peuplement benthique

  • Etude de la faune benthique de 5 sites du Bassin d’Arcachon

    Le Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon (SIBA) a demandé au laboratoire EPOC d’établir un état des lieux de 5 zones de la partie externe du Bassin d’Arcachon, en termes de peuplements benthiques et de granulométrie de surface.
    Chaque zone a été échantillonnée en 4 stations, chaque station en 4 replicats pour les échantillons à la benne (macrofaune) et 2 replicats pour les échantillons à la drague (mégafaune).
    L’analyse des peuplements fait ressortir 4 grands assemblages faunistiques :

    • Assemblage I (1 station) : Forte abondance (4000 ind/m²), forte biomasse (87 gPSSC/m²), richesse spécifique élevée (40 espèces/station) et dominance des moules. Mégafaune classique des fonds de moules. Sables moyens envasés.
    • Assemblage II (3 stations) : Moyenne abondance (850 ind/m²), forte biomasse (35 gPSSC/m²), richesse spécifique moyenne (33 espèces/station) et dominance des moules. Mégafaune classique des fonds de moules. Sables moyens hétérogènes.
    • Assemblage III (5 stations) : Faible abondance (370 ind/m²), faible biomasse (3 gPSSC/m²), richesse spécifique assez faible (15 espèces/station). Mégafaune avec population de grandes mactres. Sables moyens.
    • Assemblage IV (11 stations) : Faible abondance (140 ind/m²), faible biomasse (1 gPSSC/m²), richesse spécifique faible (9 espèces/station). Mégafaune avec population de grandes mactres. Sables moyens.

    Cette étude a permis, sur la base de la structure des peuplements benthiques, d’identifier les zones plus ou moins déconseillées pour d’éventuels travaux de dragages.

    X. de MONTAUDOUIN, N. OCCELLI, B. GOUILLIEUX, N. LAVESQUE

    Unité Mixte de Recherche 5805 CNRS Université Bordeaux 1, Station Marine d’Arcachon, EPOC

    INSU

    SIBA

    2012
    20
  • Aménagement d’une jetée à Andernos- Les-Bains : état initial des communautés benthiques, impact

    Dans le cadre d’un projet d’aménagement (prolongement) d’une jetée à Andernos-Les-Bains, Bassin d’Arcachon, l’état des peuplements benthiques environnants a été étudié. L’expertise consiste en l’étude de la faune benthique des trois habitats les plus proches, un herbier à Zostera noltii, une série de placages sableux, et entre les deux un petit chenal intertidal très envasé. L’herbier est particulièrement vigoureux avec un taux de recouvrement moyen de 85%. Il abrite un peuplement assez pauvre et largement dominé par les hydrobies. Il comprend également deux espèces exotiques, la palourde japonaise qui présente une belle population, et une espèce récemment décrite dans le bassin, la moule asiatique. Il est impératif de préserver cette zone de toute perturbation. Les placages sableux, très haut en termes de niveau hypsométrique ne présentent aucun intérêt écologique et constituent plutôt une menace quant au développement de la spartine anglaise, plante à fort potentiel invasif. Entre les deux habitats, un petit chenal intertidal se faufile entre le chenal de navigation et le jetée. Il ne présente pas d’intérêt écologique particulier mais, étant constitué d’éléments très fins devra être traité avec précaution pour éviter une remise en suspension et un re-dépôt sur l’herbier avoisinant.

    X. de Montaudouin (EPOC), C. Binias (EPOC), N. Lavesque (EPOC), F. Prince (INSU)

    Station Marine d’Arcachon, Université Bordeaux 1 - C.N.R.S., UMR 5805 « EPOC », Environnements et Paléoenvironnements OCéaniques

    Observatoire aquitain des sciences de l'Univers

    SOGREAH

    SIBA

    2010
    23
  • Rechargement et restauration des plages du Pyla sur Mer : impact sur les peuplements benthiques (année 0)

    Suite au rechargement de sable pour la restauration des plages du Pyla sur plus de 3,2 km au nord de la Corniche à partir de sables prélevés sur 82 ha du flanc Est du Banc de
    Bernet (hiver 2003), une étude d’impact sur les communautés benthiques dans les différentes zones de travaux a été réalisée.
    Les campagnes de prélèvements ont donc été réalisées au printemps sur les sites du Pyla et de Bernet afin de caractériser les communautés benthiques (abondance, biomasse, richesse spécifique, inventaire) et de les comparer aux communautés présentes avant les travaux (de Montaudouin & Raigné, 2001).

    X. de MONTAUDOUIN, O. CHANCOLLON, H. BLANCHET, P. LEBLEU
    Laboratoire d’Océanographie Biologique, Station Marine d’Arcachon, Université Bordeaux 1

    2003
    47
  • Impact du creusement de la nouvelle souille de Dispute sur les peuplements benthiques (+ 8 mois)

    Huit-dix mois après les travaux sur la zone de la Dispute, le constat est le suivant :
    - L’herbier à Zostera noltii a été recouvert sur une 30aine d’ha par les sédiments
    provenant du calibrage de l’Estey du Réservoir et du creusement de la souille de la
    Dispute, soit le double de la surface prévue. Ces sédiments semblent devenir plus
    grossiers dans le temps, sans doute par une action de lessivage des sédiments les plus
    fins.
    - Les peuplements benthiques ont été profondément modifiés. Quantitativement, il y a
    une perte en biomasse qui peut se répercuter par une perte de 14 t de production
    annuelle pour les prédateurs. Qualitativement, la baisse de diversité est nette (richesse
    spécifique divisée par presque 3) et la structure du peuplement bouleversée.
    - L’herbier environnant paraît fonctionné ‘normalement’.
    - La zone impactée ne ressemble à aucune autre et n’a pas évolué ces sept derniers
    mois.

    EPOC- Station Marine d’Arcachon, Université Bordeaux 1- X. de MONTAUDOUIN, N. LAVESQUE, P.-E. FOUQUE, M. COTTET, H. BLANCHET, P. LEBLEU

    2006
    31
  • Impact du creusement de la nouvelle souille de Dispute sur les peuplements benthiques (2010 : + 5 ans)

    Cinq ans après les travaux sur la zone de la Dispute, le constat est le suivant :
    -L’herbier à Zostera noltii a été recouvert sur une 30aine d’ha par les sédiments
    provenant du calibrage de l’Estey du Réservoir et du creusement de la souille de la
    Dispute, soit le double de la surface prévue. Avec le temps, la zone impactée se
    subdivise en deux entités, une zone vaseuse (28 ha) et une zone sableuse (2 ha).
    -L’herbier environnant paraît fonctionner ‘normalement’ et présente des
    caractéristiques quantitatives (abondance, biomasse, richesse spécifique) similaires à
    celles de juin 2002 (avant travaux). La présence récente de palourdes japonaises
    entraîne des biomasses particulièrement importantes. Une espèce exotique s’est aussi
    installée, la moule verte Musculista senhousia, mais comme sur l’ensemble des
    herbiers du bassin.
    -Les peuplements benthiques dans la zone vaseuse ont, au bout de 5 ans, amorcé un
    vrai retour vers l’état initial, que ce soit en termes de couverture d’herbier qu’en
    termes de macrofaune associée.
    -Les peuplements benthiques dans la zone sableuse ont été profondément modifiés et
    aucun retour à l’état initial n’est noté. Quantitativement, il y a une perte en biomasse
    qui peut se répercuter par une perte négligeable de 3,4 t de production annuelle pour
    les prédateurs. Qualitativement, la baisse de diversité est nette (richesse spécifique
    divisée par 2,5) et la structure du peuplement est bouleversée.
    -Nous recommandons la poursuite du suivi, avec un rythme bisannuel.

    Laboratoire EPOC (UMR 5805) - Station Marine Arcachon - Université Bordeaux 1- X. de MONTAUDOUIN, V.T. DO, N. LAVESQUE, H. BLANCHET

    2011
    37
  • Impact du creusement de la nouvelle souille de Dispute sur les peuplements benthiques (2012 : + 7 ans)

    Sept ans après les travaux sur la zone de la Dispute, le constat est le suivant :

    • L’herbier à Zostera noltei a été recouvert sur une 30aine d’ha par les sédiments provenant du calibrage de l’Estey du Réservoir et du creusement de la souille de la Dispute, soit le double de la surface prévue. Avec le temps, la zone impactée se subdivise en deux entités, une zone vaseuse (28 ha) et une zone sableuse (2 ha).
    • La superficie de cette zone sableuse n’a pas bougé depuis 2010 (2 ha).
    • L’herbier environnant paraît, en termes de macrofaune, fonctionner ‘normalement’ et présente des caractéristiques quantitatives (abondance, biomasse, richesse spécifique) similaires à celles de juin 2002 (avant travaux). Cependant, la couverture végétale est très faible, ce site s’inscrivant dans les zones de déclin généralisé de l’herbier.
    • Les peuplements benthiques dans la zone vaseuse ont, au bout de 5 ans, amorcé un vrai retour vers l’état initial, que ce soit en termes de couverture d’herbier qu’en termes de macrofaune associée. Cette tendance est confirmée en 2012 (+ 7 ans).
    • Les peuplements benthiques dans la zone sableuse ont été profondément modifiés et aucun retour à l’état initial n’est noté. Quantitativement, il y a une perte en biomasse qui peut se répercuter par une perte négligeable de mois de 1 t de production annuelle pour les prédateurs. Qualitativement, la baisse de diversité est nette (richesse spécifique divisée par 2) et la structure du peuplement est bouleversée.
    • Nous recommandons la poursuite du suivi, avec un rythme bisannuel.

    Laboratoire EPOC (UMR 5805) - Station Marine Arcachon - Université Bordeaux 1 - X. de MONTAUDOUIN,
    E. SIMONET, LAVESQUE

    2013
    70
  • Impact du creusement de la nouvelle souille de Dispute sur les peuplements benthiques (2014 : + 9 ans)

    Neuf ans après les travaux sur la zone de la Dispute, le constat est le suivant :
    - L’herbier à Zostera noltei a été recouvert sur une 30aine d’ha par les sédiments provenant du calibrage de l’Estey du Réservoir et du creusement de la souille de la Dispute, soit le double de la surface prévue. Avec le temps, la zone impactée se subdivise en deux entités, une zone vaseuse (29 ha) et une zone sableuse (1 ha3).
    - La superficie de cette zone sableuse n’a pas bougé depuis 2010 (1 ha).
    - L’herbier environnant présente un peuplement benthique dont la structure est semblable à celle de l’état initial mais dont les paramètres quantitatifs (abondance, biomasse, richesse spécifique) sont fortement diminués. La couverture végétale est très faible, ce site s’inscrivant dans les zones de déclin généralisé de l’herbier.
    - Les peuplements benthiques dans la zone vaseuse ont, au bout de 5 ans, amorcé un vrai retour vers l’état initial, que ce soit en termes de couverture d’herbier qu’en termes de macrofaune associée. Cette tendance est confirmée en 2014 (+ 9 ans).
    - Les peuplements benthiques dans la zone sableuse ont été profondément modifiés et aucun retour à l’état initial n’est noté. Qualitativement, la baisse de diversité est nette (richesse spécifique divisée par 2) et la structure du peuplement est bouleversée.
    - Nous recommandons la poursuite du suivi, avec un rythme bisannuel.

    Laboratoire EPOC (UMR 5805) - Station Marine Arcachon - Université de Bordeaux - X. de MONTAUDOUIN
    R. PESCAY, B. GOUILLIEUX, N. LAVESQUE
     

    2015
    31
  • Impact du creusement de la nouvelle souille de Dispute sur les peuplements benthiques (2016 : + 11 ans)

    Onze ans après les travaux sur la zone de la Dispute, le constat est le suivant :
    - L’herbier à Zostera noltei a été recouvert sur une 30aine d’ha par les sédiments provenant du calibrage de l’Estey du Réservoir et du creusement de la souille de la Dispute, soit le double de la surface prévue. Avec le temps, la zone impactée se subdivise en deux entités, une zone vaseuse (29 ha) et une zone sableuse (1 ha3).
    - La superficie de cette zone sableuse n’a pas bougé depuis 2010 (1 ha).
    - L’herbier environnant présente un peuplement benthique dont la structure est semblable à celle de l’état initial mais dont l’abondance est fortement diminuée. La couverture végétale est pour la première fois nulle sur les deux stations de référence, ce site s’inscrivant dans les zones de déclin généralisé de l’herbier.
    - Les peuplements benthiques dans la zone vaseuse ont, au bout de 7 ans, confirmé leur retour vers l’état initial et/ou l’état des stations de références, amorcé il y a 2 ans, que ce soit en termes de couverture d’herbier (pour l’état initial) qu’en termes de macrofaune associée.
    - Les peuplements benthiques dans la zone sableuse ont été profondément modifiés et aucun retour à l’état initial n’est noté même si un cortège d’espèces communes aux stations alentour est identifié. Qualitativement, la baisse de diversité est nette (richesse spécifique divisée par 2) et la structure du peuplement est bouleversée.
    - Nous recommandons la poursuite du suivi, avec un rythme bisannuel.

    Laboratoire EPOC - Station Marine d'Arcachon - Université de Bordeaux - X. de MONTAUDOUIN
    C. DESURMONT, N. LAVESQUE, B. GOUILLIEUX

    2017
    32
  • Impact du creusement de la nouvelle souille de Dispute sur les peuplements benthiques (2018 : + 13 ans)

    Treize ans après les travaux sur la zone de la Dispute, le constat est le suivant :

    • L’herbier à Zostera noltei a été recouvert sur une 30aine d’ha par les sédiments provenant du calibrage de l’Estey du Réservoir et du creusement de la souille de la Dispute, soit le double de la surface prévue. Avec le temps, la zone impactée se subdivise en deux entités, une zone vaseuse (29 ha) et une zone sableuse (1-1,5 ha).
    • La superficie de cette zone sableuse n’avait pas bougé entre 2010 et 2016 (1 ha) mais a augmenté en 2018 (1,5 ha).
    • L’herbier environnant présente un peuplement benthique dont la structure est semblable à celle de l’état initial mais dont l’abondance est fortement diminuée. La couverture végétale est nulle sur les deux stations de référence depuis 2016, ce site s’inscrivant dans les zones de déclin généralisé de l’herbier.
    • Les peuplements benthiques dans la zone vaseuse ont, au bout de 9 ans, confirmé leur retour vers l’état initial et/ou vers l’état des stations de références, amorcé il y a 4 ans, que ce soit en termes de couverture d’herbier (pour l’état initial) qu’en termes de macrofaune associée.
    • Les peuplements benthiques dans la zone sableuse ont été profondément modifiés et aucun retour à l’état initial n’est noté même si un cortège d’espèces communes aux stations alentour est identifié. Qualitativement, la baisse de diversité est nette (richesse spécifique divisée par 2) et la structure du peuplement est bouleversée. Quantitativement, pour la première fois en 2018, abondance et biomasse sont à des niveaux équivalents de l’état initial.

    Nous recommandons la poursuite du suivi, avec un rythme bisannuel.

    Laboratoire EPOC (UMR 5805) - Station Marine Arcachon - Université de Bordeaux, X. de MONTAUDOUIN, M. MEYNADIER, N. LAVESQUE

    SIBA

    2019
    33
  • Rechargement et restauration des plages du Pyla sur Mer : impact sur les peuplements benthiques

    SYNTHESE

    A la suite des travaux de dragage et de ré-ensablement menés pendant l’hiver 2003 sur le littoral du Pyla (1,1 Mm3), un suivi des peuplements benthiques a été réalisé aux printemps 2003 et 2004. Des travaux d’entretien (150 000 m3) ont été programmés pendant l’hiver 2005, puis l’hiver 2007, l’hiver 2009 (106 800 m3) et enfin lors des hivers 2010, 2012, 2014, 2016 et 2018 (152 469, 156 751, 153 000, 158 400 et 144 000 m3 respectivement). La campagne de prélèvements de 2018 (= cette étude) ne peut donc être considérée que comme un bilan d’une succession de travaux 17 ans après l’étude sur l’état initial des peuplements benthiques.

    1. Sur le Banc de Bernet et le Chenal du Pyla, il apparaît d’une part que la différence entre état initial et états post-travaux, en termes de peuplements macrobenthiques, est visible mais d’autre part qu’il existe un large noyau d’espèces caractéristiques des sables moyens qui restent présentes et permettent d’estimer que l’impact des travaux est de faible durée et de faible intensité. Par ailleurs, sur l’ensemble des années, aucune différence n’a été relevée en termes d’abondance, de biomasse et de richesse spécifique, entre l’état des peuplements 4-6 mois après les travaux et celui 16-18 mois après, la variabilité interannuelle l’emportant. Il n’en demeure pas moins que les espèces de la mégafaune, mactres en tête, ont été impactées par les tout premiers travaux, sans retour à l’état initial.

    2. Sur l’estran du Pyla, très peu de différences apparaissent entre l’état initial et les différentes années, de travaux ou non. Parfois, des années particulières « ressortent », comme en 2005, 2010 et 2011, en relation avec un recrutement de coques et/ou de moules, sans succès d’installation.

    3. L’année 2018 apparaît globalement dans la moyenne basse des valeurs du suivi.

    4. Un suivi saisonnier des récifs d’hermelles a été initié en 2010. La recolonisation après ensevelissement (travaux d’engraissement) est rapide et suit l’érosion (les rochers sont rapidement recolonisés lorsque le sable s’en va et qu’ils découvrent). Après le dépôt de sable, les valeurs de surfaces recouvertes par les hermelles est faible (<25 m² pour les 12 épis) et ne cessent d’augmenter pour dépasser parfois les 100 m². La plus faible valeur observée correspond néanmoins à l’automne 2011, caractérisé par des destructions de récifs par les pêcheurs (recherche d’appâts). D’une manière générale, les différences de recouvrement par les hermelles entre les années avec et sans travaux hivernaux sont bien visibles le printemps suivant les travaux mais disparaissent dès l’automne.

    EPOC Université de Bordeaux

    X. de MONTAUDOUIN
    K. MARTIN
    N. LAVESQUE
    B. GOUILLIEUX
    L. COSTES

    EPOC université de Bordeaux

    PylaRapport2018.pdf  (2.14 Mo)
    2018