PROJET REMPAR 2014-2019 : Efficacité et intérêt d’un pilote de bioréacteur à membrane couplé au charbon actif pour le traitement des effluents d’un hôpital généraliste

Dans cette partie du projet REMPAR, un bioréacteur pilote, à l’échelle semi industrielle, a été mis en service sur le réseau des effluents du Pôle de Santé de La Teste de Buch. Il traite environ 500l d’eau par jour sur les 74,4m3 produits par le Pole. Une première campagne expérimentale a consisté à analyser le comportement de ce procédé dans des conditions opératoires spécifiques auparavant éprouvées sur le site hospitalier de Purpan à Toulouse. Un traitement d’affinage par adsorption sur Charbon actif a été dimensionné et expérimenté lors d’une seconde campagne. Les résultats se déclinent d’une part en termes de performances hydrauliques, d’autre part en termes de performance d’élimination de molécules traceurs et de persistance ou diminution d’effets écotoxicologues (pour cette seconde partie, se référer au livrable 3 de REMPAR).

Il est ainsi démontré que dans les conditions opératoires fixées (temps de séjour hydraulique (35h) et âge de boues élevé (40j), flux de filtration nominal faible (3LMH)), il est possible de conduire un BaM dans des conditions économiquement acceptables, sans rétrolavage ni lavage chimique, seul un rinçage à l‘eau chaude est effectué 2 fois par mois. L’eau produite respecte les normes de rejets en terme de macropollution, avec des teneurs de faible amplitude de variation. Ainsi, elle a pu alimenter sans autre forme de traitement une colonne de charbon actif pour l’affinage des micropolluants. Du point de vue de l’élimination des micropolluants, seuls quelques micropolluants persistants ont été suivis, il s’agit de ceux qui conservent leur caractère persistant après traitement par le bioréacteur à membrane seul. Néanmoins, la qualité de l’eau traitée permet d’envisager, avec des facilités, le post-traitement par charbon actif qui présente une efficacité remarquable d’élimination de ces molécules persistantes. Les bioessais viennent confirmer la pertinence de ce couplage BaM/Charbon Actif pour l’élimination d’effets biologiques. L’évaluation technico économique pointe des pistes d’amélioration en lien avec l’échelle de l’installation.

Claire ALBASI (Directrice de Recherche, LGC, UMR 5503 INPT-CNRS-UPS), Delphine LACHASSAGNE (LGC, UMR 5503 INPT-CNRS-UPS)

Agence de l’eau Adour Garonne, Agence française pour la biodiversité (AFB/OFB), Ministère de la transition écologique et solidaire

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