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Identification des sources de contamination fécale (projet IDFEC)

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Partenaires : Conseil Régional Aquitaine, SIBA, Agence de l'Eau Adour-Garonne, Université de Bordeaux 1
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Le  Bassin  d’Arcachon,  lagune  semi  fermée,  est  un  écosystème  qui  subit  une  pression  anthropique  croissante.
De façon emblématique, il constitue  en  parallèle  un  site  majeur  de  production  ostréicole.  D’autres  coquillages  sont  également exploités dans le Bassin comme les palourdes, les coques et les moules. Dans ce contexte, la qualité microbiologique de ses eaux constitue un enjeu majeur qui recouvre à la fois la santé des usagers des plages, la sécurité de l’activité conchylicole et le développement touristique.
 
Le  réseau  REMI  (Réseau  de  Contrôle  Microbiologique  des  Coquillages)  d’IFREMER  comporte  de nombreuses stations de suivi sur le Bassin.  
La  plupart  de  ces  points  présente  une  contamination  bactérienne  stable  ou  en  diminution  depuis  10 ans, à l’exception de points situés dans  l’angle sud-est du  Bassin et d’un  point  situé  à côté du  Pyla, présentant quelques épisodes ponctuels de contamination.  
Par ailleurs, d’après les données du SIBA, qui effectue, pour le compte de l'ARS (ex-DDASSS) depuis 1997, un suivi de la qualité des eaux de baignade sur 24 sites, les plages du bassin sont classées en catégorie A (rarement en catégorie B) depuis plus de 10 ans.  
 
Ces  différents  résultats  indiquent  donc  que  même  si  la  qualité  microbiologique  globale  du  Bassin d’Arcachon  est  satisfaisante,  quelques  épisodes  ponctuels  (dans  le  temps  et  l’espace)  de contamination  microbiologique  existent.  Or  vouloir  maintenir  (voire  améliorer)  le  bon  état  écologique d’un système aquatique nécessite de caractériser  les sources potentielles de dégradation de la qualité du milieu.
 
Grâce  à  la  politique  mise  en  place  par  le  SIBA    depuis  plus  de  30  ans,  centrée  sur  l’objectif  « zéro rejet  dans  le  Bassin »,  les  eaux  usées  ne  représentent  plus  une  source  de  contamination microbiologique (99% de raccordement, un émissaire à l’océan).  
Les sources diffuses de pollution restent plus difficiles à localiser et à contrôler.  
Dans  le  Bassin  d’Arcachon,  ces  sources  potentielles  de  contaminations  fécales  sont  nombreuses  et variées. Plusieurs hypothèses peuvent être avancées :  

  • les eaux pluviales,
  • les  nombreux  affluents  qui  se  déversent  dans  le  Bassin  dont  les  principaux  sont  l’Eyre  et  le Canal du Porge,
  • les fèces d’oiseaux présents en grand nombre sur le Bassin notamment en hiver.
  • la fréquentation touristique notamment dans les zones de baignade et de nautisme,
  • d’éventuels apports diffus liés aux activités agricoles dans les bassins versants.

 
Par  ailleurs,  des  études  récentes  démontrent  également  que  les  bactéries  fécales  rejetées  dans  le milieu aquatique sont capables de s’implanter dans cet environnement et d’y survivre mais également de s’y multiplier : processus de naturalisation. Ainsi, le sédiment peut être identifié comme habitat secondaire potentiel. Sous l’effet de facteurs physiques (marées, courants, etc.), ces bactéries naturalisées peuvent être ensuite remises en suspension dans la colonne d’eau.