Assainissement

  • Rapport d’étude sur les tensioactifs

    Appelés également « agents de surface » ou « surfactants » en anglais (pour surface active agents), les tensioactifs sont des substances d’origine naturelle ou synthétique, solubles dans l'eau.
    Tous les tensioactifs naturels ou de synthèse ont la propriété commune de posséder un squelette asymétrique présentant deux groupes d’atomes liés de façon covalente : l’un hydrophile, à tête polaire affine avec l’eau, l'autre hydrocarboné, compatible avec les corps gras, et donc lipophile. Cette structure induit une interaction différentielle des deux extrémités avec le solvant et donc une tendance à former des micelles (Knepper et Berna, 2003). Les tensioactifs modifient ainsi la tension superficielle du liquide dans lequel ils sont introduits, permettant à certains produits naturellement non miscibles tels que l’eau et l’huile de se mélanger. Cette propriété leur confère des usages extrêmement variés en tant qu’émulsifiant ou agent moussant par exemple.

    Compte-tenu de la présence des tensioactifs rapportés dans la littérature scientifique, le SIBA a initié, à partir de 2016, un suivi des tensioactifs sur son réseau d’assainissement des eaux usées afin, d’une part, d’en caractériser l’empreinte et de la mettre en regard avec celle que l’on pouvait retrouver au niveau national, et, d’autre part, d’apporter des éléments de compréhension en cas d’évènement de moussage.
    Ces suivis ont été réalisés dans le cadre du Pôle de recherche Eloa.

     

    Hugues Bijoux, Jean-Philippe Besse, Sabine Jeandenand (SIBA)

    Perrine GAMAIN (ELOA)

    Pôle de recherche SIBA/ELOA

    2020
    48
  • PROJET REMPAR 2014-2019 : Présence et devenir de micropolluants d’intérêt dans le réseau d’assainissement du Bassin d’Arcachon

    Entre 2015 et 2018, plusieurs campagnes d’analyses ont été réalisées dans le système d’assainissement collectif du Bassin d’Arcachon afin de cartographier l’empreinte en micropolluants organiques (pesticides, médicaments humains, hormones, conservateurs, filtres-UV), métalliques et organométalliques.

    Globalement, pour les micropolluants organiques, l’empreinte en entrée et sortie des stations d’épuration ainsi que leur rendement d‘élimination est cohérent avec ce que l’on retrouve au niveau national. Pour les pesticides, si l’empreinte dans les eaux usées brutes et traitées est dominée par le glyphosate et l’AMPA, ceci ne se retrouve pas au niveau de l’intra-Bassin, dont l’empreinte est dominée par les métabolites du S-métolachlore. Globalement, l’élimination des diverses classes de pesticides est faible à nulle dans les STEP. Enfin, depuis 2008, on note une évolution pour certains pesticides (augmentation des teneurs en diuron et terbutryne notamment), en lien avec des changements d’usage correspondants aux évolutions de la réglementation (passage d’un usage agricole à un usage biocide dans les produits de construction). Les filtres-UV sont présents en entrée et sortie de STEP ; leur élimination est variable. Le profil dans les eaux usées diffère de celui des plages du Bassin avec moins d’octocrylène mais la présence d’’oxybenzone (utilisé majoritairement dans les cosmétiques). L’empreinte en pharmaceutiques et leurs rendements d’élimination sont cohérents avec ce qui est retrouvé au niveau national. Les concentrations en pharmaceutiques sont globalement stables depuis 2008 à l’exception de quelques molécules. Enfin, l’élimination des conservateurs et des hormones recherchés est presque totale dans les STEP.

    Pour les éléments traces métalliques (ETM), les suivis rapportent des teneurs plus élevées en plusieurs éléments, notamment Al, dans les eaux brutes du Sud Bassin (STEP de La Teste de Buch) par rapport à celles du Nord-Bassin (STEP de Biganos). Pour l’Al, ceci devrait être lié à la présence en amont du réseau d’une usine de potabilisation utilisant Al comme coagulant et rejetant les boues de lavage de ses filtres dans le réseau public d’assainissement. Cependant, les rendements d’élimination des STEP sont cohérents avec ce qui est retrouvé dans le projet Amperes et les teneurs en ETM en sortie des STEP sont cohérentes avec les résultats de ce projet. Le rejet de l’industrie papetière Smurfit kappa (SKCP) présente un profil spécifique vis-à-vis des rejets urbains, notamment en Al, Mn, Ti, V, Cr, Mo, Pb et Cd. Pour Al, il s’agit possiblement d’un transfert de cet élément depuis la rivière Lacanau, prise d’eau principale de SKCP, les teneurs en Al étant naturellement élevées dans le territoire. Le rejet final au Wharf (exutoire unique des eaux usées traitées du Bassin d’Arcachon à l’océan) reste influencé par les rejets de SKCP pour plusieurs ETM  (Al, Ti, V et Cr). Avant rejet à l’océan, les teneurs en ETM sont à des niveaux proches des normes de qualité environnementales (NQE) et des concentrations prédites sans effet (PNEC) pour le milieu marin. Après rejet au Wharf, la modélisation de la dispersion des rejets suggère que pour les ETM, les teneurs après dilution sont très inférieures aux NQE et aux PNEC pour le milieu marin.

    Enfin, les oganoétains qui étaient détectés en 2011 en différents points du réseau ne le sont plus en 2017 et 2018 dans la phase dissoute. Des différences de LQ entre les différentes périodes d’analyses ne permettent pas de conclure avec certitude pour la phase particulaire.

    L’observation de certaines différences entre les eaux brutes arrivant aux STEP de La Teste et de Biganos va faire l’objet d’études complémentaires afin d’en connaître les raisons.

    Jean-Philippe BESSE, Stéphane VRIGNON, Sabine JEANDENAND (SIBA), Laura MOURET, Nathalie TAPIE, Thomas CORRALES, Karyn LE MENACH, Patrick PARDON, Hélène BUDZINSKI (UMR 5805 EPOC-LPTC), Jean Dumont (UT2A)

    Agence de l'eau Adour Garonne, Agence Française pour la biodiversité (AFB/OFB), Ministère de la transition écologique et solidaire

    2019
    92
  • Modélisation de la dispersion des effluents rejetés par le Wharf de la Salie (RESUME)

    Cette étude s’inscrit dans la continuité des précédentes actions entreprises dans ce domaine par le SIBA en tentant d’y apporter plus de réalisme. Son objectif est de produire de nouveaux éléments tangibles permettant de statuer quant à l’incidence sur l’environnement et les usages, du rejet de La Salie. L’accent sera mis sur la situation actuelle mais des éléments et compléments seront également apportés sur les possibles effets de l’évolution de la bathymétrie depuis 8 ans et ceux d’un prolongement en mer de la conduite.

    Actimar, SAFEGE

    2018
  • Modélisation de la dispersion des effluents rejetés par le Wharf de la Salie (ANNEXE)

    Cette étude s’inscrit dans la continuité des précédentes actions entreprises dans ce domaine par le SIBA en tentant d’y apporter plus de réalisme. Son objectif est de produire de nouveaux éléments tangibles permettant de statuer quant à l’incidence sur l’environnement et les usages, du rejet de La Salie. L’accent sera mis sur la situation actuelle mais des éléments et compléments seront également apportés sur les possibles effets de l’évolution de la bathymétrie depuis 8 ans et ceux d’un prolongement en mer de la conduite.

    Actimar, SAFEGE

    2018
  • Modélisation de la dispersion des effluents rejetés par le Wharf de la Salie (RAPPORT)

    Cette étude s’inscrit dans la continuité des précédentes actions entreprises dans ce domaine par le SIBA en tentant d’y apporter plus de réalisme. Son objectif est de produire de nouveaux éléments tangibles permettant de statuer quant à l’incidence sur l’environnement et les usages, du rejet de La Salie. L’accent sera mis sur la situation actuelle mais des éléments et compléments seront également apportés sur les possibles effets de l’évolution de la bathymétrie depuis 8 ans et ceux d’un prolongement en mer de la conduite.

    Actimar, SAFEGE

    2018
  • Etude du lien entre la DCO et le COT dans le réseau d’assainissement du Bassin d’Arcachon

    Actuellement, l’évaluation des performances des Stations de Traitement des Eaux Usées (STEU) est basée sur le dosage de la matière organique oxydable par voie biologique (DBO5) et chimique (DCO), ainsi que sur le dosage des nutriments azotés et phosphorés.

    Afin d’anticiper un potentiel changement dans la règlementation européenne, le SIBA a mesuré le COT en parallèle de la DCO en entrée et en sortie des différentes STEU de son territoire (Biganos, la Teste de Buch et Cazaux, de mai 2016 à septembre 2017). Les variations de ces paramètres et de leur rapport (DCO/COT) ont été étudiées en fonction du site, du type d’effluent (brut ou traité), de la saison et un éventuel effet de la pluviométrie a été testé. La ZI et les effluents traités de SKCP ont également été analysés dans le cadre de cette étude sur une période plus récente (ZI : octobre 2016 à février 2018 ; SKCP : février 2017 à mars 2018).

    Ce document a été produit dans le cadre du pôle recherche, copiloté par le SIBA et le délégataire du service public de l’assainissement collectif ELOA, dont l’objectif principal constitue l’acquisition de connaissances et l’amélioration de son expertise en matière d’assainissement.

    Pôle de recherche SIBA/ELOA - H. BROUQUE, H. BIJOUX et P. GAMAIN

    Rapport et synthèse  (8.04 Mo)
    2018
  • Commission Locale d’Information et de Surveillance (CLIS)

    Vous trouverez, ci joint au format PDF, le document présenté par le SIBA lors de la Commission locale d’information et de surveillance de la qualité des eaux du Bassin d’Arcachon qui s’est réunie le 25 septembre 2008 au Lycée de la Mer à GUJAN MESTRAS.

    Pour plus d’informations : Sabine JEANDENAND, Directrice générale des services du SIBA

    SIBA

    2008
    24
  • Comparaison des peuplements benthiques autour de l’émissaire du Wharf, plage de la Salie, entre 1979 et 2009

    L’objectif de cette étude était de voir si la présence du Wharf, émissaire d’eaux traitées de la plage de la Salie (33), était susceptible d’affecter la structure des peuplements benthiques du site. La faune benthique est effectivement considérée comme un bon indicateur de perturbation des milieux marins côtiers.  
     
    En 2009, une trentaine de stations a été échantillonnée autour du Wharf et comparée avec des données de 1979 (19 stations) sur une zone géographique commune. Les peuplements ont été caractérisés par  l’abondance  et  la  biomasse  des  organismes  benthiques  ainsi  que  par  différents  indices  de biodiversité. La qualité écologique du milieu a été évaluée à partir d’indices élaborés en accord avec la Directive Cadre sur l’Eau.
     
    Entre  ces  deux  dates,  le  fait  marquant  est  le  changement  net  de  granulométrie  allant  vers  des sédiments plus grossiers en 2009 qu’en 1979. Le facteur structurant dominant est l’hydrodynamisme très puissant qui déplace constamment les bancs et hauts-fonds de cette zone.
     
    En 1979, deux bandes sédimentaires se dessinaient longitudinalement à la côte. Sur le premier km, les sables étaient moyens avec une richesse spécifique stationnelle inférieure à 10 espèces. Plus au large,  en  dehors  du  déferlement,  succédaient  des  sables  fins  avec  une  richesse  spécifique stationnelle  >20.  La  zone entière  présentait  des  abondances  et  biomasses  de  834  ind./m²  et  1,4 gPSSC/m², respectivement. La richesse totale était de 87 espèces.  
     
    En 2009, l’ensemble de la zone consistait en des sables moyens. Il s’en est suivi une chute logique de l’abondance  (144  ind./m²),  de  la  biomasse  (0,8  gPSSC/m²)  et  de  la  richesse  spécifique  totale  (34 espèces).  Les  caractéristiques  hydrosédimentaires  de  la  zone  exercent  une  forte  influence  sur  la structure du peuplement et expliquent sa qualification en très bon état de santé d’après l’indice AMBI.  
     
    Dans ce contexte, la structure des peuplements benthiques ne paraît pas perturbée par l’émissaire, même au niveau le plus proche (quelques dizaines de mètres).

    X. de Montaudouin, G. Bernard, H. Blanchet, N. Lavesque et M. Cornet (Université de Bordeaux 1)

    Université de Bordeaux 1, Agence de l’Eau Adour-Garonne, SIBA

    2009
    30
  • Etudes de modélisation courantologique et de rejet des effluents du Wharf de la Salie - Note de synthèse

    Le Syndicat Mixte du Bassin d’Arcachon a mis en place un vaste réseau d’assainissement des eaux usées issues des dix communes du Bassin d’Arcachon. Les effluents ainsi traités sont finalement rejeté en mer au niveau du wharf de la Salie.

    Or, les évolutions morphodynamiques fortes observées au niveau des passes d’entrée du bassin et des différents bancs et hauts-fonds possèdent une influence forte sur le comportement  hydrodynamique du Bassin d’Arcachon et aux abords du wharf. Le devenir des effluents rejetés par le wharf de La Salie est donc fortement contraint par les conditions hydrodynamiques extérieures, modifiées en permanence par les évolutions constantes des fonds sur ces secteurs.

    Afin de disposer d’éléments mis à jour concernant l’influence possible des rejets du wharf de La Salie sur la qualité des eaux marines, le SIBA a confié à SOGREAH différentes études de modélisation courantologique et de suivi des effluents rejetées de manière à connaître et suivre au cours du temps l’évolution de ces rejets.

    La liste des études recueillies et analysées dans le cadre de cette note de synthèse est la suivante :

    • Wharf de La Salie – Evolution des fonds (juin 1991),
    • Etude courantologique du rejet en mer par l’intermédiaire du wharf de La Salie des effluents traités industriels et urbains – Rapport (octobre 1991),
    • Etude courantologique du rejet en mer par l’intermédiaire du wharf de La Salie des effluents traités industriels et urbains – Note complémentaire sur l’allongement du wharf (octobre 1991),
    • Etude courantologique du rejet en mer par l’intermédiaire du wharf de La Salie des effluents traités industriels et urbains – Actualisation de l’étude de 1991 (novembre 1994),
    •  Modélisation numérique de la dispersion des rejets en mer du wharf de La Salie – Rapport (mai 2002),
    • Modélisation numérique de la dispersion des rejets en mer du wharf de La Salie sur la base des levés bathymétriques de 2004/2006 – Rapport (avril 2008),
    • Modélisation numérique de la dispersion des rejets en mer du wharf de La Salie sur la base des levés bathymétriques de 2004/2006 –Extension du wharf au large – Note technique (septembre 2008).

    Cette synthèse des différentes études, réalisées avec une vision actuelle de la problématique, permet de mettre en évidence le rôle joué par les différents paramètres et leurs évolutions au cours du temps sur le transport des effluents du wharf de La Salie. Cette historique des modélisations numériques révèle également les propriétés et les limites des simulations numériques. L'influence des traitements bactéricides mise en oeuvre au niveau des différentes stations d'épuration est par ailleurs visualisé.

    SOGREAH

    SIBA

    2010
    66
  • Infiltration des effluents traités du bassin d’Arcachon dans le massif dunaire – Étude de préfaisabilité

    Depuis 1968, le SIBA œuvre sur la réalisation d’un réseau d’assainissement des eaux usées basé sur le non rejet des effluents traités des stations d’épuration dans le Bassin d’Arcachon.

    Actuellement, le système d’assainissement des eaux usées repose sur le ceinturage complet du Bassin d’Arcachon par l’existence de deux collecteurs principaux prolongés par un émissaire (Wharf de la Salie) permettant de rejeter en mer les eaux usées traitées provenant des stations d’épuration urbaines et industrielle à raison d’environ 60 000 m3 par jour.

    Afin de trouver une alternative aux rejets en mer, le SIBA a lancé une étude de préfaisabilité sur la mise en œuvre d’un système d’infiltration de ces effluents traités dans le massif dunaire. Compte tenu des volumes et des enjeux techniques et environnementaux, l’étude préliminaire de cette solution nécessite une approche détaillée quant aux aspects foncier, règlementaire et technique.

    L’étude de préfaisabilité a pour objectifs d’acquérir les éléments de réponse aux différents aspects du projet et de permettre au SIBA de disposer des éléments de réflexion pour envisager une suite éventuelle à cette solution.

    Le secteur d’étude se situe à proximité de la conduite de refoulement entre le poste de  refoulement de la Teste de Buch et le Wharf de la Salie.

    Différentes techniques peuvent être envisagées en fonction des caractéristiques du rejet (débit, qualité) et des contraintes du site d’infiltration. Au vu des premiers éléments, une technique d’infiltration par bassins ou par bassins à drains rayonnants, serait à privilégier,  du fait des contraintes et des incertitudes existantes sur les techniques d’infiltration par drain ou par aspersion.

    Du fait des conditions hydrogéologiques du secteur et de la hauteur dessaturée disponible, il paraît impossible d’infiltrer la totalité de l’effluent dans le massif dunaire. Un débit maximal de 20 000 m3/jour, pourrait être envisagé. La surface nécessaire pour les installations d’infiltration serait alors estimée à un peu plus de 2,5 ha.

    Plusieurs sites sont envisageables compte tenus des différentes contraintes hydrogéologiques, environnementales et réglementaires. Des études plus approfondies seront nécessaires pour déterminer si les sites proposés sont effectivement éligibles pour le projet.

    Une estimation financière est présentée.

    SAFEGE - Ingénieurs Conseils

    SIBA

    2010
    96
  • Commission Locale d’Information et de Surveillance (CLIS) sur la Qualité des Eaux du Bassin d’Arcachon

    Vous trouverez, ci-joint au format PDF, le document présenté par le SIBA lors de la CLIS sur la qualité des eaux du Bassin s’est tenue le 15 octobre 2010 au Lycée de la Mer à Gujan-Mestras.

    SIBA

    clis_2010.pdf  (14.82 Mo)
    2010
    155
  • Etude de la variabilité des effluents du Wharf de la Salie et suivi dans le milieu. Caractérisation de la concentration en contaminants organiques et métalliques

    Le  Wharf  de  La  Salie  rejette  en  moyenne  60  000  m3  d’eaux  épurées  par  jour  qui  se  diffusent immédiatement  dans  l’océan  à  800  mètres  au  large  de  la  côte.  Ces  eaux  bien  que  traitées  et conformes  aux  normes  en  vigueur,  contiennent  un  grand  nombre  de  substances.  Une  question récurrente est ainsi posée : quel est l’impact du Wharf de la Salie sur les zones de conchyliculture d’Arguin et du Bassin d’Arcachon ?
     
    Une  première  étude  a  eu  lieu  en  2008  permettant    de  caractériser  les  niveaux  de  contaminants organiques et métalliques de l’effluent du Wharf de la Salie, et de définir des traceurs moléculaires spécifiques  représentatifs  de  cet  effluent  (substances  pharmaceutiques,  alkylphénols,  métaux…).  
    Cette  première  phase  a  posé  les  bases  de  la  connaissance  chimique  de  l’effluent  et  permet  donc d’envisager  l’étude  de  son  devenir  dans  le  milieu  récepteur  à  travers  le  suivi  des  traceurs moléculaires.  
     
    Une deuxième phase d’étude a donc été mise en place pour  tester  l’utilisation d’échantillonneurs passifs  pour  le  suivi  de  l’impact  du  rejet  du  Wharf  de  la  Salie  sur  les  zones  de  production conchylicoles et en particulier sur le Banc d’Arguin.  
     
    Il  apparait  que  les  traceurs  définis  en  particulier  les  substances  pharmaceutiques  sont  de  bons traceurs moléculaires de l’effluent du Wharf dans le milieu récepteur. Ces traceurs sont présents en quantités significatives dans l’effluent et ils sont correctement accumulés dans les échantillonneurs passifs sélectionnés.

    Concernant la question de l’impact du Wharf de la Salie sur les zones de production conchylicoles, le suivi des traceurs moléculaires dans le milieu récepteur par les échantillonneurs passifs n’a pas pu mettre en évidence l’influence du rejet du Wharf de la Salie sur les zones de production conchylicoles au  niveau  d’Arguin.  En  effet  l’effluent  du  Wharf  de  la  Salie  semble  très  fortement  dilué  dès  son arrivée dans le milieu récepteur, les échantillonneurs passifs placés au pied du Wharf n’ont capté que de faibles quantités de traceurs. Les traceurs moléculaires n’ont donc pas été accumulés de façon significative par les échantillonneurs passifs posés au niveau du Banc d’Arguin.
     
    On ne peut donc pas conclure que le rejet du Wharf impacte les sites de production ostréicole situés sur  le Banc Arguin en terme chimique sur la durée de l’étude.

    H. Budzinski, N. Tapie, J.L. Gonzalez, K. Le Ménach et T. Geny (Université de Bordeaux 1)

    Université de Bordeaux 1, Agence de l’Eau Adour-Garonne, SIBA, Smurfit Kappa

    2010
    25