Banc de sable

  • Surveillance des passes du Bassin d’Arcachon en 2004 par image satellite SPOT 5 – Evolution depuis 1947

    Cette étude a pour objet de mesurer, à partir d’images satellites SPOT 5, le déplacement des bancs de sable et d’établir l’hypsométrie SPOT des zones intertidales et subtidales des Passes en utilisant les sondages bathymétrique et les données satellites enregistrées au cours de l’été 2004.

    Les  points  de  sondage  bathymétrique  sont  superposés  sur  les  images  satellites.  Les  valeurs d’intensité lumineuse de chaque pixel de l’image sont alors corrélées avec les profondeurs mesurées.
    Des équations de calibration sont obtenues. Appliquées à l’ensemble de l’image, elles permettent d’obtenir une cartographie des zones intertidales, là où la vedette de sondage ne peut accéder. 

    L’analyse des images satellite entre 1999 et 2004 montre le déplacement progressif vers le sud des bancs et chenaux, à une vitesse d’autant plus grande que ces formes sableuses sont situées face aux houles océaniques. Ce déplacement vers le sud s’explique par le courant de dérive nord-sud induit par le déferlement des houles dominantes, légèrement obliques à la côte. La zone située entre la Pointe du Cap Ferret et le Pyla est occupée en majeur partie par le Banc de Bernet. La sortie de la Passe Sud s’élargit, d’où la possibilité d’une réactivation temporaire de celle-ci.

    La comparaison avec les photographies aériennes de 1947 à 1984 permet d’avoir une vue à moyen terme de l’évolution des Passes et de proposer une prévision à court terme. La passe Nord devrait poursuivre sa migration vers le sud, au détriment du Banc d’Arguin qui va aller en s’amenuisant.

    L’érosion  de  la  côte  sud  devrait  s’atténuer,  et  la  tendance  s’inverser  avec  une  pro-gradation  du littoral. La Passe Nord se confondra alors avec la Passe Sud qui devient active. La petite Passe située au nord du Banc du Toulinguet deviendra la future Passe Nord alors que le Banc du Toulinguet sera à l’origine de la formation d’un nouveau Banc d’Arguin.

    J-M Froidefond et P. Castaing (Université Bordeaux 1)

    SIBA, ADERA, CNRS, Université de Bordeaux 1

    2004
    79
  • Evolution du banc de Bernet de 1999 à 2003

    Cette analyse a été faite à partir de cinq images SPOT 5 (de juillet 1999 à août 2003).

    Il apparait que le banc en forme de chevron s’est déplacé vers le Sud-Est de 300 m environ, entre 1999 et 2003. Il a fermé le chenal traversier qui séparait cette partie Sud du Banc de Bernet de la Pointe Nord du Banc du Chien. On montre également le déplacement des autres bancs sableux avec notamment l’élargissement d’un lobe de jusant et sa migration vers le sud; et l’élargissement du petit chenal longeant la plage des Abatilles.

    J-M Froidefond et P. Castaing (Université Bordeaux 1)

    SIBA, ADERA, CNRS, Université de Bordeaux 1

    2004
    5
  • Dragage des bancs de La Vigne : Impact sur les peuplements benthiques (année 2)

    Dans le cadre du Contrat de Plan Etat/Région 2000/2006, des travaux d’amélioration de l’hydraulique du Bassin d’Arcachon ont été programmés.  

    Pendant l’hiver 2002-03, la première tranche des travaux a été réalisée sur deux secteurs : 

    1. des bancs de sables obstruant l’ouverture occidentale du chenal du Courbey avec un refoulement du sable dans le chenal d’Eyrac ; 
    2. le banc de Graouères (dans l’axe Piquey-Arès), avec un dépôt du  sable rejetés dans la fosse de la Pointe aux Chevaux.

     
    Pendant l’hiver 2003-2004, la seconde tranche des travaux a concerné le dragage des Bancs de la Vigne, soit 1 000 000 m3 de sable répartis sur 100 ha, et clapés dans le chenal du Cap Ferret.
     
    Deux ans après les travaux de dragage des Bancs de La Vigne, un état des lieux des peuplements benthiques a été réalisé et la faune benthique  a été comparée à 2001 (état initial) et 2004 (un an après les travaux).
     
    Le site correspond à des sables moyens caractérisés par les peuplements benthiques de type
    instables océaniques. Cette faune est naturellement pauvre en termes d’abondance, de biomasse et de richesse spécifique. Les espèces qui la composent ont un fort potentiel de recolonisation de par leur cycle de vie et leur présence aux alentours.  
     
    Conformément aux prévisions, la recolonisation par la faune benthique des sites impactés par les travaux  est  achevée,  aussi  bien  quantitativement  que  qualitativement.  La  recolonisation  est considérée comme terminée lorsque la zone a retrouvé 80 % de sa diversité et de sa biomasse originelle. Or, dans le cas présent, en 2005, les biomasses sont plus élevées en moyenne que la biomasse de 2001. Concernant la richesse spécifique, le recouvrement est de 92%.  
    Par ailleurs, une moulière a gagné la partie nord-occidentale de la zone d’étude.
     
    Le suivi des peuplements benthiques de ce site n’est donc pas reconduit, ces derniers ayant retrouvé leurs caractéristiques initiales.

    X. de Montaudouin, M. Cottet, C. Desclaux, N. Lavesques, H. Blanchet et P. Lebleu (Université Bordeaux 1)

    SIBA; OSU; Station Marine d’Arcachon

    2006
    29
  • Dragage des bancs de Jane Blanc : Impact sur les peuplements benthiques (année 2)

    Dans le cadre du Contrat de Plan Etat/Région 2000/2006, des travaux d’amélioration de l’hydraulique du Bassin d’Arcachon ont été programmés. 

    Pendant l’hiver 2002-03, la première tranche des travaux a été réalisée sur deux secteurs :

    1. les bancs de sables obstruant l’ouverture occidentale du chenal du Courbey avec un refoulement du sable dans le chenal d’Eyrac ;  
    2. le banc de Graouères (dans l’axe Piquey-Arès), avec un dépôt du  sable rejetés dans la fosse de la Pointe aux Chevaux.
    3. Pendant l’hiver 2003-04, la seconde tranche des travaux a concerné le dragage des Bancs de la Vigne (sables clapés dans le chenal du Cap Ferret).

    Pendant l’hiver 2004-05, la troisième tranche s’est concentrée sur le dragage des bancs de Jane Blanc (1 000 000 m3 répartis sur 44 ha, et clapés dans le chenal du Cap Ferret).

    Deux ans après les travaux de dragage des bancs de Jane Blanc, un état des lieux des peuplements benthiques a été réalisé et la faune a été comparée à 2001 (état initial).

    Le site correspond à des sables moyens caractérisés par les peuplements instables océaniques définis par Blanchet (2004). Cette faune est naturellement pauvre en termes d’abondance, de biomasse et de richesse spécifique. Les espèces qui la composent ont un fort potentiel de  recolonisation de par leur cycle de vie et leur présence aux alentours.  

    En  conséquence,  le  retour  à  un  état  proche  de  celui  de  départ  est  aujourd’hui  atteint quantitativement  (biomasse,  abondance,  richesse  spécifique).  Qualitativement  (structure  de  la macrofaune et de la mégafaune benthique), les peuplements ont aujourd’hui atteint un nouvel état d’équilibre, motivant la cessation du suivi.

    X. de Montaudouin, P. Lebleu (Université Bordeaux 1)

    SIBA; OSU; Station Marine d’Arcachon

    2007
    28
  • Rechargement et restauration des plages du Pyla sur Mer : impact sur les peuplements benthiques (année 9)

    A la suite des travaux de dragage et de ré-ensablement menés pendant l’hiver 2003 sur le littoral du Pyla (1,1 Mm3), un suivi des peuplements benthiques a été réalisé aux printemps 2003 et 2004. Des travaux d’entretien (150 000 m3) ont été programmés pendant l’hiver 2005, puis l’hiver 2007, l’hiver 2009 (106 800 m3) et enfin lors des hivers 2010 et 2012 (152 469 et 156 751 m3, respectivement). La campagne de prélèvements de 2012 (= cette étude) ne peut donc être considérée que comme un bilan d’une succession de travaux 11 ans après l’étude sur l’état initial des peuplements benthiques.

    1. Sur le Banc de Bernet et le Chenal du Pyla, il apparaît d’une part que la différence entre état initial et états post-travaux, en termes de peuplements benthiques, est visible mais d’autre part qu’il existe un large noyau d’espèces caractéristiques des sables moyens qui restent présentes et permettent d’estimer que l’impact des travaux est de faible durée. Par ailleurs, aucune différence n’a été relevée, hormis quelques tendances concernant la richesse spécifique, entre l’état des peuplements 6 mois après les travaux et celui 18 mois après, la variabilité interannuelle l’emportant. Il n’en demeure pas moins que les espèces de la mégafaune, mactres en tête, sont impactées par ces travaux.
    2. Sur l’estran du Pyla, très peu de différences apparaissent entre l’état initial et les différentes années, de travaux ou non. Parfois, des années particulières « ressortent », comme en 2005, 2010 et 2011, en relation avec un recrutement de coques et/ou de moules, sans succès d’installation. 3. Un suivi saisonnier des récifs d’hermelles a été initié en 2010. La recolonisation après ensevelissement (travaux d’engraissement) est rapide et suit l’érosion (les rochers sont rapidement recolonisés lorsque le sable s’en va et qu’ils découvrent). Après le dépôt de sable, les valeurs de surfaces recouvertes par les hermelles est faible (<25 m² pour les 12 épis) et ne cessent d’augmenter pour dépasser les 100 m². La plus faible valeur observée correspond néanmoins à l’automne 2011, caractérisé par des destructions de récifs par les pêcheurs (recherche d’appâts).

    X. de Montaudouin, B. Labarrere, N. Lavesque, B. Gouiillieux

    SIBA; Station Marine d’Arcachon UMR« EPOC »

    pylarapport2012.pdf  (1.69 Mo)
    2012
    47