Plage

  • Ré-ensablement des plages du Pyla : Enquête publique concernant la demande d’autorisation des travaux de réensablement des plages du PYLA pour la période 2016 - 2026

    La période d’autorisation de réensablement des plages du Pyla arrivant à échéance (janvier 2005 à janvier 2015), l’objet de la présente enquête publique est la demande d’autorisation d’une nouvelle campagne de réensablement des plages du Pyla sur la période 2016 – 2026 pour un volume voisin de 150 000 m3 tous les 2 ans.

    Michèle Careiron Armand - Commissaire enquêteur, Pierre Massey - Suppléant

    Tribunal administratif de Bordeaux

    2015
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  • Rechargement et restauration des plages du Pyla sur Mer : impact sur les peuplements benthiques (année 6)

    A la suite des travaux de dragage et de ré-ensablement menés pendant l’hiver 2003 sur le littoral du Pyla (1,1 Mm3), un suivi des peuplements benthiques a été réalisé aux printemps 2003 et 2004. Des travaux d’entretien (150000 m3) ont été programmés pendant l’hiver 2004-05, puis l’hiver 2006-07, et enfin l’hiver 2009 (106800 m3).

    La campagne de prélèvements de 2009 ne peut donc être considérée que comme un bilan d’une succession de travaux, 8 ans après l’étude sur l’état initial des peuplements benthiques.

    Dans la zone de dragage (Banc de Bernet), les peuplements benthiques sont naturellement pauvres et l’impact des travaux sur les paramètres quantitatifs (biomasse et abondance) est peu ressenti. Les analyses multivariées soulignent un état de nouvel équilibre, légèrement différent de celui de 2001 (période avant travaux).

    L’impact le plus significatif concerne la mégafaune prélevée à la drague, même si l’année 2009 est caractérisée par l’un des meilleurs résultats obtenus depuis 2001 (surtout pour les grandes mactres dont l’effectif de la population atteint ¼ de celui de la population initiale). Aucune moulière n’est signalée cette année. La moulière réapparue sur le chenal du Pyla en 2006 a été de nouveau détruite en 2007.

    Les peuplements caractérisent donc des sables moyens nus avec une biomasse, une abondance et une richesse spécifique plutôt basses pour ce type d’habitat, mais normales si on considère que les travaux ont été réalisés  4 mois avant.

    La totalité des épis rocheux étant aujourd’hui largement encadrée par la nouvelle plage, les peuplements infralittoraux de substrats durs ont logiquement disparu. La faune médiolittorale est particulièrement intéressante par la présence de récifs d’hermelles (vers tubicoles). La surface de recouvrement des épis par ces structures biogènes est de 14% mais il est à craindre que l’ignorance des estivants, comme chaque année, altère cette population (2% de recouvrement en septembre 2006). Une information pédagogique au niveau des allées d’accès à la mer et concernant notamment la protection des massifs d’hermelles serait souhaitable.

    Les peuplements benthiques de l’estran sableux du Pyla sont en re-structuration constante, certainement perturbés par la succession des travaux. Abondance et biomasse ont rapidement retrouvé des valeurs proches des années précédentes, mais la richesse spécifique est l’une des plus basses mesurée depuis le début des suivis sur cette zone.

    X. de Montaudouin, P. Cajeri et N. Lavesque (Université Bordeaux 1)

    SIBA; OSU; Station Marine d’Arcachon

    pylarapport2009.pdf  (976.13 Ko)
    2009
    45
  • Rechargement et restauration des plages du Pyla sur Mer : impact sur les peuplements benthiques (année 9)

    A la suite des travaux de dragage et de ré-ensablement menés pendant l’hiver 2003 sur le littoral du Pyla (1,1 Mm3), un suivi des peuplements benthiques a été réalisé aux printemps 2003 et 2004. Des travaux d’entretien (150 000 m3) ont été programmés pendant l’hiver 2005, puis l’hiver 2007, l’hiver 2009 (106 800 m3) et enfin lors des hivers 2010 et 2012 (152 469 et 156 751 m3, respectivement). La campagne de prélèvements de 2012 (= cette étude) ne peut donc être considérée que comme un bilan d’une succession de travaux 11 ans après l’étude sur l’état initial des peuplements benthiques.

    1. Sur le Banc de Bernet et le Chenal du Pyla, il apparaît d’une part que la différence entre état initial et états post-travaux, en termes de peuplements benthiques, est visible mais d’autre part qu’il existe un large noyau d’espèces caractéristiques des sables moyens qui restent présentes et permettent d’estimer que l’impact des travaux est de faible durée. Par ailleurs, aucune différence n’a été relevée, hormis quelques tendances concernant la richesse spécifique, entre l’état des peuplements 6 mois après les travaux et celui 18 mois après, la variabilité interannuelle l’emportant. Il n’en demeure pas moins que les espèces de la mégafaune, mactres en tête, sont impactées par ces travaux.
    2. Sur l’estran du Pyla, très peu de différences apparaissent entre l’état initial et les différentes années, de travaux ou non. Parfois, des années particulières « ressortent », comme en 2005, 2010 et 2011, en relation avec un recrutement de coques et/ou de moules, sans succès d’installation. 3. Un suivi saisonnier des récifs d’hermelles a été initié en 2010. La recolonisation après ensevelissement (travaux d’engraissement) est rapide et suit l’érosion (les rochers sont rapidement recolonisés lorsque le sable s’en va et qu’ils découvrent). Après le dépôt de sable, les valeurs de surfaces recouvertes par les hermelles est faible (<25 m² pour les 12 épis) et ne cessent d’augmenter pour dépasser les 100 m². La plus faible valeur observée correspond néanmoins à l’automne 2011, caractérisé par des destructions de récifs par les pêcheurs (recherche d’appâts).

    X. de Montaudouin, B. Labarrere, N. Lavesque, B. Gouiillieux

    SIBA; Station Marine d’Arcachon UMR« EPOC »

    pylarapport2012.pdf  (1.69 Mo)
    2012
    47