Ostréiculture

  • Nettoyage des parcs ostréicoles du Banc de la Matelle : étude d’impact après travaux (t+1 an)

    Plus d’un an après les travaux de nettoyage du banc de la Matelle, le constat est le suivant :
    -L’herbier à Zostera marina de 0,8 ha, à la pointe occidentale du banc qui avait été
    détruit, malgré nos recommandations de le préserver, ne s’est pas re-développé. La
    disparition de cet habitat a entraîné logiquement la disparition de la plupart des
    espèces inféodées (syngnathes, seiches, …). Cependant, quelques pieds de zostères ont
    été observés (vestige ou colonisation ?) et quelques hippocampes ont été capturés. Des
    crépidules éparses sont observées à la place et se sont développées depuis les dernières
    campagnes d’échantillonnage. La faune des sédiments (=faune endogée) n’a pas
    atteint un état d’équilibre.
    -La zone nettoyée et ensablée est déjà colonisée par une faune opportuniste
    d’invertébrés. Aucun herbier à Zostera noltii n’a repoussé. L’herbier non impacté de la
    partie orientale du banc est toujours aussi clairsemé et abrite des peuplements non
    caractéristiques. Cette dernière remarque confirme le sentiment exprimé lors du
    précédent rapport qui laissait penser que la zone de biocompensation (suite à la
    destruction d’herbiers sur le site de la Dispute) ne doit pas forcément être recherchée
    sur la Matelle.

    EPOC-Station Marine d’Arcachon, Université Bordeaux 1- X. de MONTAUDOUIN, M. COTTET,N. LAVESQUE,H. BLANCHET,P. LEBLEU

    2006
    48
  • Nettoyage des parcs ostréicoles du Banc de la Matelle : étude d’impact après travaux (2010 = t+5 ans)

    Plus de 5 ans après les travaux de nettoyage du banc de la Matelle, le constat est le suivant :

    • L’herbier à Zostera marina de 0,8 ha, à la pointe occidentale du banc et qui avait été détruit malgré nos recommandations de préservation, ne s’est pas re-développé. Les quelques pieds de zostères observés en 2006 n’ont pas été retrouvés. Les fonds ont changé avec un développement de moules et de crépidules. Cette hétérogénéité de substrat a stimulé les effectifs et la diversité de mégafaune. La présence de crépidules est cependant préoccupante, leur biomasse représentant aujourd’hui presque 80% de la biomasse totale de cette mégafaune.
    • La zone nettoyée et ensablée est colonisée par une faune opportuniste d’invertébrés (et par un recrutement en 2010 d’un bivalve qui disparaîtra sans doute rapidement). Aucun herbier à Zostera noltii n’a repoussé. L’herbier non directement impacté par les travaux de la partie orientale du banc, disparu en 2008, n’a pas repoussé. Cette dernière remarque confirme le sentiment exprimé lors des précédents rapports qui laissait penser que la zone de biocompensation (suite à la destruction d’herbiers sur le site de la Dispute) ne doit pas être recherchée sur la Matelle.
    • Au vu des résultats de ces études menées entre 2002 et 2010, de la disparition quasi irréversible dans un proche avenir de l’herbier à Zostera marina (pointe occidentale), de la stabilité de la structure benthique des sédiments intertidaux (sans observation de pousse d’un herbier à Zostera noltii qui par ailleurs est en régression générale dans toute cette région), nous recommandons l’arrêt du suivi scientifique de cette zone (banc de la Matelle).

    UMR EPOC- Station Marine d’Arcachon, Université Bordeaux 1- X. de MONTAUDOUIN, C. BINIAS, B. VEBRET, N. LAVESQUE

    2011
    43
  • Commission Locale d’Information et de Surveillance (CLIS)

    Vous trouverez, ci joint au format PDF, le document présenté par le SIBA lors de la Commission locale d’information et de surveillance de la qualité des eaux du Bassin d’Arcachon qui s’est réunie le 25 septembre 2008 au Lycée de la Mer à GUJAN MESTRAS.

    Pour plus d’informations : Sabine JEANDENAND, Directrice générale des services du SIBA

    SIBA

    2008
    24
  • Station Marine d’Arcachon. Nettoyage des parcs ostréicoles du banc de la Matelle : étude d’impact après travaux (t+3 ans)

    Dans  le  cadre  du  Contrat  de  Plan  Etat/Région  2000/2006,  à  titre  expérimental,  il  a  été  décidé d’opérer un nettoyage sur la partie occidentale du banc intertidal de la Matelle, connaissant une prolifération d’huîtres « sauvages ».  

    Les huîtres devant être enfouies dans la souille de La Dispute, creusée au détriment d’un herbier, une zone de biocompensation d’au moins 14 ha devait être laissée libre de concession ostréicole sur la Matelle pour une éventuelle recolonisation par la zostère naine (Zostera noltii).
    Malgré  les  recommendations  émises,  l’herbier  à  grande  zostère  (Zostera  marina)  de  la  pointe occidentale du banc, de taille modeste, a été détruit. Une éventuelle recolonisation est suivie.
     
    Trois ans après les travaux de nettoyage du banc de la Matelle, le constat est le suivant :

    • l’habitat « récif » a aujourd’hui disparu, ce qui était l’objectif des travaux.
    • l’herbier  à  Zostera  marina  de  0,8  ha,  à  la  pointe  occidentale  du  banc  ne  s’est  pas  re-développé. Les fonds ont changé avec un développement de moules et de crépidules. Ce type de substrat a entraîné une augmentation des effectifs et la diversité de la mégafaune. La présence de crépidules est cependant préoccupante et doit être suivie, leur biomasse ayant été multipliée par 30 en 3 ans.
    • la zone nettoyée et ensablée est colonisée par une faune opportuniste d’invertébrés. Aucun herbier  à  Zostera  noltii  n’a  repoussé.  L’herbier  épars  non  directement  impacté  par  les travaux de la partie orientale du banc a, pour la première année, complètement disparu. la zone  de  biocompensation  ne  doit  donc  pas  être  recherchée  sur  la  Matelle  car  les  zones environnantes  ne  comportent  pas  d’herbier  suffisamment  dense  pour  assurer  une recolonisation.

    X. de Montaudouin, A. Nadau, H. Blanchet, N. Lavesque et B. Gouillieux (Université Bordeaux 1)

    SIBA; OSU; Station Marine d’Arcachon

    2009
    40
  • Les outils de gouvernance, de gestion et de planification sur le Bassin d‟Arcachon. Quelles implications pour les professionnels de la pêche et de la conchyliculture ?

    Le Bassin d’Arcachon se situe en Aquitaine, sur la façade atlantique française. C’est une lagune ouverte sur l’océan, d’environ 150 km² à marée haute, et 40 km² à marée basse.

    Sur ce territoire travaillent des pêcheurs et des conchyliculteurs. Ce territoire dispose également de plusieurs outils de gestion, gouvernance et planification, parmi lesquels on trouve :

    • Natura 2000 en mer
    • Parc naturel marin
    • Sites du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres
    • Réserves naturelles nationales
    • Schéma d’aménagement et de gestion des eaux
    • Schéma de mise en valeur de la mer
    • Schéma de cohérence territoriale

    Face aux réflexions actuelles sur un projet de parc naturel marin sur le Bassin, les professionnels de la pêche et de la conchyliculture (Comité Local des Pêches Maritimes et des Elevages Marins d’Arcachon, Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins d’Aquitaine, Comité Régional de la Conchyliculture Arcachon-Aquitaine) ont souhaité mieux comprendre le rôle de chacun de ces outils, comment ils pouvaient interagir entre eux, et avec les activités des professionnels de la mer. Ils ont demandé à ce que ce travail soit réalisé dans le cadre du projet MAIA, et fasse l’objet d’un rapport synthétique et pratique.

    Ce rapport présente donc les principales caractéristiques de chacun de ces outils (objectifs, situation sur le bassin d’Arcachon, fonctionnement, pouvoirs juridiques…), ainsi que leurs potentielles incidences (atouts et contraintes) sur la pêche et la conchyliculture. Enfin, lorsque cela est possible, est présentée une analyse de l’articulation de ces outils.

    Alice Khayati (AGLIA-MAIA)

    Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins d'Aquitaine (CRPMEM), Association du Grand Littoral Atlantique (AGLIA)

    2011
    67
  • Etude de la fécondité de l’huître creuse dans le bassin d’Arcachon en 2013 en lien avec la qualité de l’eau (FéLiBa)

    De 2009 à 2011, le captage à Arcachon fut particulièrement mauvais. Des pontes tardives associées à de faibles quantités de larves “petites” indiquaient un problème probablement au niveau de la maturation ou de la ponte. Le programme FéLiBA consiste en un zoom, pour l’année 2013, sur la Fécondité des huîtres creuses en Lien avec la qualité de l’eau du Bassin d’Arcachon. Ce programme s’est traduit par différentes actions de terrain. Tout d’abord, la maturation des huîtres issues du captage d’Arcachon ou de Marennes-Oléron a été suivie à Arcachon (site du Tès) et comparée avec celle de la Rade de Brest (pointe du Château) au cours de l’année 2013. Puis, un bilan de la maturation des huîtres sauvages d’Arcachon a été établi fin juin 2013. La ponte a également été surveillée dans le bassin d’Arcachon à l’aide d’un observatoire participatif impliquant les professionnels. Enfin, des simulations de dispersion larvaire ont été réalisées de manière à évaluer les contributions potentielles des différents bancs au captage, en fonction de leur localisation géographique. Les comparaisons de différents lots de captage montrent que le captage du bassin d’Arcachon réagit de la même manière que celui de Marennes-Oléron, c’est à dire qu’il présente une croissance et une maturation faible à Arcachon mais forte en Rade de Brest. Ce contraste important met en avant les différences de disponibilité, voire de qualité, de la nourriture entre les deux sites mais réfute l’hypothèse d’une incapacité des huîtres originaires d’Arcachon à présenter de bonnes performances de croissance. L’étude spatiale de la maturation des huîtres sauvages en 2013 permet d’établir que les huîtres sauvages ont maturé normalement et ne présentent pas d’infections visibles par des parasites. Les données de 2011, obtenues plus précocement dans l’année, présentent des taux élevés d’huîtres non fécondes mais ne permettent pas de conclure sur la maturation au terme de l’été. Un gradient zones internes - zones océaniques apparaît également sur les réserves, l’infestation par le Polydora et l’indice de condition. Ce gradient suit une ligne sud-est nord-ouest lorsque l’indice de condition est corrigé de l’altitude et du temps de renouvellement local. Un gradient similaire est retrouvé dans la taille maximale des huîtres. La ponte 2013 reste tardive, avec, comme en 2012, une première ponte partielle fin juillet et une ponte totale à la mi-août. Certaines huîtres n’avaient toutefois pas pondu début septembre dans le sud-est du bassin d’Arcachon lors de ces deux années. Les résultats des simulations de la dispersion larvaire pointent l’importance des zones internes du Bassin et particulièrement de la zone du sud-est pour leur contribution au captage. L’année 2013 s’est révélée une bonne année pour le captage à Arcachon. Les expérimentations entreprises cette année permettent donc difficilement de statuer sur l’origine des années de mauvais captage. Il apparaît cependant que les observations de retard de ponte, de mauvaise croissance et de faibles indices de condition convergent vers la zone du sud-est du Bassin. Ces éléments pourrait être expliqués facilement par un contaminant ou, plus difficilement, par une modification de la ressource trophique. Le phénomène semble cependant marquer le pas pour l’année 2013, qui retrouve de fortes concentrations de larves petites et un captage plus important à l’est. Une surveillance minimale de la zone du sud-est du bassin d’Arcachon est suggérée pour avoir des informations.

    Ismaël Bernard, CRC-AA Gwenaël Allain, Armeria Isabelle Auby, Ifremer Martin Plus, Ifremer Tugdual Drean, SIBA Sonia Gasmi, Université Bordeaux I Valérie David, Université Bordeaux I Stéphane Pouvreau, Ifremer Danièle Maurer, Ifremer

    CRCAA, SIBA, Ifremer, Région Aquitaine, FEP, DDTM, Université de Bordeaux, AAMP

    2014
    60