Huître

  • Evaluation de la qualité des zones de production conchylicole - Gironde

    Après un rappel des objectifs, du fonctionnement et de la méthode d’interprétation des résultats des réseaux de contrôle microbiologique (REMI) et de surveillance chimique (ROCCH), ce rapport inclut un bilan national et décrit le programme annuel du département de la Gironde. Il présente l’ensemble des résultats obtenus, en particulier l’estimation de la qualité microbiologique et chimique des zones de production de coquillages classées pour la période 2018-2020.La qualité a pu être estimée pour dix zones de production conchylicole. Selon les critères réglementaires pris en compte (articles 53, 54 et 55 du règlement d’exécution (UE) n°2019/627), dans le département de la Gironde, la qualité microbiologique est estimée en «A» pour cinq zones de production(coquillages non fouisseurs) et «B» pour quatre zones de production (deux pour des coquillages fouisseurs et deux pour des coquillages non fouisseurs). En ce qui concerne la zone «Cap Ferret», classée alternativement en «A» (toute l’année sauf juillet-août) et «B» (juillet-août), la qualité microbiologique est estimée «A» sur l’ensemble de l’année. L’étude des tendances ne met en évidence aucune tendance significative sur l’ensemble des points de suivi. L’année 2020 a été marquée par deux alertes microbiologiques de niveau 0 et six alertes de niveau 1.

    Direction océanographie et dynamique des écosystèmes Laboratoire Environnement Littoral et Ressources Aquacoles d’Arcachon METEIGNER Claire• PERRIERE-RUMEBE Myriam

    IFREMER

    2021
    58
  • IMPACT DES POLLUANTS ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE SUR LES CAPACITÉS DE REPRODUCTION ET LE DÉVELOPPEMENT EMBRYO LARVAIRE DE L’HUÎTRE CREUSE CRASSOSTREA GIGAS DANS LE BASSIN D’ARCACHON

    L'huître creuse du Pacifique constitue une part importante de la production aquacole mondiale, avec 555 913 tonnes produites en 2013. La France est le quatrième producteur mondial d'huîtres et Crassostrea gigas est la principale espèce cultivée dans le bassin d'Arcachon. Cependant, ces dernières années, des problèmes de recrutement et de captage des naissains de certaines cohortes d’huîtres sont survenus. L'augmentation de la fréquence de ces événements peut être révélatrice de changements dans la qualité du milieu. Dans ce contexte de crise, ces travaux se sont intéressés à l’impact de deux polluants, le cuivre et le S-métolachlore, majoritairement retrouvés dans les eaux du Bassin d’Arcachon sur le développement embryo-larvaire des larves D de l’huître creuse (24h post -fécondation). Dans un contexte de changement climatique, une approche multifactorielle a été adoptée afin d’étudier les effets combinés des polluants et de l’accroissement des températures ou des changements de salinité susceptibles d’altérer le développement et la survie des embryons et des larves en période estivale. Dans un premier temps, les effets embryo-toxiques d’une pollution par le cuivre ou le S-métolachlore couplés ou non à la salinité ou à différentes températures ont été étudiés sur des huîtres en provenance d’une écloserie. Pour cela le test embryo-larvaire a été utilisé, et ses limites d’application précisées. Dans un deuxième temps, les effets des polluants couplés ou non à des
    températures et salinités environnementales ont été analysés sur les embryons provenant d’huîtres sauvages ou cultivées prélevées directement dans le milieu en différents sites du Bassin d’Arcachon.
    Le pourcentage de malformations ainsi que l’expression différentielle de gènes cibles ont été déterminés chez les larves tandis que la bioaccumulation du cuivre et du S-métolachlore et le
    pourcentage d’occupation gonadique ont été analysés chez les géniteurs. Ces résultats ont ensuite été comparés afin de déterminer la capacité des huîtres d’écloserie à représenter un modèle alternatif aux huîtres autochtones. Dans l’objectif d’étudier les impacts liés au changement climatique, des conditions un peu plus extrêmes ont été testées, à savoir des températures supérieures de 26 °C, des salinités inférieures de 24 u.s.i et des concentrations en polluants supérieures aux conditions actuelles du bassin. La mise au point d’un logiciel d’analyse du comportement natatoire des larves D a également été réalisée. Nos résultats indiquent une bioaccumulation plus grande du Cu et S-métolachlore dans les huîtres cultivées par rapport aux huîtres sauvages. Par ailleurs cette étude indique clairement que les larves issues des huîtres autochtones (sauvages et cultivées) sont sensibles à des concentrations environnementales en cuivre et en S-métolachlore. Cependant, il a été montré que les gènes impliqués dans divers mécanismes de défense sont surexprimés, avec une plus grande capacité de défense des
    larves issues des huîtres sous l’influence des tributaires mais également des huîtres sauvages par rapport aux cultivées. En présence de concentrations environnementales de Cu comme de Smétolachlore, une augmentation des trajectoires erratiques circulaires a été constatée. De plus, les larves, bien que capables de se développer normalement dans une gamme de températures allant de 22 °C à 26 °C, sont sensibles à l’action combinées des hautes/basses températures et des polluants. De la même manière, elles sont sensibles aux effets combinés de la dessalure et de l’exposition aux polluants. Les huîtres d’écloserie se sont révélées être une bonne alternative à l’utilisation des huîtres autochtones. Finalement, au vu des prédictions concernant l’évolution du climat, nos résultats indiquent qu’il faut s’attendre à un accroissement des malformations larvaires et donc à une diminution du recrutement des naissains dans les années futures dans le Bassin d’Arcachon.

    Perrine GAMAIN, Rapport de Thèse - ÉCOLE DOCTORALE SCIENCES DU VIVANT, GÉOSCIENCES, SCIENCES DE
    L’ENVIRONNEMENT- Université de Bordeaux

    2016
    436
  • Qualité du Milieu Marin Littoral Bulletin de la surveillance 2019

    L’Ifremer coordonne, sur l’ensemble du littoral métropolitain, la mise en oeuvre des réseaux d’observation et de surveillance de la mer côtière. Ces outils de collecte de données sur l’état du milieu marin répondent à deux objectifs :

    • servir des besoins institutionnels en fournissant aux pouvoirs publics des informations répondant aux exigences de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE), de la directive Cadre sur la stratégie Milieu Marin (DCSMM), des conventions des mers régionales (OSPAR et Barcelone) et de la réglementation sanitaire relative à la salubrité des coquillages de production conchylicoles ou de pêche ;
    • acquérir des séries de données nourrissant les programmes de recherche visant à mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes côtiers et à identifier les facteurs à l’origine des changements observés dans ces écosystèmes.

    Le dispositif comprend : le réseau d’observation et de surveillance du phytoplancton et de l’hydrologie dans les eaux littorales (REPHY), le réseau de surveillance des phycotoxines dans les organismes marins (REPHYTOX), le réseau d’observation de la contamination chimique (ROCCH), le réseau de contrôle microbiologique (REMI) et les réseaux de surveillance benthique pour la DCE (DCE Benthos).

    Le SIBA accompagne l'IFREMER pour renforcer l'acquisition de données sur le Bassin d'Arcachon, financièrement dans le cadre d'ARCHYD, et techniquement, via le réseau REMPAR.

    IFREMER

    Océanographie et Dynamique des Écosystèmes

    Unité Littoral Laboratoire Environnement Ressources d’Arcachon

    SIBA

    2020
    164
  • Nettoyage des parcs ostréicoles du Banc de la Matelle : étude d’impact après travaux (t0)

    Moins d’un mois après les travaux de nettoyage du banc de la Matelle, le constat est le suivant :

    • L’herbier à Zostera marina de 0,8 ha, à la pointe occidentale du banc a été détruit, malgré nos recommandations de le préserver. La disparition de cet habitat a entraîné logiquement la disparition des espèces inféodées (hippocampes, seiches, …). Aucune restauration n’est observée. Des crépidules éparses sont observées à la place. La faune des sédiments (=faune endogée) est en phase de recolonisation.
    • La zone nettoyée et ensablée est déjà colonisée par une faune opportuniste d’invertébrés. Aucun herbier à Zostera noltii n’a repoussé. L’herbier non impacté de la partie orientale du banc est toujours aussi clairsemé et abrite des peuplements non caractéristiques. Cette dernière remarque laisse penser que la zone de biocompensation (suite à la destruction d’herbiers sur le site de la Dispute) ne doit pas forcément être recherchée sur la Matelle.

    X. de MONTAUDOUIN, M. COTTET, P. LEBLEU, Laboratoire d’Océanographie Biologique, Station Marine d’Arcachon, Université Bordeaux 1

    Observatoire Aquitain des Sciences de l'Univers

    SIBA

    2005
    34
  • Nettoyage des parcs ostréicoles du Banc de la Matelle : étude d’impact après travaux (2010 = t+5 ans)

    Plus de 5 ans après les travaux de nettoyage du banc de la Matelle, le constat est le suivant :

    • L’herbier à Zostera marina de 0,8 ha, à la pointe occidentale du banc et qui avait été détruit malgré nos recommandations de préservation, ne s’est pas re-développé. Les quelques pieds de zostères observés en 2006 n’ont pas été retrouvés. Les fonds ont changé avec un développement de moules et de crépidules. Cette hétérogénéité de substrat a stimulé les effectifs et la diversité de mégafaune. La présence de crépidules est cependant préoccupante, leur biomasse représentant aujourd’hui presque 80% de la biomasse totale de cette mégafaune.
    • La zone nettoyée et ensablée est colonisée par une faune opportuniste d’invertébrés (et par un recrutement en 2010 d’un bivalve qui disparaîtra sans doute rapidement). Aucun herbier à Zostera noltii n’a repoussé. L’herbier non directement impacté par les travaux de la partie orientale du banc, disparu en 2008, n’a pas repoussé. Cette dernière remarque confirme le sentiment exprimé lors des précédents rapports qui laissait penser que la zone de biocompensation (suite à la destruction d’herbiers sur le site de la Dispute) ne doit pas être recherchée sur la Matelle.
    • Au vu des résultats de ces études menées entre 2002 et 2010, de la disparition quasi irréversible dans un proche avenir de l’herbier à Zostera marina (pointe occidentale), de la stabilité de la structure benthique des sédiments intertidaux (sans observation de pousse d’un herbier à Zostera noltii qui par ailleurs est en régression générale dans toute cette région), nous recommandons l’arrêt du suivi scientifique de cette zone (banc de la Matelle).

    UMR EPOC- Station Marine d’Arcachon, Université Bordeaux 1- X. de MONTAUDOUIN, C. BINIAS, B. VEBRET, N. LAVESQUE

    2011
    43
  • Eradication des massifs d’huîtres sauvages – Bassin d’Arcachon

    Le  nettoyage  du  Domaine  Public  Maritime  non  concédé  du  Bassin  d’Arcachon  présente  plusieurs intérêts :

    • la lutte contre la prolifération des huîtres sauvages diminuera la compétition trophique avec les huîtres cultivées et supprimera des collecteurs naturels (récifs) de naissain ;
    • l’enlèvement des rochers d’huîtres améliorera la courantologie du Bassin ;
    • la suppression des récifs améliorera la sécurité pour la navigation dans les chenaux internes ;
    • le nettoyage valorisera l’image du Bassin d’Arcachon.

    Il  a  été  décidé  une  évaluation  préalable  de  la  quantité  des  déchets  à  traiter  selon  la  méthode suivante :

    • utilisation de photographies aériennes et du cadastre conchylicole ;
    • introduction  des  données  dans  le  SIG  des  Affaires  Maritimes  pour évaluer  la  surface  à nettoyer ;
    • campagnes de terrain pour renseigner la qualité des parcelles identifiées ;
    • estimation  des  volumes  à  enlever  à  partir  de  la  cartographie,  en s’appuyant  sur  trois expériences de nettoyage déjà menées.

    L’étude présente les résultats de cette évaluation avec un atlas cartographique des parcelles (Qualité des parcs et nature des déchets). Une estimation de plus de 400 000 m3  de parcs sales non concédés est faite.

    F. Coeffard (IMA Arcachon, Observatoire AGLIA), H. Debort et J-M Germain (Affaires maritimes Arcachon)

    SIBA; Direction des affaires maritimes de la Gironde; IMA; SRC, CG 33; Ifremer Arcachon; Service maritime et de navigation de la Gironde

    1999
    75
  • Etude de la reproduction des huîtres creuses dans le Bassin d’Arcachon

    Le Bassin d’Arcachon est un milieu particulièrement propice à la reproduction de l’huître creuse japonaise Crassostrea gigas, introduite en France en 1970. On estime que 60 à 70 % des huîtres creuses  commercialisées  en  France  sont  natives  du  Bassin  d’Arcachon,  la  vente  de  naissain constituant 25 % du chiffre d’affaires annuel de l’ostréiculture arcachonnaise.

    C’est la raison pour laquelle, à la suite du très fort déficit de captage de l’année 1998, une étude a été  entreprise  afin  de  déterminer  si  cet  événement  s’inscrivait,  ou  non,  dans  les  fluctuations "naturelles" du captage. Pour ce faire, il fallait recenser les facteurs responsables de la variabilité du recrutement larvaire et étudier leur impact sur les différentes étapes de la reproduction.

    Les résultats de cette étude sont basés sur l’analyse de séries historiques de données (1985 à 2003) et sur l’acquisition de données nouvelles durant 5 saisons de reproduction qui se sont avérées très contrastées quant à l’intensité du recrutement (1999 à 2003).

    Ce travail a permis d’aboutir aux conclusions suivantes :

    • l’intensité du captage est fonction, tout d’abord, de la survie des larves au cours de leur développement et, en second lieu, de l’abondance des larves "petites" formées à l’issue des pontes principales ;  
    • le nombre de larves "petites" d’un été dépend de l’effort de reproduction des géniteurs, qui est lui-même conditionné par la richesse phytoplanctonique du milieu entre la fin de l’hiver et le printemps précédant les pontes ;
    • la survie des cohortes dépend de la température de l’eau dans laquelle elles se développent à la fois directement (en accélérant leur croissance) et indirectement (en influant sur la quantité de nourriture disponible pour ces larves) : l’abondance des cellules phytoplanctoniques de 4 à 20 µm (nanoplancton), qui semblent constituer la source majeure de nourriture des larves, est en effet liée positivement à la température.

    Il n’a pas été possible de mettre en évidence une influence des autres facteurs étudiés (conditions de dispersion des larves, salinité, zooplancton prédateur ou compétiteur des larves d’huîtres et maladie) sur la survie des cohortes.

    Les concentrations des principales molécules organiques et inorganiques susceptibles d’avoir un effet sur le captage (provenant du bassin versant et des peintures antisalissure) ont été établies, les teneurs estivales étant assez variables selon les années étudiées. Dans les conditions observées entre 1999 et 2003, cette contamination n’est pas apparue suffisante pour agir directement sur la survie des larves d’huîtres. Par contre au cours de l’été 2000, les teneurs en herbicides, un peu plus élevées que les autres années, ont pu influer négativement sur l’abondance de la nourriture disponible (nanoplancton).

    Les résultats du captage des mauvaises saisons 1998 et 2002, aussi bien que ceux de la très bonne saison 2003, sont bien expliqués par les valeurs des paramètres explicatifs "chlorophylle printanière" et surtout "température pendant le développement des cohortes" au cours de ces années. En revanche, la relativement faible survie de l’unique cohorte de l’été 2000 (captage moyen), qui s’explique mal par la température estivale, semble due à un déficit de nourriture pour les larves peut-être lié à des concentrations en herbicides dans les eaux du Bassin un peu plus élevées que les autres étés.

    I. Auby et D. Maurer (Ifremer Arcachon)

    Station Ifremer Arcachon; Observatoire Océanologique de Banyuls
    Université Bordeaux I; CEMAGREF Lyon; SIBA; Région aquitaine; CG 33

    2004
    203
  • Commission Locale d’Information et de Surveillance (CLIS)

    Vous trouverez, ci joint au format PDF, le document présenté par le SIBA lors de la Commission locale d’information et de surveillance de la qualité des eaux du Bassin d’Arcachon qui s’est réunie le 25 septembre 2008 au Lycée de la Mer à GUJAN MESTRAS.

    Pour plus d’informations : Sabine JEANDENAND, Directrice générale des services du SIBA

    SIBA

    2008
    24
  • Commission Locale d’Information et de Surveillance (CLIS) sur la Qualité des Eaux du Bassin d’Arcachon

    Vous trouverez, ci-joint au format PDF, le document présenté par le SIBA lors de la CLIS sur la qualité des eaux du Bassin s’est tenue le 15 octobre 2010 au Lycée de la Mer à Gujan-Mestras.

    SIBA

    clis_2010.pdf  (14.82 Mo)
    2010
    155
  • Les outils de gouvernance, de gestion et de planification sur le Bassin d‟Arcachon. Quelles implications pour les professionnels de la pêche et de la conchyliculture ?

    Le Bassin d’Arcachon se situe en Aquitaine, sur la façade atlantique française. C’est une lagune ouverte sur l’océan, d’environ 150 km² à marée haute, et 40 km² à marée basse.

    Sur ce territoire travaillent des pêcheurs et des conchyliculteurs. Ce territoire dispose également de plusieurs outils de gestion, gouvernance et planification, parmi lesquels on trouve :

    • Natura 2000 en mer
    • Parc naturel marin
    • Sites du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres
    • Réserves naturelles nationales
    • Schéma d’aménagement et de gestion des eaux
    • Schéma de mise en valeur de la mer
    • Schéma de cohérence territoriale

    Face aux réflexions actuelles sur un projet de parc naturel marin sur le Bassin, les professionnels de la pêche et de la conchyliculture (Comité Local des Pêches Maritimes et des Elevages Marins d’Arcachon, Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins d’Aquitaine, Comité Régional de la Conchyliculture Arcachon-Aquitaine) ont souhaité mieux comprendre le rôle de chacun de ces outils, comment ils pouvaient interagir entre eux, et avec les activités des professionnels de la mer. Ils ont demandé à ce que ce travail soit réalisé dans le cadre du projet MAIA, et fasse l’objet d’un rapport synthétique et pratique.

    Ce rapport présente donc les principales caractéristiques de chacun de ces outils (objectifs, situation sur le bassin d’Arcachon, fonctionnement, pouvoirs juridiques…), ainsi que leurs potentielles incidences (atouts et contraintes) sur la pêche et la conchyliculture. Enfin, lorsque cela est possible, est présentée une analyse de l’articulation de ces outils.

    Alice Khayati (AGLIA-MAIA)

    Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins d'Aquitaine (CRPMEM), Association du Grand Littoral Atlantique (AGLIA)

    2011
    67
  • Etude de la fécondité de l’huître creuse dans le bassin d’Arcachon en 2013 en lien avec la qualité de l’eau (FéLiBa)

    De 2009 à 2011, le captage à Arcachon fut particulièrement mauvais. Des pontes tardives associées à de faibles quantités de larves “petites” indiquaient un problème probablement au niveau de la maturation ou de la ponte. Le programme FéLiBA consiste en un zoom, pour l’année 2013, sur la Fécondité des huîtres creuses en Lien avec la qualité de l’eau du Bassin d’Arcachon. Ce programme s’est traduit par différentes actions de terrain. Tout d’abord, la maturation des huîtres issues du captage d’Arcachon ou de Marennes-Oléron a été suivie à Arcachon (site du Tès) et comparée avec celle de la Rade de Brest (pointe du Château) au cours de l’année 2013. Puis, un bilan de la maturation des huîtres sauvages d’Arcachon a été établi fin juin 2013. La ponte a également été surveillée dans le bassin d’Arcachon à l’aide d’un observatoire participatif impliquant les professionnels. Enfin, des simulations de dispersion larvaire ont été réalisées de manière à évaluer les contributions potentielles des différents bancs au captage, en fonction de leur localisation géographique. Les comparaisons de différents lots de captage montrent que le captage du bassin d’Arcachon réagit de la même manière que celui de Marennes-Oléron, c’est à dire qu’il présente une croissance et une maturation faible à Arcachon mais forte en Rade de Brest. Ce contraste important met en avant les différences de disponibilité, voire de qualité, de la nourriture entre les deux sites mais réfute l’hypothèse d’une incapacité des huîtres originaires d’Arcachon à présenter de bonnes performances de croissance. L’étude spatiale de la maturation des huîtres sauvages en 2013 permet d’établir que les huîtres sauvages ont maturé normalement et ne présentent pas d’infections visibles par des parasites. Les données de 2011, obtenues plus précocement dans l’année, présentent des taux élevés d’huîtres non fécondes mais ne permettent pas de conclure sur la maturation au terme de l’été. Un gradient zones internes - zones océaniques apparaît également sur les réserves, l’infestation par le Polydora et l’indice de condition. Ce gradient suit une ligne sud-est nord-ouest lorsque l’indice de condition est corrigé de l’altitude et du temps de renouvellement local. Un gradient similaire est retrouvé dans la taille maximale des huîtres. La ponte 2013 reste tardive, avec, comme en 2012, une première ponte partielle fin juillet et une ponte totale à la mi-août. Certaines huîtres n’avaient toutefois pas pondu début septembre dans le sud-est du bassin d’Arcachon lors de ces deux années. Les résultats des simulations de la dispersion larvaire pointent l’importance des zones internes du Bassin et particulièrement de la zone du sud-est pour leur contribution au captage. L’année 2013 s’est révélée une bonne année pour le captage à Arcachon. Les expérimentations entreprises cette année permettent donc difficilement de statuer sur l’origine des années de mauvais captage. Il apparaît cependant que les observations de retard de ponte, de mauvaise croissance et de faibles indices de condition convergent vers la zone du sud-est du Bassin. Ces éléments pourrait être expliqués facilement par un contaminant ou, plus difficilement, par une modification de la ressource trophique. Le phénomène semble cependant marquer le pas pour l’année 2013, qui retrouve de fortes concentrations de larves petites et un captage plus important à l’est. Une surveillance minimale de la zone du sud-est du bassin d’Arcachon est suggérée pour avoir des informations.

    Ismaël Bernard, CRC-AA Gwenaël Allain, Armeria Isabelle Auby, Ifremer Martin Plus, Ifremer Tugdual Drean, SIBA Sonia Gasmi, Université Bordeaux I Valérie David, Université Bordeaux I Stéphane Pouvreau, Ifremer Danièle Maurer, Ifremer

    CRCAA, SIBA, Ifremer, Région Aquitaine, FEP, DDTM, Université de Bordeaux, AAMP

    2014
    60