La démoustication

0
1

La lutte contre les moustiques est une mission de service public encadrée par la législation et relevant de la compétence des départements avec un financement bi-partite pour les communes concernées. Un arrêté Préfectoral annuel désigne l’opérateur public habilité, l’EID (Etablissement Public Interdépartemental pour la Démoustication du littoral Atlantique) et détermine la zone de lutte contre les moustiques et les modalités d’opération (voir espaces de téléchargement).

Le SIBA participe aux dépenses de démoustication à hauteur de 200 000 €. Le Service d’hygiène et de santé est en contact permanent avec les techniciens de l’EID.

Quels sont les modes de traitement ?

Conformément à l’arrêté préfectoral : « les traitements sont adaptés aux observations de terrain. Les opérations de démoustication anti-larvaires sont réalisées par voie terrestre, de façon manuelle ou par utilisation d’engins mécaniques type 4/4 ou quads ».

Le produit utilisé figure également dans cet arrêté, il s’agit du Vectobac WG (nom commercial), la matière active est le BTI, il s’agit d’un larvicide d’origine biologique utilisé en milieu naturel qui agit par ingestion uniquement. Les doses utilisées par l’EID varient de 0.4 à 1 kg/ha.

La mobilisation de la population est essentielle

Les autorités publiques ne peuvent, en effet, lutter seules. Chacun, en modifiant son comportement et en adoptant des gestes simples et peu contraignants, peut participer à la lutte contre la prolifération des moustiques.

En particulier, il est très important de supprimer les eaux stagnantes qui permettent la reproduction du moustique, à l’intérieur et surtout autour de son domicile. Pour cela, il est important d’enlever les soucoupes des pots de fleurs ou les remplir de sable, de changer l’eau des vases plusieurs fois par semaine, de vérifier le bon écoulement des gouttières, de mettre à l’abri de la pluie ou supprimer les pneus usagés et tout autre objet pouvant se remplir d’eau, etc. Ces gestes sont indispensables pour limiter la prolifération des moustiques, sources de nuisances et de maladies (voir la plaquette du SIBA dans la zone de téléchargement).

Par ailleurs, les personnes se rendant dans des zones où circulent les virus du chikungunya et de la dengue, comme actuellement dans les Antilles françaises et la Guyane doivent se protéger des piqûres de moustiques sur place, mais également à leur retour si elles résident dans les départements où le moustique est implanté.

L’objectif est de prévenir l’introduction et la transmission de ces maladies en métropole.

Le moustique tigre (Aedes albopictus) : quels risques ?

Le moustique tigre est un petit moustique noir rayé et blanc, originaire d’Asie du Sud-est. S’il peut être vecteur potentiel de maladie (dengue et chikungunya) outre-mer et en zones tropicales, le risque épidémique en zones tempérées est très réduit.

Sa présence est surveillée attentivement, mais il n’a pas encore été décelé sur notre territoire.

Vous pensez avoir observé un moustique tigre ? Envoyez une photo par le formulaire «contact» sur le site www.eidatlantique.eu ou utilisez l’application iMoustique.

0

Informations

Vous avez une question relative aux moustiques ?

Le Service d’hygiène et de santé du SIBA est l’interlocuteur privilégié de l’EID. Pour toute question, vous pouvez contacter ce service au 05 57 52 74 74 ou appeler directement l’EID www.eidatlantique.eu - 05 46 88 12 34.