share
Version imprimableSend by emailversion PDF

Current Size: 100%

Le réseau REMPAR pour acquérir de l'expertise sur les micropolluants

Fort de l’expérience réussie de REPAR (Réseau de suivi des Pesticides), le SIBA rassemble aujourd’hui professionnels, scientifiques et acteurs autour de la problématique des micropolluants.

En effet, les micropolluants marquent tous les usages et tous les milieux : présents dans les rejets d’eaux usées mais aussi dans les eaux pluviales et le milieu naturel.

  • Une recherche de plusieurs familles de micropolluants (métaux, médicaments, filtres anti-UV…) sera réalisée sur le réseau d’eaux usées, le Bassin et ses affluents, afin de traquer les sources de ces polluants et d’envisager les méthodes de traitements ou les modifications de comportement adéquats.
  • Une action spécifique sera engagée sur les rejets hospitaliers. Cette action - souhaitée dès le projet du Pôle de Santé d’Arcachon, via la création d’un poste de pompage dédié permettant d’acheminer, sans mélange, les eaux usées jusqu’à la station d’épuration de La Teste de Buch - permettra de connaître la qualité du rejet, d’en apprécier la toxicité, et de pouvoir évaluer l’efficacité et l’intérêt d’un traitement complémentaire de ce rejet.
  • Concernant les eaux pluviales, le SIBA mène, depuis plus de 30 ans, une politique d’infiltration des eaux à la parcelle et plus récemment, il met en œuvre des bassins d’infiltration avant rejet au Bassin. Les gains quantitatifs qui constituent une diminution des volumes rejetés sont bien connus mais l’aspect qualitatif nécessite un approfondissement des connaissances notamment concernant les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) et les métaux.
  • Cette action aura pour but de surveiller, d’enregistrer et de quantifier les flux de micropolluants interceptés, infiltrés et rejetés au Bassin pour déterminer l’efficacité du traitement mais aussi pour améliorer le process.

La convention-cadre, votée par les élus du SIBA le 9 décembre dernier, cimente les fondements de ce REseau des MicroPolluants du bassin d’ARcachon, dit « REMPAR », et établit les liens entre les partenaires :

  • IFREMER : propose son expertise sur les HAP notamment dans les huîtres ;
  • EPOC (Université de Bordeaux) : quantifiera les micropolluants et déploiera les outils nécessaires pour apprécier leur ecotoxicité ;
  • LGC (Laboratoire de Génie Chimique de Toulouse) : mettra en œuvre le pilote de traitement (bioréacteur à membranes) sur les effluents du Pôle de Santé ;
  • Irstea Bordeaux : réalisera des enquêtes sur les pratiques de consommation de certains micropolluants (médicaments…) pour connaître les freins et les leviers d’actions possibles de réduction à la source
  • Agence de l’eau Adour Garonne : accompagnera l’ensemble des actions ;
  • Pôle de Santé : apportera son expertise sur les molécules employées (médicaments et produits de nettoyage) et les quantités utilisées ;
  • Smurfit Kappa : partagera la liste des molécules rejetées et des process ;
  • éloa : partagera sa connaissance du réseau d’assainissement et des process de traitement à la source ;

Le projet REMPAR est lauréat de l’appel à projet national du Ministère de l'Ecologie, de l'Agence de l’Eau et de l'ONEMA.