Loin des clichés de carte postale, l’ostréiculture continue de marquer l’identité du Bassin d’Arcachon
L’huître du Bassin doit tout à Napoléon III qui en raffolait et fit créer en 1860 les premiers parcs impériaux de France. C’est le début de l’histoire moderne de l’huître Arcachon Cap Ferret.
L’huître est ici chez elle : une évidence que l’on retrouve au fil des petits ports du Bassin, de La Teste au Cap Ferret, qui ont su rester vrais et pleins de charme. Car le Bassin a tout pour lui et pour l’huître : une température idéale, entre 22 et 24° l’été, une salinité parfaite avec les apports en eau douce de la Leyre et de faibles profondeurs qui permettent à la lumière de favoriser la production de phytoplancton.
Et pourtant, les ostréiculteurs du Bassin, comme leurs confrères français et européens, traversent depuis 4 ans des difficultés : la mortalité qui affecte les naissains, les jeunes huîtres âgées de moins d’un an. Or, le Bassin est la première écloserie naturelle d’Europe. Les scientifiques de l’Ifremer cherchent actuellement à identifier les huîtres les plus résistantes, de manière à ce qu’elles transmettent leur immunité à leur descendance. Il va donc falloir patienter encore quelques années, pendant lesquelles l’huître va se faire rare et précieuse. Mais c’est à ce prix seulement que l’huître du Bassin, comme les autres, pourra traverser cet épisode, comme les autres de son histoire.
Pour le moment bien plus qu’une tradition, la dégustation de l'huître de Noël ARCACHON-CAP FERRET reste une véritable expérience, un moment d’exception à savourer, rare, délicieux et délicat…
Comité Régional de Conchyliculture Arcachon-Aquitaine,
Tél. : 05.57.73.08.43.
www.huitres-arcachon-capferret.com
En chiffres :
. 315 entreprises
. 711 hectares de parcs dont 672 classés en zone A de salubrité
. 8 à 10 000 tonnes d’huîtres chaque année
. 910 emplois







