Bassin d'Arcachon

  • REMPAR : Pesticides, 10 ans d'expertise

    Après plusieurs études ponctuelles et conscients des effets potentiels de ces molécules dans les eaux du Bassin d’Arcachon, l’IFREMER et le SIBA ont imaginé pérenniser une vigilance sur ces composés.
    Un réseau, initialement nommé REPAR (REseau sur les Pesticides au niveau du bassin d’ARcachon), devenu REMPAR en 2020, est ainsi né, il y a plus de 10 ans, de la volonté conjointe des élus des communes riveraines et d’organismes scientifiques (CNRS/Université de Bordeaux, Ifremer, INRAE), appuyés par l’Agence de l’Eau Adour-Garonne, les SAGEs, la DRAAF, le PNRLG et le Département.

    Le réseau s’est rapidement structuré autour de 5 grandes thématiques d’actions :
    • Connaître les usages sur le bassin versant ;
    • Quantifier les présences dans les eaux ;
    • Comprendre les effets sur l’écosystème aquatique ;
    • Susciter et accompagner les évolutions ;
    • Partager les informations.

    Ce réseau ne cesse de s’enrichir de partenaires et interlocuteurs pour mener à bien ces actions et faire progresser l’expertise collective locale.
     

    Adeline THEVAND, SIBA

    Agence de l'Eau Adour Garonne, Université de Bordeaux (EPOC), Ifremer, IRSTEA, PNRLG, SIAEBVELG, SAGE BORN ET BUCH, Département de la Gironde

    2021
    44
  • Suivi stationnel (2006-2020) des herbiers de zostères (Zostera noltei et Zostera marina) et calcul de l’indicateur DCE « Angiospermes » (2020) dans la masse d'eau côtière FRFC06 – Arcachon amont - Bassin Hydrographique Adour-Garonne

    Le calcul de l’indicateur angiospermes dans la masse d’eau FRFC06 – Arcachon amont est basé sur le suivi de trois métriques (composition, extension, abondance) des deux espèces de zostères présentes dans la Baie : Zostera noltei et Zostera marina.

    Les résultats obtenus jusqu’en 2020 permettent d’affecter une qualité « moyenne » à cette masse d’eau vis-à-vis de cet indicateur.

    Ce mauvais classement s’explique principalement par le fait que les emprises des deux espèces sont actuellement beaucoup plus faibles que celles, historiques, utilisées comme référence.

    Auby I., Rigouin L., Ganthy F., Trut G., Méteigner C.,Devaux L., Gouillieux B., Aubert F., Dalloyau S., Bournel C.

    IFREMER

    2021
    62
  • Evaluation de la qualité des zones de production conchylicole - Gironde

    Après un rappel des objectifs, du fonctionnement et de la méthode d’interprétation des résultats des réseaux de contrôle microbiologique (REMI) et de surveillance chimique (ROCCH), ce rapport inclut un bilan national et décrit le programme annuel du département de la Gironde. Il présente l’ensemble des résultats obtenus, en particulier l’estimation de la qualité microbiologique et chimique des zones de production de coquillages classées pour la période 2018-2020.La qualité a pu être estimée pour dix zones de production conchylicole. Selon les critères réglementaires pris en compte (articles 53, 54 et 55 du règlement d’exécution (UE) n°2019/627), dans le département de la Gironde, la qualité microbiologique est estimée en «A» pour cinq zones de production(coquillages non fouisseurs) et «B» pour quatre zones de production (deux pour des coquillages fouisseurs et deux pour des coquillages non fouisseurs). En ce qui concerne la zone «Cap Ferret», classée alternativement en «A» (toute l’année sauf juillet-août) et «B» (juillet-août), la qualité microbiologique est estimée «A» sur l’ensemble de l’année. L’étude des tendances ne met en évidence aucune tendance significative sur l’ensemble des points de suivi. L’année 2020 a été marquée par deux alertes microbiologiques de niveau 0 et six alertes de niveau 1.

    Direction océanographie et dynamique des écosystèmes Laboratoire Environnement Littoral et Ressources Aquacoles d’Arcachon METEIGNER Claire• PERRIERE-RUMEBE Myriam

    IFREMER

    2021
    58
  • IMPACT DES POLLUANTS ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE SUR LES CAPACITÉS DE REPRODUCTION ET LE DÉVELOPPEMENT EMBRYO LARVAIRE DE L’HUÎTRE CREUSE CRASSOSTREA GIGAS DANS LE BASSIN D’ARCACHON

    L'huître creuse du Pacifique constitue une part importante de la production aquacole mondiale, avec 555 913 tonnes produites en 2013. La France est le quatrième producteur mondial d'huîtres et Crassostrea gigas est la principale espèce cultivée dans le bassin d'Arcachon. Cependant, ces dernières années, des problèmes de recrutement et de captage des naissains de certaines cohortes d’huîtres sont survenus. L'augmentation de la fréquence de ces événements peut être révélatrice de changements dans la qualité du milieu. Dans ce contexte de crise, ces travaux se sont intéressés à l’impact de deux polluants, le cuivre et le S-métolachlore, majoritairement retrouvés dans les eaux du Bassin d’Arcachon sur le développement embryo-larvaire des larves D de l’huître creuse (24h post -fécondation). Dans un contexte de changement climatique, une approche multifactorielle a été adoptée afin d’étudier les effets combinés des polluants et de l’accroissement des températures ou des changements de salinité susceptibles d’altérer le développement et la survie des embryons et des larves en période estivale. Dans un premier temps, les effets embryo-toxiques d’une pollution par le cuivre ou le S-métolachlore couplés ou non à la salinité ou à différentes températures ont été étudiés sur des huîtres en provenance d’une écloserie. Pour cela le test embryo-larvaire a été utilisé, et ses limites d’application précisées. Dans un deuxième temps, les effets des polluants couplés ou non à des
    températures et salinités environnementales ont été analysés sur les embryons provenant d’huîtres sauvages ou cultivées prélevées directement dans le milieu en différents sites du Bassin d’Arcachon.
    Le pourcentage de malformations ainsi que l’expression différentielle de gènes cibles ont été déterminés chez les larves tandis que la bioaccumulation du cuivre et du S-métolachlore et le
    pourcentage d’occupation gonadique ont été analysés chez les géniteurs. Ces résultats ont ensuite été comparés afin de déterminer la capacité des huîtres d’écloserie à représenter un modèle alternatif aux huîtres autochtones. Dans l’objectif d’étudier les impacts liés au changement climatique, des conditions un peu plus extrêmes ont été testées, à savoir des températures supérieures de 26 °C, des salinités inférieures de 24 u.s.i et des concentrations en polluants supérieures aux conditions actuelles du bassin. La mise au point d’un logiciel d’analyse du comportement natatoire des larves D a également été réalisée. Nos résultats indiquent une bioaccumulation plus grande du Cu et S-métolachlore dans les huîtres cultivées par rapport aux huîtres sauvages. Par ailleurs cette étude indique clairement que les larves issues des huîtres autochtones (sauvages et cultivées) sont sensibles à des concentrations environnementales en cuivre et en S-métolachlore. Cependant, il a été montré que les gènes impliqués dans divers mécanismes de défense sont surexprimés, avec une plus grande capacité de défense des
    larves issues des huîtres sous l’influence des tributaires mais également des huîtres sauvages par rapport aux cultivées. En présence de concentrations environnementales de Cu comme de Smétolachlore, une augmentation des trajectoires erratiques circulaires a été constatée. De plus, les larves, bien que capables de se développer normalement dans une gamme de températures allant de 22 °C à 26 °C, sont sensibles à l’action combinées des hautes/basses températures et des polluants. De la même manière, elles sont sensibles aux effets combinés de la dessalure et de l’exposition aux polluants. Les huîtres d’écloserie se sont révélées être une bonne alternative à l’utilisation des huîtres autochtones. Finalement, au vu des prédictions concernant l’évolution du climat, nos résultats indiquent qu’il faut s’attendre à un accroissement des malformations larvaires et donc à une diminution du recrutement des naissains dans les années futures dans le Bassin d’Arcachon.

    Perrine GAMAIN, Rapport de Thèse - ÉCOLE DOCTORALE SCIENCES DU VIVANT, GÉOSCIENCES, SCIENCES DE
    L’ENVIRONNEMENT- Université de Bordeaux

    2016
    436
  • Qualité du Milieu Marin Littoral Bulletin de la surveillance 2019

    L’Ifremer coordonne, sur l’ensemble du littoral métropolitain, la mise en oeuvre des réseaux d’observation et de surveillance de la mer côtière. Ces outils de collecte de données sur l’état du milieu marin répondent à deux objectifs :

    • servir des besoins institutionnels en fournissant aux pouvoirs publics des informations répondant aux exigences de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE), de la directive Cadre sur la stratégie Milieu Marin (DCSMM), des conventions des mers régionales (OSPAR et Barcelone) et de la réglementation sanitaire relative à la salubrité des coquillages de production conchylicoles ou de pêche ;
    • acquérir des séries de données nourrissant les programmes de recherche visant à mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes côtiers et à identifier les facteurs à l’origine des changements observés dans ces écosystèmes.

    Le dispositif comprend : le réseau d’observation et de surveillance du phytoplancton et de l’hydrologie dans les eaux littorales (REPHY), le réseau de surveillance des phycotoxines dans les organismes marins (REPHYTOX), le réseau d’observation de la contamination chimique (ROCCH), le réseau de contrôle microbiologique (REMI) et les réseaux de surveillance benthique pour la DCE (DCE Benthos).

    Le SIBA accompagne l'IFREMER pour renforcer l'acquisition de données sur le Bassin d'Arcachon, financièrement dans le cadre d'ARCHYD, et techniquement, via le réseau REMPAR.

    IFREMER

    Océanographie et Dynamique des Écosystèmes

    Unité Littoral Laboratoire Environnement Ressources d’Arcachon

    SIBA

    2020
    164