Infiltration des effluents traités du bassin d’Arcachon dans le massif dunaire – Étude de préfaisabilité

Depuis 1968, le SIBA œuvre sur la réalisation d’un réseau d’assainissement des eaux usées basé sur le non rejet des effluents traités des stations d’épuration dans le Bassin d’Arcachon.

Actuellement, le système d’assainissement des eaux usées repose sur le ceinturage complet du Bassin d’Arcachon par l’existence de deux collecteurs principaux prolongés par un émissaire (Wharf de la Salie) permettant de rejeter en mer les eaux usées traitées provenant des stations d’épuration urbaines et industrielle à raison d’environ 60 000 m3 par jour.

Afin de trouver une alternative aux rejets en mer, le SIBA a lancé une étude de préfaisabilité sur la mise en œuvre d’un système d’infiltration de ces effluents traités dans le massif dunaire. Compte tenu des volumes et des enjeux techniques et environnementaux, l’étude préliminaire de cette solution nécessite une approche détaillée quant aux aspects foncier, règlementaire et technique.

L’étude de préfaisabilité a pour objectifs d’acquérir les éléments de réponse aux différents aspects du projet et de permettre au SIBA de disposer des éléments de réflexion pour envisager une suite éventuelle à cette solution.

Le secteur d’étude se situe à proximité de la conduite de refoulement entre le poste de  refoulement de la Teste de Buch et le Wharf de la Salie.

Différentes techniques peuvent être envisagées en fonction des caractéristiques du rejet (débit, qualité) et des contraintes du site d’infiltration. Au vu des premiers éléments, une technique d’infiltration par bassins ou par bassins à drains rayonnants, serait à privilégier,  du fait des contraintes et des incertitudes existantes sur les techniques d’infiltration par drain ou par aspersion.

Du fait des conditions hydrogéologiques du secteur et de la hauteur dessaturée disponible, il paraît impossible d’infiltrer la totalité de l’effluent dans le massif dunaire. Un débit maximal de 20 000 m3/jour, pourrait être envisagé. La surface nécessaire pour les installations d’infiltration serait alors estimée à un peu plus de 2,5 ha.

Plusieurs sites sont envisageables compte tenus des différentes contraintes hydrogéologiques, environnementales et réglementaires. Des études plus approfondies seront nécessaires pour déterminer si les sites proposés sont effectivement éligibles pour le projet.

Une estimation financière est présentée.

SAFEGE - Ingénieurs Conseils

SIBA

2010
96