Hydrodynamique

  • ÉTUDE SUR LA PERTINENCE DE METTRE EN PLACE DES OUVRAGES DE TYPE EPIS SUR LES PLAGES DU SECTEUR DU MOULLEAU

    La zone d’étude, située entre la jetée du Moulleau et la résidence le Panoramic au Nord, est sujette à des phénomènes d’érosion chroniques qui se traduisent par un abaissement des plages. Par ailleurs, la zone du banc du Moulleau, delta de flot du Bassin d’Arcachon, est une zone très active d’un point de vue hydrosédimentaire avec des changements permanents de la configuration des fonds. Ainsi, le SIBA met en oeuvre depuis plusieurs années des campagnes annuelles de dragage/ réensablement de façon à maintenir l’accessibilité à la jetée du Moulleau et à préserver les plages. Dans ce contexte, le SIBA a souhaité étudier la pertinence de la mise en place d’épis sur le secteur dans le but de stabiliser le trait de côte et ainsi de limiter le réensablement.
    Dans un premier temps, la revue bibliographique et l’analyse des données bathymétriques acquises de
    2003 à 2019 ont conduit aux conclusions suivantes :
    ◼ L’évolution actuelle des passes provoque la migration du chenal du Pyla vers le Nord ;
    ◼ Cette migration contraint le banc du Moulleau à venir se plaquer à la côte et entraîne le pincement du chenal du Moulleau Nord ;
    ◼ Ce phénomène engendre un déficit chronique de sédiment entre la jetée du Moulleau et le banc de Pereire ;
    ◼ Un exhaussement du fond au niveau de la jetée du Moulleau est observé depuis plusieurs années.
    Cette analyse, couplée à une modélisation hydrodynamique 2DH permet de caractériser le fonctionnement hydro sédimentaire du secteur :
    ◼ Le courant de flot est dominant dans le chenal du Pyla et le courant de jusant est prédominant au Nord de la jetée. Cette asymétrie engendre une zone d’accumulation qui se traduit par un bombement du trait de côte ;
    ◼ Positionné au Sud de la jetée en 2003, ce bombement migre vers le Nord sous l’effet de la remontée du Chenal du Pyla et engendre un ensablement important au niveau de la jetée.
    A partir de 2017, le chenal du Pyla cisaille le banc du Moulleau qui prend alors une forme en Z et se fragmente en deux unités en 2019. Si cette tendance se poursuit, le banc du Moulleau pourrait s’accoler au littoral.
    Dans l’hypothèse contraire d’un non accolement du banc, la pertinence de la mise en place d’épis sur le secteur dans le but de stabiliser le trait de côte a ensuite été étudiée. Deux solutions techniques, inspirées des solutions historiquement mises en oeuvre dans le bassin d’Arcachon ont été appréhendées :
    ◼ Une solution avec des épis en enrochements ;
    ◼ Une solution avec des épis en bois.
    Si la solution bois ressort de l’analyse multicritère (AMC) présentée ci-après, le recourt à ce type d’aménagement sur le littoral compris entre la jetée du Moulleau et la résidence Panoramic apparaît peu pertinent au regard du fonctionnement hydrosédimentaire de ce secteur et du retour d’expérience associé aux ouvrages existants. En effet, en l’absence de courant de dérive marqué, une grande partie des mouvements s’effectuent dans le profil et des ré-ensablements resteront nécessaires pour garantir les activités balnéaires sur ces plages. Aussi, il est préconisé de renforcer les suivi topographiques (2 fois par an en dehors des récolements post rechargement) pour optimiser les stratégies de echargement.

    CASAGEC : Didier RIHOUEY, Arnaud SALLABERRY

    2019
  • Modélisation de la dispersion des effluents rejetés par le Wharf de la Salie (RESUME)

    Cette étude s’inscrit dans la continuité des précédentes actions entreprises dans ce domaine par le SIBA en tentant d’y apporter plus de réalisme. Son objectif est de produire de nouveaux éléments tangibles permettant de statuer quant à l’incidence sur l’environnement et les usages, du rejet de La Salie. L’accent sera mis sur la situation actuelle mais des éléments et compléments seront également apportés sur les possibles effets de l’évolution de la bathymétrie depuis 8 ans et ceux d’un prolongement en mer de la conduite.

    Actimar, SAFEGE

    2018
  • Modélisation de la dispersion des effluents rejetés par le Wharf de la Salie (ANNEXE)

    Cette étude s’inscrit dans la continuité des précédentes actions entreprises dans ce domaine par le SIBA en tentant d’y apporter plus de réalisme. Son objectif est de produire de nouveaux éléments tangibles permettant de statuer quant à l’incidence sur l’environnement et les usages, du rejet de La Salie. L’accent sera mis sur la situation actuelle mais des éléments et compléments seront également apportés sur les possibles effets de l’évolution de la bathymétrie depuis 8 ans et ceux d’un prolongement en mer de la conduite.

    Actimar, SAFEGE

    2018
  • Modélisation de la dispersion des effluents rejetés par le Wharf de la Salie (RAPPORT)

    Cette étude s’inscrit dans la continuité des précédentes actions entreprises dans ce domaine par le SIBA en tentant d’y apporter plus de réalisme. Son objectif est de produire de nouveaux éléments tangibles permettant de statuer quant à l’incidence sur l’environnement et les usages, du rejet de La Salie. L’accent sera mis sur la situation actuelle mais des éléments et compléments seront également apportés sur les possibles effets de l’évolution de la bathymétrie depuis 8 ans et ceux d’un prolongement en mer de la conduite.

    Actimar, SAFEGE

    2018
  • Etude intégrée du Bassin d’Arcachon

    L'étude intégrée du Bassin d'Arcachon éclaire les grandes tendances de l'évolution naturelle et socio-économique  intervenant  dans  et  autour  du  bassin.  Elle  montre  que  la  bonne  qualité  des composantes de l'environnement local (eau, sédiment, matière vivante) a pu être maintenue en dépit  de  l'expansion  urbaine  et  industrielle,  au  prix  d'équipements  importants  en  matière d'assainissement. Mais la densité croissante d'occupation de l'espace côtier ainsi que l'intensification des activités tendent à fragiliser le système.

    Au cours de l’étude, l’évolution morphologique de la zone a pu être précisée :  

    •  la communication entre le Bassin et l’océan n’est pas menacée ; en revanche, des changements importants de la côte et des bancs de sable vont nécessiter,
    • dans le secteur des passes, une adaptation des sites d’exploitation (ostréiculture, loisirs, tourisme) ;
    • à l’intérieur du Bassin enfin, le réseau hydrographique va se simplifier par colmatage des chenaux secondaires, le nord du bassin continuant à se combler.  

    Ceci pose la question de l’entretien des espaces naturels et d’exploitation (parcs à huîres, plages).
    Une modélisation hydrodynamique a permis d’expliquer le fonctionnement du Bassin et de simuler l’effet des aménagements hydrauliques actuels, de manière à en vérifier la portée et les limites.

    Les  sujets  qui  ont  perturbé  la  profession  ostréicole,  tels  que  les  nuisances  provoquées  par  les peintures de bateaux à base d’étain (TBT) ou la prolifération d’algues vertes, due à l’agriculture intensive sur les bassins versants, ont montré la sensibilité du Bassin d’Arcachon à l’introduction de substances et d’espèces étrangères au milieu. Ces dangers justifient l’extrême vigilance des usagers et des habitants. D’où la nécessité, pour rendre supportable une inéluctable évolution, d’innover dans la gestion des activités du Bassin d’Arcachon.

    Reposant à la fois sur un bilan des connaissances et sur l’apport d’informations nouvelles, l’étude propose donc un certain nombre de mesures pratiques telles que :

    • des travaux d’entretien du milieu pour maintenir les mécanismes naturels,
    • l’adaptation des projets (ports, urbanisation) supportables pour le milieu,
    • des choix de développement pour le Bassin, effectués à l’échelon intercommunal,
    • la mise en place d’une cellule de suivi donnant les moyens d’une meilleure maîtrise de l’évolution de ce milieu particulièrement sensible.

    J-M. Bouchet, J-P Deltreil, F. Manaud, D. Maurer et G. Trut (Ifremer - Arcachon)

    Consultable et téléchargeable au lien suivant : https://archimer.ifremer.fr/doc/00081/19254/

     

    SIBA , Conseil Général de Gironde, Ifremer, IERSO, CREOCEAN, Université de Bordeaux 1, Cemagref, SSA, SABARC

    1997
  • Amélioration de l’hydraulique du Bassin d’Arcachon

    Dans le cadre du Contrat de Plan Etat-Région 2000-2006, la SOGREAH, pour le compte du SIBA, a été mandatée afin de réaliser  une étude visant à définir des actions de dragage des chenaux du «  Bassin interne » afin de répondre aux objectifs suivants :

    • favoriser les écoulements et le renouvellement des eaux ;
    • lutter contre la sédimentation ;
    • Améliorer les conditions de navigation.

     Un périmètre d’action a été défini pour ces premières opérations :

    • Zone 1 - Chenal de L’Ile,
    • Zone 2 – Chenal d’Arès,
    • Zone 3 – Banc de Jane Blanc,
    • Zone 4 – Chenal du Piquey,
    • Zone 5 – Extrémités Ouest et  Est du chenal du Courbey

    Chaque zone est décrite d’un point de vue de la bathymétrie, nature et qualité des sédiments, faune et flore benthiques. L’ensemble des travaux de dragage complétés des différents dépôts a été testé sur un modèle mathématique de courantologie pour évaluer les effets sur les écoulements et le renouvellement des eaux.

    Les travaux de dragage modifient la répartition des flux de marée entre le chenal du Piquey et le chenal d’Eyrac vers une meilleure alimentation du chenal de Piquey (+3 à 4%).  L’augmentation des flux de flot dans le chenal du Piquey permet une augmentation des flux de l’amont du chenal d’Arès et par conséquent, une meilleure alimentation du fond du bassin.

    La réalimentation du chenal de Piquey permet par ailleurs de favoriser les flux des chenaux de l’Ile et de la Girouasse.

    SOGREAH

    SIBA ; SOGREAH

    2002
    82
  • Surveillance des passes du Bassin d’Arcachon en 2004 par image satellite SPOT 5 – Evolution depuis 1947

    Cette étude a pour objet de mesurer, à partir d’images satellites SPOT 5, le déplacement des bancs de sable et d’établir l’hypsométrie SPOT des zones intertidales et subtidales des Passes en utilisant les sondages bathymétrique et les données satellites enregistrées au cours de l’été 2004.

    Les  points  de  sondage  bathymétrique  sont  superposés  sur  les  images  satellites.  Les  valeurs d’intensité lumineuse de chaque pixel de l’image sont alors corrélées avec les profondeurs mesurées.
    Des équations de calibration sont obtenues. Appliquées à l’ensemble de l’image, elles permettent d’obtenir une cartographie des zones intertidales, là où la vedette de sondage ne peut accéder. 

    L’analyse des images satellite entre 1999 et 2004 montre le déplacement progressif vers le sud des bancs et chenaux, à une vitesse d’autant plus grande que ces formes sableuses sont situées face aux houles océaniques. Ce déplacement vers le sud s’explique par le courant de dérive nord-sud induit par le déferlement des houles dominantes, légèrement obliques à la côte. La zone située entre la Pointe du Cap Ferret et le Pyla est occupée en majeur partie par le Banc de Bernet. La sortie de la Passe Sud s’élargit, d’où la possibilité d’une réactivation temporaire de celle-ci.

    La comparaison avec les photographies aériennes de 1947 à 1984 permet d’avoir une vue à moyen terme de l’évolution des Passes et de proposer une prévision à court terme. La passe Nord devrait poursuivre sa migration vers le sud, au détriment du Banc d’Arguin qui va aller en s’amenuisant.

    L’érosion  de  la  côte  sud  devrait  s’atténuer,  et  la  tendance  s’inverser  avec  une  pro-gradation  du littoral. La Passe Nord se confondra alors avec la Passe Sud qui devient active. La petite Passe située au nord du Banc du Toulinguet deviendra la future Passe Nord alors que le Banc du Toulinguet sera à l’origine de la formation d’un nouveau Banc d’Arguin.

    J-M Froidefond et P. Castaing (Université Bordeaux 1)

    SIBA, ADERA, CNRS, Université de Bordeaux 1

    2004
    79
  • Evolution du banc de Bernet de 1999 à 2003

    Cette analyse a été faite à partir de cinq images SPOT 5 (de juillet 1999 à août 2003).

    Il apparait que le banc en forme de chevron s’est déplacé vers le Sud-Est de 300 m environ, entre 1999 et 2003. Il a fermé le chenal traversier qui séparait cette partie Sud du Banc de Bernet de la Pointe Nord du Banc du Chien. On montre également le déplacement des autres bancs sableux avec notamment l’élargissement d’un lobe de jusant et sa migration vers le sud; et l’élargissement du petit chenal longeant la plage des Abatilles.

    J-M Froidefond et P. Castaing (Université Bordeaux 1)

    SIBA, ADERA, CNRS, Université de Bordeaux 1

    2004
    5
  • Surveillance des passes du Bassin d’Arcachon en 2009 par imagerie satellite SPOT-5

    Par  rapport  au  16  septembre  2008,  l’image  satellite du  24  juin  2009  montre  des  modifications
    morphologiques  importantes  qui  concernent  essentiellement  le  secteur  du  Banc  du  Toulinguet,  le secteur du Banc d’Arguin et la Passe Sud. 

    Entre  la  Pointe  du  Cap  Ferret  et  le  Banc  du  Toulinguet,  une  petite  passe  a  diminué  de  largeur  de façon relativement nette, alors qu’une autre plus au Nord semble s’individualiser. 

    Le  Banc  d’Arguin  est  stable,  excepté  sur  sa  partie  ouest  où  deux  bancs  se  sont  rapprochés  et  ont émergé. La pointe sud du Banc d’Arguin en face de la Plage du Petit Nice, s’est rapprochée de la côte créant un goulet d’étranglement et un renforcement des courants d’où une forte érosion de la plage du Petit Nice. Un ancien paléosol avec des souches de pins maritimes est maintenant visible en bas de plage.

    La largeur de la Passe Sud, au droit de la plage du Petit Nice, était de 520m en mai 2007, de 435m en septembre 2008  et  de  400m en  octobre 2009.  Sa  profondeur  a  augmenté  passant  de  20m  à 24m, mais sa section mouillée (section immergée transverse) a diminué passant de 8200m2 en juin 2007 à 6600m2 en juin 2009 (diminution de 20%). 

    La section mouillée de la Passe Nord entre le Banc du Toulinguet et le Banc d’Arguin est encore inférieure bien qu’elle aie augmentée passant de 4690m2 à 5750m2, (augmentation de 23%). A cet endroit, la largeur de la Passe Nord est passée de 460m à 570m. 

    Plus au Sud, la plage de La Salie Nord a progressé. La largeur de la plage de La Salie Sud a peu varié.

    Deux scénarios sont envisageables dans les années futures: 

    1. cette  évolution  pourrait  conduire  à  la  fermeture  de  la  Passe  Sud  avec  un  accolement  du  Banc d’Arguin à la plage du Pilat et du Petit Nice ;
    2. La  Passe  Sud  subsiste  malgré  un  rétrécissement  et  le  Banc  d’Arguin  s’allonge  en  diminuant  de largeur, puis disparait et les 2 Passes se réunissent pour en former une seule, comme en 1950.  

    Ce  sont  surtout  les  fortes  houles  qui  jouent  un  rôle  important  sur  cette  évolution  et  comme  leur intensité  et  leur  fréquence  sont  imprévisibles,  il  n’est  pas  possible  de  préciser  davantage  les changements à venir.

    J-M Froidefond, V. Lafon (Université de Bordeaux 1)

    SIBA – Conseil Régional Aquitaine – Conseil général de la Gironde - ADERA – CNRS – Université Bordeaux 1

    2009
    78
  • Etudes de modélisation courantologique et de rejet des effluents du Wharf de la Salie - Note de synthèse

    Le Syndicat Mixte du Bassin d’Arcachon a mis en place un vaste réseau d’assainissement des eaux usées issues des dix communes du Bassin d’Arcachon. Les effluents ainsi traités sont finalement rejeté en mer au niveau du wharf de la Salie.

    Or, les évolutions morphodynamiques fortes observées au niveau des passes d’entrée du bassin et des différents bancs et hauts-fonds possèdent une influence forte sur le comportement  hydrodynamique du Bassin d’Arcachon et aux abords du wharf. Le devenir des effluents rejetés par le wharf de La Salie est donc fortement contraint par les conditions hydrodynamiques extérieures, modifiées en permanence par les évolutions constantes des fonds sur ces secteurs.

    Afin de disposer d’éléments mis à jour concernant l’influence possible des rejets du wharf de La Salie sur la qualité des eaux marines, le SIBA a confié à SOGREAH différentes études de modélisation courantologique et de suivi des effluents rejetées de manière à connaître et suivre au cours du temps l’évolution de ces rejets.

    La liste des études recueillies et analysées dans le cadre de cette note de synthèse est la suivante :

    • Wharf de La Salie – Evolution des fonds (juin 1991),
    • Etude courantologique du rejet en mer par l’intermédiaire du wharf de La Salie des effluents traités industriels et urbains – Rapport (octobre 1991),
    • Etude courantologique du rejet en mer par l’intermédiaire du wharf de La Salie des effluents traités industriels et urbains – Note complémentaire sur l’allongement du wharf (octobre 1991),
    • Etude courantologique du rejet en mer par l’intermédiaire du wharf de La Salie des effluents traités industriels et urbains – Actualisation de l’étude de 1991 (novembre 1994),
    •  Modélisation numérique de la dispersion des rejets en mer du wharf de La Salie – Rapport (mai 2002),
    • Modélisation numérique de la dispersion des rejets en mer du wharf de La Salie sur la base des levés bathymétriques de 2004/2006 – Rapport (avril 2008),
    • Modélisation numérique de la dispersion des rejets en mer du wharf de La Salie sur la base des levés bathymétriques de 2004/2006 –Extension du wharf au large – Note technique (septembre 2008).

    Cette synthèse des différentes études, réalisées avec une vision actuelle de la problématique, permet de mettre en évidence le rôle joué par les différents paramètres et leurs évolutions au cours du temps sur le transport des effluents du wharf de La Salie. Cette historique des modélisations numériques révèle également les propriétés et les limites des simulations numériques. L'influence des traitements bactéricides mise en oeuvre au niveau des différentes stations d'épuration est par ailleurs visualisé.

    SOGREAH

    SIBA

    2010
    66
  • L’évolution morpho-bathymétrique des passes du Bassin d’Arcachon de 2000 à 2010 - Conséquences et enjeux

    Le milieu sableux que constitue le Bassin d’Arcachon, mis à disposition de forces éoliennes et hydrauliques aussi vigoureuses en font un milieu très sensible et en constante évolution surtout au niveau du secteur des passes.

    L’étude réalisée en Master 1 sur la gestion « dynamique » des sédiments sableux pour l’entretien des plages et des chenaux du Bassin d’Arcachon mettait en évidence la volonté et la capacité des différents acteurs prenant part à la gestion et à l’entretien du Domaine Public Maritime (DPM), d’accompagner l’action des processus naturels en substituant le couple dragage-remblaiement au couple érosion-sédimentation.

    Pour la présente étude réalisée dans le cadre du stage de Master 2 au Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon (SIBA), l’Etat, les collectivités locales et les riverains du DPM sont spectateurs des dynamiques agissant au niveau de l’embouchure du Bassin d’Arcachon et tentent de suivre et de comprendre ces évolutions et d’en gérer localement les conséquences.

    L’objectif principal du stage est de mettre à profit les relevés bathymétriques réalisés par la Subdivision Territoriale et Maritime du Bassin d’Arcachon (STMBA) et le SIBA pour étudier de manière précise les tendances évolutives des passes mais également des fosses de la bordure littorale orientale du Cap Ferret ainsi que les abords du wharf de la Salie, exutoire du réseau d’assainissement du Bassin d ‘Arcachon.

    A la vue des évolutions récentes des passes, les conséquences et les enjeux actuels et futurs, sont dégagés selon les différents secteurs en matière de politique de gestion et de validité des outils et des méthodes utilisés pour appréhender et gérer l'instabilité caractéristique de la zone.

    MANCIET Bruno

    SIBA - Université Bordeaux 3 - DDTM 33

    2010
    117