Biocide

  • Biogéochimie et enregistrement des composés organostanniques dans les sédiments du Bassin d’Arcachon

    Le TBT,  composé  ubiquiste  de  l'environnement marin,  est  interdit  en tant  que  biocide  dans  les peintures anti-salissures depuis 1982. Bien que les apports aient cessé, le TBT persiste dans le milieu, principalement au niveau des sédiments portuaires. Ces travaux de thèse ont été mis en place pour évaluer la contamination des sédiments du Bassin d'Arcachon par les composés organostanniques.

    Dans la première partie, les cycles biogéochimiques des métaux et des composés organométalliques sont  présentés  ainsi  que les  interactions  existantes  entre  les  contaminants et  les  sédiments.  La réglementation nationale et internationale relative aux organoétains est détaillée. La problématique des dragages est présentée sous l’aspect technique et réglementaire.

    La seconde partie présente la technique d’analyse et les protocoles utilisés. L'analyse de carottes sédimentaires a permis d'obtenir un enregistrement biogéochimique de la contamination ainsi que les profils de concentrations des organoétains dans la colonne sédimentaire. De plus, la mesure du Plomb 210 a permis d'évaluer le taux de sédimentation dans certaines zones portuaires.

    La troisième partie de ce manuscrit présente les résultats obtenus au cours de ces travaux. Elle montre que les zones intertidales et subtidales de l’intra Bassin comprenant les parcs à huîtres, les chenaux secondaires et les herbiers à zostères sont exempts de toute pollution par les composés organostanniques. Les zones portuaires sont donc les seules zones du Bassin à être polluées par ces composés avec des niveaux de pollution plus ou moins élevés selon les zones portuaires considérées.

    En effet, en fonction de la spécificité des ports, du nombre de navires, de leur situation géographique et de leur passé historique en terme de dragage notamment, le taux de pollution varie. Les ports de plaisance ont, d’une manière générale, un niveau de pollution plus élevé que les ports ostréicoles.

    Enfin,  si  l’on  compare  les  valeurs  de  concentrations  enregistrées  dans  les  sédiments  du  Bassin d’Arcachon avec des concentrations enregistrées dans d’autres milieux, il apparaît que les sédiments du Bassin d’Arcachon sont dans l’ensemble d’une bonne qualité à l’exception des ports d’Arcachon et de Fontainevieille dont la contamination en organoétain est avérée.

    C. Benoit (Thèse - Université de Bordeaux 1)

    SIBA - Université Bordeaux 1 – Université de Pau

    2005
    197
  • REPAR : REseau Pesticides Bassin d'Arcachon Action 2 : Quantification de la présence. Résultats des analyses chimiques sur prélèvements ponctuels 2010

    La connaissance des niveaux de pesticides dans le bassin d’Arcachon (et plus particulièrement dans l’intrabassin) reste parcellaire. Des études spécifiques ont permis de mettre en évidence la présence d’un certain nombre de molécules phytosanitaires, principalement des herbicides et des molécules «anti-salissures». Ces études limitées dans le temps ont montré l’importance d’une fréquence d’échantillonnage élevée afin de pouvoir suivre l’évolution de la contamination des phytosanitaires dans le temps et la nécessité de réactualiser en permanence la liste des molécules suivies.

    Le Réseau Pesticides du Bassin d’Arcachon (REPAR), au travers de l’action 2 se propose donc de suivre de façon spécifique et régulière au cours de l’année une liste de molécules phytosanitaires remises régulièrement à jour en fonction de l’évolution des usages.

    Les résultats présentés dans ce rapport sont les données obtenues sur la première année de suivi du réseau REPAR. Dans ce cadre, une centaine de molécules correspondant aux usages identifiés sur le Bassin d’Arcachon et son bassin versant ont été suivies.

    Les concentrations observées dans l’intrabassin sont globalement plus faibles que celles retrouvées dans les tributaires. La Leyre a été identifiée comme étant le vecteur majoritaire d’apport de pesticides vers le Bassin d’Arcachon, elle apporte en moyenne 835 g.j-1 de pesticides, soit plus de 90% des pesticides introduits dans le Bassin.

    Cette première année de suivi a également permis de mettre en évidence les variations des profils de contamination des pesticides au cours des saisons. Un premier pic de concentration est observé durant la période printanière, essentiellement due à l’usage agricole du métolachlore. Un deuxième pic de concentration en période hivernale est également observé. Ce pic pourrait être du au relargage de métolachlore de la nappe phréatique vers les tributaires et le Bassin d’Arcachon.

    Les pesticides les plus présents dans les tributaires et l’intrabassin étant le métolachlore et ses métabolites, l’agriculture peut être identifiée comme la source principale de pesticides dans le Bassin d’Arcachon. La deuxième source clairement identifiée de pesticides dans le bassin d’Arcachon est une source interne au Bassin, le nautisme. Il contribue via les peintures antisalissures à l’apport de molécules telles que l’irgarol, le diuron, le DSMT... La présence de molécules telles que l’imidaclopride laisse également suspecter une source domestique de pesticides.

    L’approche chimique doit donc être couplée à une approche écotoxicologique afin de pouvoir conclure sur l’impact toxique potentiel des pesticides. En effet la concentration d’une molécule dans l’environnement ne peut pas directement corréler à un effet toxique.

    H. Budzinski; N. Tapie et A. Belles (Université de Bordeaux 1 - UMR EPOC - LPTC)

    Université de Bordeaux 1, SIBA, Agence de l'Eau Adour-Garonne

    2011
    15
  • Régression des herbiers de zostères dans le Bassin d’Arcachon : état des lieux et recherche des causes

    Alors qu’ils avaient jusque là présenté une grande stabilité, à l’inverse de nombreux sites côtiers mondiaux, les herbiers de zostères (Zostera noltii et Zostera marina) du Bassin d’Arcachon ont connu une forte régression depuis les années 2000.

    Différentes causes ont été invoquées pour expliquer ce phénomène : anomalies climatologiques, maladie, sur-pâturage par les oiseaux herbivores, contamination par les herbicides, destruction mécanique par la pêche à pied. Une étude pluridisciplinaire a été mise en place pour étudier l’effet possible de ces différents facteurs, en mettant en perspective l’historique des herbiers et l’évolution temporelle de ces paramètres.

    Après un chapitre traitant de l’évolution récente (2007-2010) de ces herbiers dans le Bassin d’Arcachon, les résultats relatifs aux différentes hypothèses sont présentés. Ces résultats permettent d’écarter certains facteurs présumés explicatifs et d’en retenir d’autres en les hiérarchisant. Enfin, ces travaux débouchent sur la nécessité d’entreprendre des travaux complémentaires, notamment dans le domaine de l’écotoxicologie, et de la lumière parvenant aux herbiers.

    Auby Isabelle, Bost Charles-André, Budzinski Helene, Dalloyau Sebastien, Desternes Amandine, Belles Angel, Trut Gilles, Plus Martin, Pere Caroline, Couzi Laurent, Feigne Claude, Steinmetz Julien

    Ifremer, CNRS, Univ Bordeaux 1, Fédération Départementale des Chasseurs de Gironde, Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne, Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), Conseil Général 33, Conseil Régional 33, SIBA

    2011
    195