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Rôle des herbiers de zostères sur la dynamique sédimentaire du Bassin d’Arcachon.

Auteur :
Partenaires : IFREMER, SIBA, Université de Bordeaux 1
Nombre de pages :

 

NOUVEAU: la thèse co-financée par le SIBA sur le sujet a été soutenue avec succès en décembre 2011.

Le rapport final sera disponible au printemps 2012.

 

 

 

 

La  dynamique  de  l’écosystème  du  bassin  d’Arcachon  est  une  préoccupation  constante  des  acteurs locaux  et des scientifiques, du fait de  la  diversité d’usages de  la  lagune, à la fois en terme d’activité conchylicole et halieutique, d’habitat naturel diversifié pour de nombreuses espèces aquatiques, et de zone touristique.  
 
Les usagers du bassin ont notamment récemment relayé plusieurs questions concrètes relatives aux évolutions de l’écosystème, comme l’envasement des chenaux d’accès aux ports de fond de bassin et la  réduction  rapide  de  la  surface  des  herbiers  à  zostères  qui  recouvraient  dans  les  années  1980 70km2  soit les ¾ des zones intertidales.  
Fin  2007,  sous  l’impulsion  des  collectivités  locales,  un  groupe  de  réflexion  piloté  par  l’Ifremer  et rassemblant  l’ensemble  des  acteurs  scientifiques  et  différents  intervenants  locaux  s’est  forrmé  pour proposer  un  projet  d’étude  sur  les  causes  et  les  conséquences  de  la  disparition  des  herbiers  sur l’écosystème du bassin d’Arcachon.  
 
Or,  la  présence  d’herbiers  de  phanérogames  dans  l’écosystème  est  intimement  liée  à  la  dynamique sédimentaire,  non  seulement  parce  que  le  fond  sédimentaire  constitue  le  substrat  sur  lequel  se développent  les  zostères,  mais  aussi  parce  que  la  turbidité  liée  à  l’érosion  des  estrans  influe  sur  la production  primaire.  Des  études  sur  différents  sites  dont  la  lagune  de  Venise,  sujette  à  une problématique identique au bassin d’Arcachon, ont démontré l’influence de la présence d’herbiers sur la dynamique sédimentaire. Elle se traduit par :
- une stabilisation des sédiments,
- la modification de l’écoulement de l’eau près du fond et donc de l’hydrodynamique,
-  un  piégeage  des  particules  en  suspension,  favorisant  les  processus  de  floculation  et  les  flux  de dépôt.