ifremer Danièle Maurer, Ifremer

    CRCAA, SIBA, Ifremer, Région Aquitaine, FEP, DDTM, Université de Bordeaux, AAMP

    2014
    60